‹ Rome souterraineChapitre 334 sur 338 · Pages 386, 389 et planche VI, n · texte numérisé non relu

Pages 386, 389 et planche VI, n

$. Il est représenté la tète nimbée, comme celui du marbre d'Aquilée dont nous parlons plus loin : sur les monuments des v^ et vi* siècles, le nimbe est quelquefois donné à des personnages vivants, en signe de pouvoir et de prééminence (voir page 222).

cuve baptismale : ainsi du moins le fait supposer le mouvement de son corps, car la partie inférieure du verre est brisée, et Pon ne peut voir si l'enfant était représentée les pieds plongés dans un bassin, et s'il s'agit ici du baptême par immersion et aspersion réunies, ou seulement par aspersion : de toute façon, l'antiquité de ce dernier rite est encore établie par ce monument. Il semble qu'on ait là l'image d'un baptistère du iv* ou v* siècle, où, quelquefois, l'eau s'échappait du haut de la voûte, et venait tomber, comme une rosée céleste^ sur le néophyte, pendant que le prêtre en recueillait et lui en versait sur la tête quelques gouttes, en prononçant les paroles sacramentelles. C'est ainsi qu'Ennodius décrit le baptistère construit dans les premières années du vi^ siècle, par Eustorge, évêque de Milan ^ M. de Rossi rapproche de ce précieux verre un marbre d'Aquilée, déjà "plusieurs fois publié, mais dont il reproduit un calque exact : un enfant y est représenté debout dans la cuve baptismale, recevant d'en haut un large torrent d'eau qui s'échappe d'un cercle au milieu duquel est la colombe symbolique , tombe sur sa tête, et enveloppe tout son corps ; deux personnages se tiennent près de lui : l'un, qui a la tête nimbée, est sans doute le ministre du sacrement, et l'autre le père ou le parrain, qui présente l'enfant au baptême. Je me borne à signaler ici ces monuments, et je renvoie à la savante dissertation que leur consacre M. de Rossi ^.

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