‹ Rome souterraineChapitre 151 sur 326 · Matth., IV, 19 ; Marc-, i, 17; Luc, v · texte numérisé non relu

Matth., IV, 19 ; Marc-, i, 17; Luc, v

Digiti

la liturgie des premiers siècles*, et nous le retrouverons plus loin; mais telle n'est pas Tidée principale attachée par les peintres et les graveurs des catacombes au symbole du poisson. A Torigine le poisson fut adopté par Tart symbolique pour deux raisons différentes : d'abord parce que les fidèles doivent leur régénération spirituelle à l'élément de Teau, et ensuite parce que de bonne heure la langue chrétienne désigna le Christ par le signe du poisson.

On ne sait au juste ni à partir de quel moment ni pour quelle raison le poisson devint le symbole du Christ. Mais la signification mystique de ce symbole n'est pas douteuse. Elle est démontrée par une longjue chaîne de témoignages patristiques commençant à Clément d'Alexandrie, Origène et Tertullien, au ii* siècle, pour finir à saint Pierre Damien, au XI*. Le symbole du poisson était peut-être en usage dès les temps apostoliques *. Si cela est vrai, il fut probablement Torigine du célèbre acrostiche cité par Eusèbe * et saint Augustin * : prenant Tune après l'autre les lettres initiales de vingt-sept vers prétendus sibyllins, on trouve, en les rapprochant, les cinq mots grecs IH20TC XPEI2T0C

1. Dans la liturgie grecque presque toutes les hymnes des fêtes des apôtres font allusion à leur vocation comme 0 pécheurs d'hommes : » elles parlent de la ligne de la croix, de V hameçon de la prédication, de V appât de la charité, des nations prises comme des poissons. Quelques artistes du moyen âge ont représenté le Père éternel péchant les âmes à la ligne, et ki croix de Jésus-Christ pendant au bout du fil comme hameçon et appât. — Cahier et Martin, Mélanges d' Archéologie ^ t. I, p. 219.

2. Voir la dissertation du P. Godefroy Lumper, dans le Tertullien de Migne, t. I, p. 150, 151,

Page 1