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I. Page 474. Il est marqué A^* dans le plan général

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la catacombe. La protection des lois ne s'étendant plus aux cimetières chrétiens, il n'y avait plus de motifs pour que ceux-ci observassent les bornes légalement établies; et, comme les areœ qui s'étendent de chaque côté de la petite voie Appio-Ardéatine appartenaient déjà à l'Église, celle qui nous occupe, la plus importante de toutes les propriétés de la communauté chrétienne, fut agrandie par l'annexion des areœ voisines, de manière à ne plus former avec elles qu'une seule nécropole. La première area ainsi annexée est celle située du côté opposé de la voie, et marquée V sur la carte générale. Le plan ci-joint (fig. 59, page 494), dessiné sur une échelle de jj^, représente cette area dans sts conditions actuelles : ses dimensions sont en partie déterminées par la galerie S, et elle occupe un carré de 150 pieds romains sur 135. Elle communiquait d'abord avec Varea de sainte Cécile par la galerie S; mais quand la suite de marches, dont la trace est encore visible, qui conduisait de la galerie Q dans cette dernière, eut été détruite à la suite de travaux postérieurs, une nouvelle entrée fut pratiquée à travers le cubiculum A* dans a^ qui devint le principal ambulacrum de cette seconde area. La particularité la plus frappante de celle-ci est le groupe des vastes chambres a*^ a^^ a*^ a^, a^y a% qui s'ouvrent des deux cotés de Tambulacre a. C'est là, évidemment, le noyau primitif, le point central de l'hypogée; et, comme les arcosolia qu'ils contiennent maintenant sont garnis d'un stuc très-inférieur à celui qui couvre les voûtes, nous croyons volontiers, avec M. de Rossi, que ces cubicula n'avaient point été creusés à l'origine dans un but funéraire, mais étaient de simples caves, que, pendant la persécution, le propriétaire chrétien du vignoble qui s'étendait au-dessus mit à la disposition de l'Église pour y tenir ses assemblées. L'entrée primitive fut plus lard transformée en luminaire, d'autres vastes luminaria furent ouverts, et les chambres furent garnies de bancs en marbre, qui existent encore ^ Une fois réunie au cimetière par les galeries S et a^

I, Voyez une disposition semblable, yf g:. 7, page 43.

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ROME SOUTERRAINF.

F 'g- S9- — Quatrième période. Union avec imc seconde arca.

N. B. — Les parties ombrées représentent la maçonnerie souterraine, les parties noires représentent deux édifices élevés le long de la voie Appio-Ardcatine, et des luminaires. Le cubiculum n^ contient le sarcophage de saint Melchiade. — Pour la description détaillée, voir k l'Appendice, note G.

Varea fut peu à peu remplie de galeries et de chambres, des loculi y furent creusés partout, et les arcosolia qui se rencontrent fréquemment dans ses diverses parties nous obligent à rapporter ces constructions postérieures à la dernière période des excavations. M. de Rossi pense que Tédifice à trois absides qui est situé à la limite sud de Varea est une desfabricce construites par saint Fabien^.

Les arcosolia sont le signe distinctif de la quatrième période des excavations. Ils sont fréquemment décorés de marbres. La présence des arcosolia permet d'attribuer à cette période les cubicula H*, PS Q* (fig. 60, p. 4p6); à la même époque la construction du cubiculum Q * nécessita la démolition de l'escalier qui conduisait de la galerie Q à la galerie S. Les galeries et le^s chambres appartenant à cette période renferment un très-grand nombre 6! arcosolia; beaucoup des cubicula sont ornés à la fois de marbres et de peintures, qu'on ne voyait jamais réunis dans les décorations de l'époque précédente.

Nous arrivons maintenant à une cinquième période, qui a laissé des traces encore visibles dans presque toutes les parties de Rome souterraine. L'histoire nous a appris que dans la dernière persécution soufferte par l'Église sous Dioclétien, non-seulement l'entrée des cimetières était interdite aux fidèles, et on les y poursuivait quand ils osaient contrevenir à Tédit, mais encore les cimetières euxmêmes furent confisqués, et leur propriété donnée à des païens*. Afin de prévenir la profanation des tombes saintes, les chrétiens eurent recours à un expédient qui nécessita un travail et une dépense énormes, et qu'une extrême nécessité explique seule. Ils comblèrent de terre les principales galeries, et rendirent ainsi les cimetières inaccessibles à tous, amis et ennemis. La preuve de ce fait extraordinaire ressort non-seulement de l'état dans lequel on trouve

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