ARIETTE
O doux Sommeil ! que tes pavots Calment le cœur de mon amie;
En fuyant, tu nous rends les maux Que par tes charmes l’on oublie.
Quand le méchant,
En s’agitant , ^
Veille et renonce à l’espérance,
Pour sa leçon ,
Dans sa prison,
Près de lui s’endort l’innocence.
Oui , tes faveurs sont la seul bien D’un ame malheureuse et tendra ;
Ton prestige vient de lui rendre.
Ah 1 pour un cœur Dans la douleur ,
De quel prix est ton doux mensonge ?
Le malheureux ,
Fermant les yeux,
Croit au bonheur , du moins en songe.
S C ï: N E IL CÉBAS, CÉCILE.
Généreuse amie, vous veillez auprès de l'infortunée fille de Capuiec. Puisse son sommeil être moins agité que ses déplorables journées !