‹ Rome souterraine (volume 3)Chapitre 21 sur 228 · Hist. eccLj Hlj · texte numérisé non relu

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bresde cette famille des Flaviens *, qui devait donner Vespasien au trône impérial. Le frère aîné du futur empereur, Titus Flavius Sabinus, fut préfet de Rome Tannée même du martyre de saint Pierre et de saint Paul. Les devoirs de sa charge durent le mettre en rapport avec eux, et il entendit certainement parler de la foi nouvelle. Or le grand historien de Tempire trace de lui ce portrait remarquable *. C'était, dit-il, un homme juste, d'unepureté de vie irréprochable : un homme doux, qui détestait la violence et avait horreur du sang inutilement versé. Vers la fin de sa vie, quelques-uns l'accusèrent de se laisser aller à l'indolence, et lui reprochèrent de devenir indifférent aux affaires publiques. D'autres le considéraient seulement comme un homme modéré, désireux d'épargner la vie de ses concitoyens. D'autres enfin virent dans son existence retirée l'effet des infirmités d'un âge avancé, et cet amour du repos qui est naturel à la vieillesse. Ces explications diverses d'un changement de vie qui étonna si vivement les contemporains nous donnent le droit d'émettre à notre tour de nouvelles conjectures auxquelles ils ne paraissent pas avoir songé. Il est impossible de n'être pas frappé de la similitude entre le blâme dirigé contre la vie retirée de Sabinus • et ces accusations d'inertie, de haine du genre humain, d'indifférence pour les affaires publiques *, qui furent si souvent portées contre les chrétiens. Sabinus fut-il donc chrétien? Nous hésiterions à proposer cette hypothèse, si elle ne recevait un grand poids de ce fait certain, que ses descendants immédiats furent chrétiens.

Flavius Sabinus paraît avoir eu quatre enfants. Le plus célèbre est ce Titus Flavius Clemens qui fut consul et mourut martyr. Il épousa sa cousine, nièce de l'empereur Domitien, appelée comme sa mère Flavia Domitilla. Cette

I. De Rossi, BulUttlno di archeologia cristlana.^ 1^65) P* i7~^4» a. HLst.y III, 65, 75.

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