Advcrs, Védent.j II, in fine. De Biiptismo
même monument, comme dans la figure 14, page 269, où la réunion de Tancre cruciforme, de la brebis et de la colombe sur la pierre tombale de Faustinianus semble proclamer un chrétien racheté par la croix du Sauveur, ayant mis en elle toute son espérance, et, délié enfin des chaînes mortelles, venant de s'envoler vers les rivages désirés de la paix. La réunion de plusieurs symboles n est nulle part plus remarquable que sur une cornaline gravée
du II* siècle, que nous publions plus loin, {fis- ^9f P* 300), d'après le Dictionnaire des antiquités chrétiennes de M. Fabbé Martigny. Nous empruntons au même ouvrage un petit sceau chrétien * dans lequel Tappel Fig. 17.— Sceau avec (jg Tâmc par TÉpoux divin est à i>eu près
l'image de la colombe. r i r •^ • j
formule comme au Cantique des cantiques: Surge^ columba mea^ et veni : on y lit , à Tentour d'une colombe, cette touchante légende : Veni si amas.
Le symbole était quelquefois gravé après que la pierre tombale avait été fixée dans Touverture du loculus^ témoin
Fig. x8. — Épitaphe tirée d'une très-ancienne partie du cimetière de Priscille '.
la figure ci-jointe où la colombe fut peut-être ajoutée pour corriger la maladresse du fossor, qui avait posé le marbre la tête en bas.
1. L'image de la colombe, mais sans inscription, se retrouve sur deux anneaux découverts à Herculanum . et un autre à Pompéi. Peutêtre sont-ils chrétiens. — Bullettino di arch. crist,, 1870, p. 62, note i, et tav. IV, n°* i, 3, 5.
2. Sur cette pierre et sur celle publiée page 280, fig. 20, voir Bul^ lettino di arch, crLst,^ 1864, p. 9 et sq.
Le symbole de la colombe, qui se rencontre dans les plus anciennes parties des catacombes, témoin la fresque ci-jointe, peinte dans un cubiculum de la crypte de Lucine,
Fig. 19. — Fresque d*un ancien cubiculum de la crypte de Lucine.
demeura longtemps en usage avec ses diverses signitications. Au IV*, au v", au vi*" siècle, la colombe est un des symboles les plus fréquemment représentés sur les marbres romains et dans les mosaïques des églises italiennes : du temps de saint Paulin de Noies*, les dou:^ apôtres étaient quelquefois figurés par douze colombes posées sur la croix ou rangées en couronne au-dessus d'elle. Sur les marbres funéraires de la Gaule, la colombe se voit gravée jusqu'au VII* siècle*. Les enluminures d'un manuscrit espagnol du XII* siècle, conservé au British Muséum, nous montrent dés oiseaux fuyant à tire-d'aile à travers l'azur céleste, et près d'eux est écrite cette légende, empruntée à l'Apocalypse* : animœ interfectorum^ « les âmes de ceux qui péri-