Num.^ XII, 7; Cf. Hthr.y m
3. Hom. XXVI, 33. — Tertull., àt Monogamia^ 6, appelle les Juif» Ima^o noscra. Saint Bernard, de Consider, ad Eugen., parle de Pierre comme a primatu Abel, gubernatu Noe,... auctoritate Moyses. »
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l'un est un abrégé de la vie de saint Pierre. D'abord nous le voyons debout, le bâton du commandement à la main, près de Notre-Seigneur qui lui prédit sa chute, symbolisée par un coq placé à ses pieds. Puis nous le voyons fait prisonnier par les soldats d'Agrippa, mais portant encore la verge dans sa main, car t le Verbe de Dieu n'est pas enchaîné, » et aucune violence humaine ne peut arracher au vicaire de Jésus-Christ le signe de la juridiction qu'il a reçue d'en haul^ Enfin il apparaît sous la figure de Moïse qui, de cette même verge, frappe t le rocher spirituel • et en fait jaillir l'eau de la grâce. Nous avons déjà vu la même idée exprimée dans les peintures des plus anciens cubicula des catacombes. La grâce de tous les sacrements y est représentée découlant de cette première fontaine dont saint Pierre a ouvert la source. Au commencement du v® siècle, saint Augustin, écrivant au pape Innocent I", exprime la même idée en ces termes : « Nous ne versons pas notre petit ruisseau pour accroître votre grande fontaine, mais nous vous demandons de décider si notre ruisseau, si petit qu'il soit, tire son origine de cette source commune des rivières d'où vient votre abondance*. » Dans sa réponse, le pape parle de saint Pierre comme de celui t de qui découle l'épiscopat et toute l'autorité de ce siège apostolique,.., afin que delà les autres Églises puissent apprendre ce qu'elles doivent ordonner, qui elles doivent absoudre, quels êtres corrompus doit éviter le fleuve qui ne peut toucher que des corps purs; de même que de leur source natale viennent toutes les eaux,
I. Cette scène si souvent répétée ne peut l'être sans motif. L'explication la plus raisonnable de sa fréquente reproduction est que Temprisonnement de saint Pierre et sa miraculeuse délivrance, après laquelle « il s'en alla dans un autre lieu » {Act,^ xil, 17), furent l'occasion de sa venue à Rome, où la même scène eut lieu si souvent lors de l'emprisonnement et du martyre de ses successeurs. L'événement analogue de la vie de saint Paul (son emprisonnement et sa délivrance à Phi lippes) n'est jamais représenté dans les monuments primitifs. — V. Palmer, loc, cu,y p. 18.
a. S. Aug., Epist. T77.
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qui, de là, se répandent dans tout le monde, en conservant la pureté qu'elles tiennent de leur origine*. •
Parmi les verres publiés par le P. Garrucci, on en remarque un grand nombre de très-petites dimensions. On a supposé qu'ils avaient appartenu à des coupes plus petites; mais, en les examinant de près, et en les comparant aux fragments d'un plat de verre découvert à Cologne, on reconnaît qu'ils faisaient autrefois, plusieurs ensemble, partie d'une même patène, dans laquelle ils étaient insérés en guise de médaillons. Rarement ces petits disques de verre contiennent un sujet entier. L'un, par exemple, renferme la figure d'Adam ; un autre celle d'Eve, un troisième l'image du serpent. Les trois enfants dans la fournaise sont représentés chacun sur un verre séparé, de même que les trois Mages. Jésus-Christ ou saint Pierre est dessiné une douzaine de fois, le bâton à la main, tandis que dans un autre médaillon on voit le paralytique emportant son lit, Lazare enveloppé de bandelettes debout devant la porte du tombeau, ou le rocher d'où l'eau s'échappe. Quelquefois ces médaillons, enlevés du plat ou de la large coupe qu'ils ornaient, et qui sans doute s'était trouvée brisée, étaient portés au cou en guise de pieuse médaille * : le P. Garrucci a publié une petite rondelle de verre, représentant un des Mages, et par conséquent détachée d'une série complète, qui a été trouvée dans le mortier fermant le tombeau d'un enfant : l'original , conservé au Vatican , est entouré d'un
1. Inter Epist. S. Aug., 181. Voir à.V Appendice la note C, sur la Chaire de saint Pierre et ses rapports avec le Baptistère du Vatican. — Pierre, aux yeux des païens mêmes, était si bien le chef et le fondement unique de rÉglise, qu'ils employaient quelquefois, par erreur, son nom pour celui de Jésus : jamais Paul ou un autre apôtre ne fut Tobjet d'une telle confusion : « Phlegon (Adriani Augusti libertus), in xill aut, ni fallor, in xiv Chrordcorum^ rerum quarumdarum futurarum prsscientiam Christo tribuit, quamvis erret in nomine^ Petrum pro Jesu appela lans. » Orig., contra Celsum^ II, 14 (trad. Rufin).
2. Sur les médailles de dévotion des six premiers siècles, voir Bull, di arch. crist., 1869, p. 33-4^, 49-59.
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petit cercle de cuivre, auquel est attaché un anneau. Le véritable usage de ces médaillons de verre ornés de figures est démontré, comme nous l'avons dît, par les fragments
Fig. 40. — Fragments d*une patène de verre trouvée à Cologne.
découverts à Cologne d'un plat d'environ vingt-deux centimètres et demi de diamètre, dans lequel avaient été insérés, pendant que le verre blanc était en fusion, un certain
nombre de petits médaillons en verre coloré semblables à ceux que Ion a quelquefois trouvés à Rome, et formant ensemble une série de sujets bibliques. Ces médaillons, composés d'un double disque, ont résisté à l'action du temps et aux accidents qui ont brisé le verre plus fragile de la patène. M. de Rossi a vu sur le plâtre de plusieurs loculi l'empreinte de plats de dimensions analogues, que Ton avait sans doute brisés en essayant de les détacher du ciment auquel ils adhéraient*.
Nous avons fait allusion à la destination probable de ces verres : on s'en servait dans les agapes, particulièrement dans celles qui se célébraient en l'honneur des saints. Les dessins et les inscriptions de beaucoup d'entre eux montrent qu'ils figuraient aussi dans les fètes nuptiales ou le jour anniversaire d'une naissance, d'un mariage, d'un décès. Quelcjues-unes de ces coupes ont-elles servi de calices ou de patènes dans la célébration du sacrifice de la messe } Le passage si connu dans lequel Tertullien raille le pape Calliste d'avoir fait peindre sur les calices l'image du Bon Pasteur * nous permet de supposer que les calices du ii* et du III* siècle furent souvent faits de même matière et ornés dans le même style que les coupes de verre qui viennent d'être décrites et au fond desquelles transparaît souvent (perlucebit) cette figure si chère à l'art chrétien. Le célèbre graal ou sacro catino conservé à Gênes, qui fut, dit-on, le calice même dont Noire-Seigneur se servit dans l'institution de l'Eucharistie, et dont la conquête fit faire de si beaux exploits et courir de si romantiques aventures aux paladins des vieux poèmes, est en verre, de forme hexagonale ; mais nous ne tirerons point de conclusions d'une relique aussi légendaire'. D'après le Liber pontijicalisj le pape Zéphyrin ordonna que, pendant la messe célébrée par l'évêque, les