X. Marquée VI sur la table générale
Digiti
coup de luminaires; on n'y voit point de loculi a tnensa. L'image déguisée de la croix se reconnaît sur sts murailles ; elle renferme de doubles ou même de triples chambres, -construites pour les assemblées de fidèles : ces deux deriiiers indices la font remonter à l'époque des persécutions. Les inscriptions datées que contient cette area (parmi elles l'inscription célèbre du cubiculum duplex du diacre Seve- Tus) sont comprises entre les dernières années du m* siècle et les dix premières du iv*.
Si l'on jette un regard sur la carte générale du cimetière de Caliiste, on reconnaît que cette troisième area est elle-même en communication avec le cimetière de Sainte- Soteris, qui comprend les quatre areœ VII, VIII, IX, X, formant, autrefois, selon toute apparence, autant de cimetières séparés : nous avons noté leurs caractères distinctifs dans un précèdent chapitre ^
Nous venons de montrer comment se développa successivement le plus important groupe sépulcral du cimetière de Calliste. Le lecteur l'a vu croître sous ses yeux, depuis le jour où fut creusée à frais privés sa première galerie, jusqu'au jour de son complet épanouissement, quand saint Damase l'agrandit, l'embellit, fit de lui le centre de la vaste nécropole à laquelle, peu à peu, il s'était trouvé uni. On a pu remarquer comment les faits les plus importants de l'histoire des catacombes, déjà révélés par les documents écrits, se trouvent, à chaque période du développement architectural, confirmés, rendus sensibles par le témoignage des catacombes elles-mêmes, et comment tous ont laissé leur trace dans le cimetière qui vient d'être décrit. Ce témoignage matériel deviendrait plus frappant encore si nous pouvions étudier aussi minutieusement chacune des autres areœ, et particulièrement celle presque aussi importante et non moins ancienne qui contient le tombeau de saint Corneille. L'espace restreint dont nous disposons ne nous le permet pas : nous ne pouvons toutefois terminer cet aperçu