‹ Rome souterraineChapitre 266 sur 326 · C. dit : D'une conscience pore et d'une foi non feinte · texte numérisé non relu

C. dit : D'une conscience pore et d'une foi non feinte

A. dit : Ne sais-ta pas quel est mon pouvoir ?

C. dit : Tu ne sais pas quel pouvoir tu as ; car si tu m'interroges sur ton pouvoir, je te montrerai avec évidence quel il est.

A. lui dit : Dis-moi ce que tu sais.

C. lui dit : La puissance de l'homme est semblable à une outre remplie de vent, etc.

Le préfet A. dit ; D'où te vient cette audace dans tes réponses?

Sainte Cécile dit : D'une conscience pure et d'une foi non feinte.

A. dit : Ne sais-tu pas quel est mon pouvoir ?

La bienheureuse Cécile dit : Et toi, ne sais-tu pas de qui je suis la fian" céc?

A. dit : De qui?

Sainte C. dit : De Notre - Seigneur ■Jésus^Christ,

A, dit : Je sais que tu es réponse de Galérien,

Sainte Cécile dit : 0 préfet, tu ne sais pas toi-même quel pouvoir tu as; car si tu m'interroges sur ton pouvoir, je te montrerai avec évidence quel il est.

A. le préfet lui dit : 5i tu sais quel" que chose, dis-le-moi. f éprouverai un grand plaisir à entendre un discours de ta bouche.

Sainte C. dit : En proportion du plaisir que tu éprouveras, tu seras jugé. Cependant, écoute, La puissance de l'homme est semblable à une outre remplie de vent, etc.

Le prologue de ces actes montre clairement que celui qui les a compilés vécut après le triomphe du christianisme. Mais il esc difficile de ne pas admettre qu'il eut communication des documents officiels et originaux du procès, ou au moins qu'il en avait sous les yeux des copies fidèles, quand il écrivit ce récit décaillé de Tinterrogatoire, qui, dans sa version la plus simple ec la plus ancienne, a toute la précision des formes légales usitées dans un procès criminel.

plus anciens et celui reproduit par Bosio ; dans les premiers on lit : Cscilia respondit : Interrogatio tua stultum sumpsit initium; — dans le second: Sancta Caecilia dixit : Interrogatio tua stultum sumpsit exordium.

Digiti

NOTE C (page loa).

relique n'avait jamais été découverte depuis le jour où Alexandre VII la plaça dans son enveloppe de bronze. M. de Rossi a été plus heu«reux; à l'occasion du dix-huitième centenaire du martyre des apôtres, en 1867, le pape Pie IX ordonna que la chaire de saint Pierre fût exposée à la vénération des fidèles^ et rendit ainsi possible de l'examiner de près. La gravure ci-jointe a été copiée avec beaucoup de soin sur une photographie prise pendant que la chaire était exposée ; elle permettra au lecteur d'en suivre la description*.

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