‹ Rosa Bonheur; sa vie, son œuvreChapitre 4 sur 220 · AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS

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t'aie, sur les divers problèmes sociaux, religieux et moraux de tout ordre qui s’ offraient au jugement d’un esprit éminent.

Mais l’on comprendrait mal peut-être mon litre à la confiance et a l’affection de Rosa Bonheur, si, avant que d’entamer le récit de sa vie, je n'exposais brièvement les circonstances qui m’amenèrent à la connaître et qui, entre la grande artiste française et une jeune Américaine de San Francisco, venue à Paris pour se perfectionner dans l’art de peindre, firent naître cette loyale et

RENARD AUX AÜUliTS, PAR ROSA BONHELR.

sincère amitié que seule la mort a pu rompre et dont, pour le reste de mes jours, je garderai dans mon cœur le souvenir reconnaissant et attendri.

Je me montrerais bien ingrate si, après avoir recommandé ce livre à /’ indulgence du lecteur, je n’adressais mes remerciements et le témoignage de ma reconnaissance à tous ceux qui m’ont aidée à poursuivre jusqu'à son achèvement une entreprise dont, plus d’une fois, les difficultés ont paru presque insurmontables à mon inexpérience : S. M. I Impératrice Eugénie, qui a daigné me donner l assurance du touchant souvenir qu elle garde de la première

femme artiste entrée, sur son intervention, dans les rangs glorieux de la Légion d’honneur ; à son nom il me serait très doux de joindre celui de S. A. M",e la Duchesse de Saxe-Cobourg-Gotha, si la mort ne l’avait enlevée peu de temps après celle dont elle aimait la cordialité et la franchise ; M. G. Maçon, conservateuradjoint du musée Coudé ; M. G. Cain, conservateur du musée Carnavalet, auxquels je dois plus d’un renseignement précieux; Mme W . Thaw, Miss Helen Gould, M. Knoedler, dont les collections se sont ouvertes libéralement devant moi ; les administrateurs du Metropolitan Muséum, à New-York ; du musée Hertford, à Londres; MM. Tedesco et la maison Braun, de Paris, et tout particulièrement MM. Lefèvre, de Londres, qui, par les facilités qu’ils m'ont données de reproduire, les premiers un grand nombre de photographies des peintures passées par leurs mains, les seconds, l’admirable collection des gravures éditées par leur maison d’après Posa Bonheur, m'ont rendu possible de présenter un ensemble plein d'intérêt, je crois, des œuvres les plus remarquables de la grande artiste. Mais si cette deuxième partie de ma tâche a été menée à bien, n est-ce pas aux bons offices de la maison Georges Petit et à l’ expérience de M. J. Augry, directeur de 1 Imprimerie, que j’en suis redevable : j’éprouve une satisfaction très vive à leur en exprimer ici ma gratitude.

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