‹ Roméo et JulietteChapitre 47 sur 48 · SYMPHONIE · texte numérisé non relu

SYMPHONIE

Au bout (Vun moment, on entend le bruit d'un levier ébranlant la porte, — la porte cède avec bruit. — Roméo paraît. ROMÉO, un levier à la main.

C'est là!...

Il jette son levier.

Salut, tombeau sombre et silencieux !

Un tombeau!... non ! — ô demeure plus belle Que le séjour même des cieux.

Palais splendide et radieux, Salut !

Apercevant Juliette et s'élançant vers le tombeau' Ah ! la voilà!... C'est elle I...

Prenant la lampe funéraire.

Viens, funèbre clarté ! viens l'offrir à mes yeux !

Éclairant le visage de Juliette.

0 ma femme ! ô ma bien-aimée!

La mort, en aspirant ton haleine embaumée, N'a pas altéré ta beauté !

Non ! cette beauté que j'adore Sur ton front calme et pur semble régner encore Et sourire à l'éternité.

Il repose la lampe sur le tombeau.

Pourquoi me la rends-tu si belle, ô mort livide ? Est-ce pour me jeter plus vite dans ses bras? Va ! c'est le seul bonheur dont mon cœur soit avide. Et ta proie aujourd'hui ne t'échappera pas.

Regardant autour de lui.

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