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d'être des lieux de pèlerinage pour devenir des ruines chaque jour plus délaissées. A partir de cette époque, en effet, rhistoire des catacombes est finie. Elles sont encore accidentellement visitées, mais la foule des fidèles n'en connaît plus le chemin. L'oubli les envahit par degrés. C'est à peine si, dans tout le cours du moyen âge, leur nom apparaît deux ou trois fois dans les relations des pèlerins. On lit dans une vie du pape Nicolas P'" (860) qu'il visitait assidûment les cimetières, et y rétablit la célébration de la messe, quod multos per temporum cursus ab eo discesserit ; mais ce texte s'applique probablement aux basiliques cémétèriales plutôt qu'aux souterrains eux-mêmes. Les quatre ou cinq cimetières nommés dans les relations des xi^ et xii^ siècles^ ne durent qu'au voisinage d'églises ou de monastères la notoriété qui leur attirait encore quelques visites de voyageurs et de pèlerins. Une chronique du XI® siècle^ rapporte qu'un pèlerin visitant le cimetière de Saint- Valentin sur la voie Flaminienne obtint du custode le don de quelques reliques ; le récit ajoute que des lampes brûlaient dans ce cimetière jour et nuit. Le cimetière de Saint-Valentin était, comme est de nos jours celui de Sainte- Agnès, desservi par un monastère attenant à la basilique, qui existait encore à cette époque, et le custode dont parle le chroniqueur paraît avoir été l'abbé lui-même. Les cimetières protégés ainsi par le voisinage des monastères finirent par tomber à leur tour dans l'oubli général. Dans une statistique des églises et du clergé de Rome, dressée au xiv® siècle, on ne voit plus mentionnées que trois des églises attachées aux cimetières suburbains : celle de Saint-Valentin, dont nous venons de parler, celle de Saint-Hermès et celle de Saint-Saturnine Au xv® siècle, ces trois églises elles-mêmes
1. Hugonis Flaviniaceiisis Chron. Virdunense^ ap. Labbe, Bibl. ms.^ t. I, p. 3. — Vita Paschalis 11^ ap. Muratori, Script, rer. ital.j t. III, p. 358.
2. Citée par dom Calmet, Hist. de Lorraine^ t. Wl., preuves^ p. C.