‹ Roméo et JulietteChapitre 15 sur 34 · ARIETTE · texte numérisé non relu

ARIETTE

O doux Sommeil ! que tes pavots Calment le cœur de mon amie;

En fuyant, tu nous rends les maux Que par tes charmes l’on oublie.

Quand le méchant,

En s’agitant , ^

Veille et renonce à l’espérance,

Pour sa leçon ,

Dans sa prison,

Près de lui s’endort l’innocence.

Oui , tes faveurs sont la seul bien D’un ame malheureuse et tendra ;

Ton prestige vient de lui rendre.

Ah 1 pour un cœur Dans la douleur ,

De quel prix est ton doux mensonge ?

Le malheureux ,

Fermant les yeux,

Croit au bonheur , du moins en songe.

S C ï: N E IL CÉBAS, CÉCILE.

Généreuse amie, vous veillez auprès de l'infortunée fille de Capuiec. Puisse son sommeil être moins agité que ses déplorables journées !

Page 1