‹ Rome souterraineChapitre 312 sur 338 · Figure 8, page · texte numérisé non relu

Figure 8, page

mier par le développement postérieur des galeries, avait été entrevu, lors des premières fouilles tentées à Tor-Marancia par la commission d'archéologie sacrée, peu de temps après sa création, mais n'avait pu, à la suite d'un incident regrettable^ être régulièrement exploré. Les fouilles entreprises à cette époque mirent à découvert un antique escalier, débouchant dans une large voie cémétériale, qui conduisait à un cuhiculum orné de peintures de la première époque de l'art chrétien, mais entièrement dépourvu d'inscriptions, et dans lequel on crut d'abord reconnaître la chambre sépulcrale des saints Nérée et Achillée^, que les documents topographiques disent enterrés dans le cimetière de Domitille, près de sainte Pétronille, la fille spirituelle de saint Pierre. Les fouilles ayant été continuées au deuxième étage de la catacombe, on pénétra, en 1854, dans des galeries en partie obstruées, en partie consolidées par des murs, qui indiquaient la proximité d'un édifice incorporé à la nécropole, aux dépens de ses galeries primitives, comme le fut, par exemple, la basilique de Sainte-Agnès, au cimetière de ce nom sur la voie Nomentane^. On parvint bientôt dans le périmètre d'une basilique semi-souterraine, dont les plafonds et la toiture s'étaient écroulés : deux sarcophages étaient encore en place : quatre colonnes renversées gisaient sur le sol. Quand on eut commencé à déblayer l'édifice, on se trouva à ciel ouvert, le sol de la basilique étant au niveau du deuxième étage souterrain, et l'étage supérieur ayant été détruit pour lui faire place. Tout indiquait que ce sanctuaire avait été construit sur l'emplacement d'un des noyaux primitifs de la catacombe, en l'honneur d'un ou de plusieurs des saints illustres qui y. avaient été déposés. Malheureusement les fouilles durent être brusquement suspendues : le propriétaire du sol était intervenu, avait allégué ses droits : on recouvrit à la hâte les quatre colonnes et les deux sarcophages qu'avait éclairés un instant, après tant de siècles, la lumière du jour : le silence et l'obscurité se firent de nouveau sur le monument historique à peine entrevu, et auquel on n'avait pas eu le temps de donner un nom.

Vingt ans plus tard, les fouilles furent reprises. M»»" de Mérode ayant acquis dans ce but, en 1873, la propriété de Tor-Marancia, et ayant mis d'abondantes ressources à la disposition de la commission d'archéologie sacrée. Le noble prélat suivait, avec une sollicitude

1. Cette attribution , maintenant démontrée inexacte , est reproduite page 104.

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