‹ Roméo et JulietteChapitre 12 sur 34 · SCENE VIÎL · texte numérisé non relu

SCENE VIÎL

LES PRÉCÉDENS, CAPÜLET, suivi d* une troupe composée de ses parens et de ses amis.

Pendanl le commencevmt ds ceîîe scène , Céh as reste absorbé dans

ses réflexions.

Ma fiîîe.,.. îoin de goûter un indigne repos.,... tu veilîes dans l’espoir de" la vengeance. Prends courage ; tu connais mon sang , ma Juliette. L’assassin de Théobald îi’échappera pas long-tems à nos perquisitions. L’état m’a permis de faire promulguer dans toute la ville qu’une récompense attendait l’ami des loix qui livrerait îe coupable îi leur juste sévérité. La trompette retentit aux portes du palais j et peut-être en ce moment Roméo j chargé de férs Tu pâlis!

Juliette, embarrassée. ,

Ah ! mon père... quoique la mort de Théobald ait déchiré 'mon ame..... je ne fais point de vç2ux pour être vengée. Je souhaiterais même....

Que Roméo bravât nos poursuites , j’y consens; mais celui que l’amour et la vengeance uniront bientôt à ton sort, celui-là s’attachera sans relâche aux traces du fugitif, et ne reparaîtra que couvert de son indigne sang..

Juliette.

Mon père.... souffrez que je me retire.... (à pan) Tous les maux m’accablent àla-fois.

, Céhas s’approche d’elle.

îS ROMEO ET JULIETTE,.

Vas, ma Jvîiette , vas. Ma chère Cëciîe, je îa recommande à Eamité. Cébas, ne ia quittez pas. Et vous, mes amis, parcourez encore la vifle entière , et qir*aucun asile ne puisse dérober le traître à nos recherches.

Page 1