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Digiti
et beaucoup d'âmes avaient perdu leur ferveur première. Aussi les chutes furent-elles nombreuses, et nombreux aussi furent les apostats qui, la persécution finie, demandèrent à rentrer dans TÉglise. Le prédécesseur d'Eusèbe, Marcel, maintint avec fermeté la discipline établie*. On essaya de le vaincre par la violence, et Tun des séditieux fut un chrétien qui avait moins que tout autre droit à un pardon facile, car son apostasie n'avait pas même l'excuse de la peur, il avait renié la foi avant la persécution. Les passions s'émurent, des partis se formèrent, et la tranquillité publique fut si violemment troublée que l'empereur Maxence, qui n'aimait pas l'Église, et lui avait rendu la paix pour des motifs purement politiques, ne crut pouvoir venir à bout des séditieux qu'en envoyant le pape en exil. Cette histoire est racontée par saint Damase dans l'inscription suivante placée sur la tombe de Marcel et conservée par les manuscrits :
VERIDICUS RECTOR LAPSUS QUIA CRIMINA FLERE PRAEDIXIT, MISERIS FUIT OMNIBUS HOSTIS AMARUS. HINCFUROR, HINCODIUMSEQUITUR, DISCORDI A, LITES, SEDITIO, CAEDES, SOLVUNTUR FOEDERA PACIS. G RIME N OB ALT E RI US CHRISTUMQUIIN PAGE NE GA VIT, FINIBUS EXPULSUS PATRIAE EST FERITATE TYRANNI. H AEG BREVITER DAMAS US V G LUIT GOMPERTA RE FERRE, MARGELLI UTPOPULUSMERITUMGOGNOSCERE POSSET.
« Le pasteur*, sincère dans ses paroles, enseigna que ceux qui étaient tombés devaient pleurer leur faute. Il s'attira la haine de ces malheureux. La colère, la discorde, la sédition, la lutte, les massacres, s'ensuivirent ; les liens de la paix furent rompus. Pour le crime d'un autre qui, en pleine paix, avait renié le Ghrist , il fut chassé de sa patrie par la cruauté du tyran. Damase ayant appris ces choses a voulu les raconter brièvement , alin que le peuple pût connaître les mérites de Marcel. »