JUSQU'A LA PAIX DE L'EGLISE EN
Sommaire. — Au m* siècle, les cimetières deviennent la propriété collective de l'Église. — Cimetière de Saint-Calliste (A. D. 30a). — Son administration- — Organisation religieuse du collège funéraire. — Emploi charitable des fonds. — Secours donnés aux pauvres et aux églises malheureuses,— aux chrétiens exilés, — ou condamnés aux mines. — Autorite de l'archidiacre. — Calliste gouverne en cette qualité le cimetière principal de l'Eglise. — Autres cimetières donnés en propriété à l'Église. — Edil de Valérien (A. D. 257) interdisant aux chrétiens l'entrée de leurs cimetières. — Édit de Galhen (A. D. 260) les restituant à l'Église. — Ces vicissitudes dans la condition jusque-Ia inviolée des cimetières rendent nécessaire d'en dissimuler les entrées. — Chrétiens poursuivis dans les cimetières. — Martyre de plusieurs chrétiens dans un cimetière (A. D. 284). — Une Pompei chrétienne. — Aurèlien reconnaît la propriété ecclésiastique des cimetières, puis les interdit. — Liberté des cimetières dans les premières années du règne de Dioclètien. — Dernière persécution : les cimetières conûsques (A. D. 303). — Cimetières creuses en secret : découverte, en i8(>8, du petit cimetière de Généreuse, creusé sous les monuments abandonnés desFratrts ArvaUs. — Les cimetières restitués à l'Église (A. D. 311). — TituH, ou églises paroissiales. — Chaque titulus a son cimetière, administré par les prêtres de la paroisse. — Reriexions sur cette partie de l'histoire des catacombes.
Nous sommes arrivés au m* siècle, à Tépoque ou pour la première fois les édits de persécution vont s'occuper des cimetières chrétiens. Le soulèvement du peuple de Carthage contre les sépultures chrétiennes au commencement du III* siècle * nous montre qu'à cette date les églises d'Afrique possédaient déjà des cimetières à un titre commun et public. Il est impossible qu'il n'en ait pas été de même dans une aussi grande église que celle de Rome. La memoria de saint Pierre au Vatican devait être connue de tous comme étant le tombeau commun de ses successeurs. Nous en avons la preuve dans ces paroles de Caïus, prêtre