‹ Rome souterraine (volume 2)Chapitre 96 sur 247 · Voir page · texte numérisé non relu

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CIMETIERE DE CALEISTF.

avait découvert aucune dans les cimetières souterrains, semble indiquer que l'Eglise primitive avait désigné un emplacement spécial pour y enterrer en commun ses plus hauts dignitaires , et la vénération dont fut entourée de tout temps la principale chapelle du cimetière de Calliste, les décorations successives dont elle fut revêtue, et enfin les témoignages du Liber pontijicalis et de tous les anciens documents, ne permettent pas de chercher ailleurs la sépulture commune des papes du iiT siècle. Avant cette époque, nous l'avons vu, les évèques de Rome furent tous enterrés (à l'exception d'un petit nombre, dont l'inhumation en un •autre lieu s'explique historiquement) « près du corps du bienheureux Pierre sur le Vatican ^ », de même que les évèques d'Alexandrie avaient leur chapelle funéraire près du corps de saint Marc. Les églises apostoliques étaient très-jalouses de posséder au milieu d'elles les tombes de leurs évèques; c'était le moyen d'établir leur généalogie, et de remonter, d'anneau en anneau, vers la source apostolique d'où elles avaient reçu la doctrine et la hiérarchie. (( Montrez -nous, s'écrie Tertullien, s'adressant aux hérétiques, montrez -nous les origines de vos églises, déroulez devant nous la succession de vos évèques, conduiseznous par une suite non interrompue vers l apôtre ou le disciple des apôtres qui a fondé votre siège épiscopal : c'est ainsi que les vraies églises apostoliques établissent leur origine, et sont en état de rendre leurs comptes, » hoc enim modo ecclesiœ apostolicœ census suos deferiint-. Polycrate, évêque d'Ephèse, écrivant à saint Victor, énumère avec soin les tombeaux, en différentes villes d'x4sie, de plusieurs évèques, « grands piliers de l'Eglise, » dont il allègue en sa faveur le témoignage ^ Caïus, disputant à la fin du

1. V. le Liher fond fi colis y à la fin delà vie de chaque pape. Un ancien itinéraire s'exprime ainsi: Petrus in parte occidentali civitatis juxta viam Corneliam ad miliarium primum in corpore requiescit, et pontificalis ordo excepto numéro pauco in eodem loco in tumbis propriis requiescit.

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