‹ Rome souterraineChapitre 124 sur 326 · I. Voir page 158, note · texte numérisé non relu

I. Voir page 158, note

Digiti

le précieux almanach chrétien, Tun des documents les plus originaux de l'histoire ecclésiastique primitive * ? Or, quand tous les fragments de l'inscription qui nous occupe eurent été rassemblés, on put lire, à droite et à gauche, en deux files de lettres placées les unes sous les autres, la légende suivante :

FVRIVS DIONYSIVS FILQCALVS SCRIPSIT DAMASIS PAPAE CVLTOR ATQVE AMATOT.

« Parias DionysiosFilocalus, qui aime et vénère le pape Damase, écrivit ceci. »»

L'inscription commence par ces mots, que nous avons déjà cités, et qui forment la première ligne :

DAMASVS EPISCOPVS FECIT

et la fin de la phrase est donnée par la dernière ligne :

EVSEBIO EPISCOPO ET MARTYRI.

Entre ces deux lignes, qui en sont comme le cadre, se déroule le poëme, composé de huit vers. Nous n'en donnons ici que la traduction française : le lecteur peut voir le texte latin, avec un fac-similé de l'inscription, planche XII :

<c Héraclius contesta à ceux qui étaient tombés le droit de se repentir de lears péchés. Eusébe enseigna que ces malheureux avaient le droit de pleurer leurs crimes. Le peuple se divisa en deux partis, et, la fureur s'allumant, on vit des séditions, des massacres^ une guerre civile, la discorde, des luttes intestines. Aussitôt l'un et l'autre (le pape et l'hérétique) furent bannis par la cruauté du tyran, quoique le pontife conservât intacts les liens de la paix. Il supporta son exil avec joie, regardant le Seigneur comme son juge, et, sur le rivage de la Sicile, il laissa le monde et la vie. »

Cette inscription est celle que dès les premiers fragments M. de Rossi avait devinée, celle rapportée par les anciens manuscrits et discutée par Baronius. Il n'est plus douteux qu'elle fut composée par Damase en l'honneur du pape

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