Bullett, di arch. crist.^ iS^5> P
3. Peut-être parce qu'il était considéré comme l'image des apostats et des impurs : « Hominum immundorum, et îmmunda vescentium apostatanim futurorum et ad Ecclesiam se ultra non vertentium, figuram. » Cypr., De lapsisj 2.
Digiti
une femme se tient seule dans Tarche, les bras étendus, comme une orante : une fois son nom est écrit : IVLIANE. Nous n'avons pas besoin de chercher bien loin l'explication de pareils sujets. Saint Pierre, dans une de ses épîtres*, compare f aux huit âmes de ceux qui furent sauvés aux jours de Noé, quand on bâtissait l'arche, • les chrétiens qui sont maintenant t sauvés dans la même forme par le Baptême. » Quelques-uns des plus anciens commentateurs de rÉcriture ont poursuivi cette comparaison dans tous les détails. Tertullien développe ainsi la même doctrine : • Comme, après que le monde eut été lavé de ses iniquités par les eaux du déluge, après ce baptême du vieux monde, si Ton peut ainsi parler, une colombe envoyée de l'arche, et y revenant avec un rameau d'olivier, fut le héraut qui fit connaître à la terre la paix recou>Tée et la fin de la colère céleste, ainsi, par une semblable disposition, mais en un sens spirituel, la colombe du Saint-Esprit, envoyée du ciel, vole vers la terre, c'est-à-dire vers notre chair mortelle, purifiée par le bain de la régénération, et lui apporte la paix de Dieu : l'Église est clairement figurée par l'arche*. • Quand donc nous voyons, sur les murailles d'une chapelle des catacombes, l'image d'un homme debout ou assis dans l'arche, et recevant d'une colombe un rameau d'olivier, nous pouvons expliquer le sens symbolique de cette peinture, si incomplète comme représentation historique : elle fait, sous les traits de Noé, allusion aux fidèles qui, ayant obtenu la rémission de leurs péchés par la grâce du Baptême, ont reçu du Saint-Esprit le don de la paix divine, et ont trouvé dans l'arche mystique de l'Église un abri contre la destruction qui attend le reste du monde. La même image, dessinée sur une pierre tombale, est une application de cette doctrine à l'âme du chrétien mort dans la paix de Dieu et sauvé par l'Eglise.
La peinture de Noé dans l'arche est quelquefois rap-