‹ Rome souterraineChapitre 218 sur 326 · I . Bis sex adpositi, cumulatim qui bona Christi · texte numérisé non relu

I . Bis sex adpositi, cumulatim qui bona Christi

Servarent gravidis procul ostentata caiiistris. Sed quid ego haec autem titubanti voce retexo Indignus qui SANCTA canam? Procède sepulcro, Lazare... {Apotheosis^ y. 739 et seq.)

Digiti

promises par le Christ à ceux qui croiront en lui ^ Un tel sujet clorait avec un admirable à-propos une série de peintures symboliques commençant à Teau qui jaillit du rocher sous la baguette de Moïse. Un examen plus attentif de la peinture a conduit M. de Rossi à une interprétation différente. Sans doute cette fresque contient une allusion à révangile de la Samaritaine : peut-être le docteur assis représente-t-il le Christ, qui a enseigné au bord du puits. Mais le personnage debout près de ce puits parait être un homme et non une femme. M. de Rossi y reconnaît l'image d'un docteur de la foi chrétienne, sans doute le théologien sous la direction duquel furent exécutées les peintures qui ornent cette chambre et les chambres voisines. Qui sait si ce n'est pas Calliste lui-même? La singulière occupation donnée par le peintre à ce personnage, représenté tirant de l'eau, est la traduction artistique d'une pensée d'Origène, comparant la science sacrée • au puits d'où les eaux spirituelles sont tirées pour rafraîchir les croyants *. i Si, par une exception presque unique dans les catacombes, l'image d'une personne vivante se trouve ainsi mêlée à des sujets impersonnels et sacrés, une telle dérogation aux règles ordinaires s'explique par ce fait, démontré plus haut, que le cimetière de Calliste est le premier que TÉglise ait possédé légalement et à titre de corporation, le premier dont l'administration ait été confiée à un haut dignitaire du clergé romain.

La même raison rend compte du caractère exceptionnel de la décoration des cinq cubîcula connus aujourd'hui sous le nom de chambres des sacrements. Ils forment un groupe à part ; on reconnaît dans chacun d'eux les mêmes symboles, peints dans le même style, et conservant, parmi quelques changements de disposition, le même sens à la fois clair et mystérieux, la même valeur théologique. Aucune trace de ce système décoratif ne se rencontre dans les autres

Page 1