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Bullett. di arch. crist., 1875, p

622 ROxME SOUTERRAINE.

de continuer l'exploration des areae souterraines, les autres de mettre au jour le cimetière créé au-dessus d'elles après la paix de l'Eglise. A la fin de 1873, les travaux exécutés à la surface du sol, autour de la basilique désignée sous le nom de cella aux trois absides (p. 1925 sur le plan, V, c ^i), firent découvrir par hasard trois fragments originaux de l'éloge du pape Eusèbe, ce qui porte à douze le nombre des fragments retrouvés de cette célèbre inscription damasienne, et permet de corriger une erreur de la copie du vr siècle : il ne faut pas lire, avant le nom de Philocalus, Damasis papœ cultor, etc., comme le dit inexactement cette copie, ni Damasi sui, comme avait cru pouvoir corriger M. de Rossi, mais DAMASI PAPAE^. En 1875 ^^^ ^^^^ ^^^ découverte du plus haut intérêt : en fouillant le cimetière extérieur, on mit au jour le côté méridional du mur d'enceinte qui le séparait des propriétés voisines : or, ce mur suit exactement la ligne par laquelle est limitée, sous terre, la première area (III) de la catacombe : preuve frappante du soin avec lequel les fossores observaient, dans les excavations souterraines, les dimensions des areae sépulcrales qui avaient été légalement concédées à la surface du sol ^.

Sous terre, les fouilles ont eu d'importants résultats. La région de Sainte-Soteris'^ (VIII, IX, X) a été explorée. Dans Varea XII, qui fut adjointe au cimetière de Calliste après le iv^ siècle, et où a été trouvée toute une riche série d'inscriptions datées se succédant en ordre chronologique, de 342 à 376, M. de Rossi a découvert, dans une vaste crypte décorée de marbres et de mosaïques, un fragment de l'éloge funèbre du diacre Redemptus, dont le texte avait été conservé par les manuscrits. Varea contiguë (XIII), où se trouve un arénaire qu'un vaste escalier, découvert en 1868, met en communication avec la surface du sol, a été, pendant l'année 1875, fo'^illée à plusieurs reprises. M. de Rossi espère y retrouver un souvenir des martyrs grecs, saint Hippolyte et ses compagnons, qui avaient l'habitude de se réunir, pendant la persécution de Valérien, dans un arénaire, et y furent inhumés après avoir versé leur sang pour le Christ*. Des éboulements ont sans cesse interrompu les travaux et

I. Voir pages 251-253, et planches XII, XIII. Cf. Bull, di arch. crist., 1873, p. 158 et tav. XIII.

ï. Pages Cjj 180, 483 et suiv. — Bull, di arch. crist., 1875, P« ^37'

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