Voyez le plan général, à la fin du volume, EhjF h
2, Bosio, Roma son.j p. 591, D;
Digiti
ment que peut encore se réfugier la thëorie qui assimile les arénaires et les catacombes.
Le premier est relatif à Varenarium^ où furent enterrés vivants les martyrs Chrysanthe et Daria, et dans lequel d'autres martyrs périrent après eux. Le Liber pontificalis dit que le pape Adrien I«' • restaura la basilique de Saint-Saturnin, sur la voie Salaria, et fit en même temps des réparalions au cimetière des saints Chrysanthe et Daria. » Ce cimetière est un ancien arenarium transformé. Après la mort des saints Chrysanthe et Daria, que l'empereur Numérien • avait fait conduire hors de la ville, sur la voie Salaria, in arenariOy et qu'il y avait fait enterrer vivants, l'entrée étant bloquée avec des pierres et du sable, » les chrétiens, dans un sentiment de dévotion, voulurent changer en cimetière la caverne illustrée par ce glorieux martyre. Le cimetière qu'ils y construisirent ressemble à celui d'Hermès, que nous avons décrit plus haut : on y retrouve la trace des efforts incroyables, et jamais complètement satisfaisants, que nécessita, dans les rares occasions où une circonstance particulière la lit entreprendre, la transformation d'un arénaire en catacombe. La largeur des galeries est égale à celle des voies souterraines d'un arenarium : les loculi sont peu nombreux, superposés sur deux rangs seulement, précaution prise pour ne pas diminuer la solidité des murailles, qui sont inclinées, et composées de bonne pouzzolane. Dans la partie de V arenarium qu'ils n'ont pas essayé de transformer, les chrétiens ont pris une précaution plus significative : ils ont muré certains passages, pour empêcher l'accès d'une région entièrement impropre aux usages sépulcraux. Dans le voisinage d'une des galeries ainsi rendues inaccessibles, un escalier conduit à un niveau plus bas, où l'on trouve une catacombe chrétienne du type ordinaire. Ainsi, après avoir commencé^ en souvenir du martyre qui l'illustra, à transformer en catacombe V arenarium de la voie Salaria Nova, les chrétiens, rebutés par les difficultés de l'entreprise et le peu de soli-