‹ Rome souterraineChapitre 46 sur 338 · Orelli · texte numérisé non relu

Orelli

4. Orelli, 4085. — Quelquefois le jus ad pnteum aquœ Imustiis est donné sur un autre fonds : ex. : 4378 ; et aussi le droit de prendre le bois et tout ce qui est nécessaire sacrificus faciundis : ex. : 4374.

5. CoronarCj coronam inferre ^ colère sepuUuram rosis et escis paganis , escas r os aies et vindemiales ponere^ prœhere rosam^ Orelli, 4417,4419, 4470 ; rosari epulo, 4412 ; ad rosas et Yrofusionesj 4070, 4414, 4415, 7321. — Le païen C«cilius reproche aux chrétiens coronas sepidchris denegatas. Min. Fel., Octavius^ 2.

devant ma tombe tous les ans le jour de ma naissance et les trois jours suivants, et dans toutes les occasions qu'il me plaira de désignera

« Je charge d'exécuter mon testament, de construire mon tombeau, de célébrer les funérailles et de veiller à l'observation des autres clauses, mon iils et héritier, B. mon intendant, M. et N. mes affranchis. Je les charge de prendre soin que tout soit fidèlement exécuté d'après mes intentions. Et je défends expressément que l'on donne, vende, hypothèque, ou aliène de quelque manière que ce soit tout ou partie de la propriété attachée à ma tombe; je veux qu'elle ne sorte jamais de ma famille^. Et si mes héritiers négligeaient un jour d'observer quelqu'une de ces prescriptions, je veux qu'ils payent au trésor public une amende de..., et que le revenu annuel de ces vignes, vergers et jardins soit donné pour toujours au principal magistrat de cette ville, ou au collège des médecins^, ou à telle ou telle corporation,

1. Les sacrifices qui avaient lieu dans ces occasions, les parentalia^ consistaient seulement en vin, fleurs et autres dons de même nature ; on considérait comme de mauvais présage d'offrir un sacrifice sanglant le jour anniversaire de la naissance. Les offrandes de couronnes de roses et de violettes étaient souvent fixées à certains jours particuliers, par exemple au 22 mars ou au 21 mai, selon une inscription rapportée au n" 7321 d'Orelli-Henzen. Ces jours étaient appelés dies rosationls et dies violationis. Les amis de l'antiquité classique se rappelleront Enée jetant des fleurs sur la tombe de son père le jour anniversaire de sa mort, purpiireosque jacit fiores^ etc. ^E/z.^ V, 79. — Cf. Hieronym., jBp. 21 ^ ad Pammach.

2. Neque mutabiturj neque yeniety neque donabitur^ neqiie pignori ohligahitur^ sed me ullo modo ahalienahitur y nec de nomine exeat familiœ suce. Orelli, 4386, 4395, 4430, 4417.

3. Orelli, 4076, 4420, 4433. — Il pouvait être utile de contraindre par une clause pénale l'héritier oublieux à remplir les conditions du testament. M. L. Renier a vu, près de Lambessa, un tombeau qu'un certain Papirius avait fait élever de son vivant : il avait laissé à son héritier le soin d'y faire graver le nombre des années de sa vie : hères ANNOS ANNOTABIT, et il avait fait écrire d'avance la formule V. A... {.vixit annis...) L'héritier ne se donna pas la peine de la compléter, et laissa vide la ligne qui avait été réservée à cet effet sur le monument. — Voyage archéologique au pied de VAiirès y 185:1, p. 22.

à condition que le donataire prendra rengagement de célébrer les fêtes annuelles et les sacrifices prescrits dans ce testament. »

Le testateur avait surtout à cœur d'assurer la réunion annuelle de ses amis et de ses serviteurs autour de sa tombe, afin que sa mémoire ne pérît pas. Il arrivait à ce but, en partie par l'attrait d'une fête, dont les dépenses étaient défrayées par ceux qui y prenaient part, ou plus souvent sans doute par les revenus des domaines funéraires, en partie par des distributions et des largesses, sportulœ , faites au jour fixé pour la réunion, et à ceux seulement qui y assistaient^.

Ces usages romains, mieux connus, nous donnent l'explication de bien des traits de l'histoire ecclésiastique primitive. L'exercice presque entier du culte chrétien put, dès que l'Eglise, au commencement du iii^ siècle, eut adopté la forme légale d'une association funéraire, se dissimuler sous l'apparence des rites et des cérémonies qui se célébraient à des époques fiies auprès des tombeaux païens. Les païens avaient leurs sacrifices et leurs repas de corps anniversaires, en l'honneur d'un parent mort ou du patron d'un collège ; les chrétiens eurent leurs réunions pieuses en l'honneur des martyrs. « A un certain jour, à une certaine heure, réunis ensemble dans la saison de son martyre, nous serons en communion avec le combattant et le noble témoin du Christ-. » Les termes mêmes usités par les païens s'accordaient aisément avec les nécessités de la langue liturgique. Ainsi le mot natale^, par lequel on désignait l'anniversaire de la naissance de celui qu'on voulait honorer par des repas et des fêtes, fut employé par l'Église pour désigner les solennités qu'elle célébrait en l'honneur des martyrs, et, appliqué ainsi au jour anniversaire de leur mort, il prit une signification symbolique dont saint Augustin et d'autres

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