Garrucci, Vetri, a* ediz., tav. XXXIX, n
été cité plus haut, et donne une relation poétique du martyre de saint Sixte. Celui de la seconde mérite une notice à part * : il résume non-seulement toute l'histoire de la chapelle, mais en quelque sorte toute celle du cimetière de Calliste.
Hic congesta jacet quaeris si turba Piomm , Corpora Sanctorum retinent veneranda sepalchra, Sublimes animas rapuit sibi Regia cœli : Hic comités Xysti portant qui ex hoste tropaea; Hic numéros procerum servat qui altaria Christi; Hic positus longa vixit qui in pace sacerdos ; Hic Confessores sancti quos Gnecia misit; Hic juvenes, puerique, senes, castique nepotes, Quîs magis virgineum placuit retinere pudorem. Hic fateor Damasus volui mea condere membra, Sed dneres timui sanctos vexare Piorum.
a Si VOUS le voulez savoir, ici reposent amoncelés les ossements d'un grand nombre de saints; ces vénérables tombeaux gardent les corps des élus, dont le royaume du ciel a tiré à lui les âmes sublimes. Là reposent les compagnons de saint Sixte, emportant les trophées de l'ennemi, là sont de nombreux princes qui gardent les autels du Christ, là est déposé le pontife qui vécut dans une longue paix, là reposent les saints confesseurs que la Grèce envoya, là dorment des jeunes gens, des enfants, des vieillards avec leur chaste race qui aima et garda la pudeur virginale. Là, je l'avoue, moi aussi, Damase, j'ai désiré reposer mes membres, mais j'ai craint de troubler les cendres des saints. »
Le premier vers de ce noble poème fait allusion à un grand nombre de martyrs enterrés ensemble, congesta turba piorum. Des polyandreSy ou tombes consacrées à des centaines, peut-être à des milliers de corps, s'ouvraient en plusieurs parties des catacombes. Ces tombes étaient toujours anonymes, remplies de martyrs quorum nomina scit