Pro Cluentioj
vivum sub terrant iturum^). Il est naturel que^ pour quiconque a parcouru d'un regard superficiel tous ces passages d'auteurs païens et chrétiens, une certaine confusion s'établisse entre Tidée d'un arénaire et celle d'une catacombe. Une critique exacte suffit à la dissiper. Avant toute discussion, un fait considérable est acquis; les neuf textes indiqués plus haut sont les seuls où il soit question de chrétiens enterrés dans les arénaires. Voilà donc mis en dehors de toute confusion, de toute fausse assimilation, les cimetières situés sur les voies Ostiensis, Portuensis, Aurélia, Cornelia, Triumphalis, Flaminia, Salaria Vêtus, Nomentana, Praenesrina. C'est là une première élimination. Nous sommes endroit d'en proposer une seconde. Des neuf textes cités, cinq emploient le mot arenaria ou arenariunij quatre se servent de l'expression crypta arenaria. Or cette dernière expression, on va le voir, n'implique nullement une carrière de sable, mais simplement une excavation faite dans un tuf sablonneux. Ainsi, les travaux exécutés récemment pour restaurer la basilique de Saint-Laurent/i/ori le mura^ bâtie par Constantin sur la voie Tiburtine, ont montré que le tuf environnant, — celui dans lequel est creusée la catacombe de Saint-Cyriaque, qualifiée arenaria crypta^ — est composé d'une matière toute différente de la pouzzolane : il est analogue à ce qu'on appelle à Rome cappellaccio^ et entièrement impropre à la construction. On en peut dire autant de celui dans lequel est construit le cimetière de Domitille. Le cimetière de Tertullinus n'a pas encore été exploré : quant au sépulcre des saints Marcus et Marcelhanus, le P. Marchi fait observer avec raison qu'il n'est point dit que ces martyrs aient été enterrés in cryptis arenaruniy mais in loco qui dicitur ad oirenas *^ c'est-à-dire dans le voisinage des cryptœ arenariœ « qui servirent à construire les murailles de Rome ».