‹ Rose et Rosette dramevaudeville en trois actesChapitre 14 sur 53 · ANDRÉ. ROSE · texte numérisé non relu

ANDRÉ. ROSE

• M«* e»l r «née immobile et pemitt en éeealmt tl nui*, mm André

t'ippreek? d'elle et lai prend U mtln.)

ANDRÉ

Vous avez entendu, Rose, et vous ne répondes pas ! Je ne sais plus que vous dire, moi! Il y a pétU-ètre bien dix ans que je vous aime! vous étiez une toute petite lllle si mignonne et si gentille, que je vous ai aimée d'abord comme un graud frère aime sa petite sœur. Puis vous êtes devenue grande et belle, si bien nue mon amitié s’est tout doucement et tout naturellement changée en amour. Quant à vous, Rose, m’aimez-vous? Je ne le sais vraiment pas, et j’ose a peine vous le demander... Cependant, aujourd’hui, puisque nous sommes seuls cl que votre mère elle-même m’a encouragé à parler, je viens vous supplier de me répondre en face et franchement : Rose, voulez-vous être ma femme? (Sii****.)

ROSE, »«*« «iïun.

Vous êtes un noble cœur, mon atni, et Dieu sait que je ne souhaiterais sur la terre de plus grand bonheur que celui d être la femme d’un homme de votre honnêteté!.. Mais votre amour patient et dévoué, votre fidelité à toute épreuve et te que chaque jour je découvre en vous de bon et de parfait, tout cela me Tait douter de moi et me fait craindre d’èlrc indigne de vous!

ANDRÉ-

Mais alors, c’est pour mes bonnes qualitcs quc vous me refluez! si j'étais un mauvais sujet... querelleur... dépensier et

* Rom, madame Rentier, Audré.

libertin... me prendriez-vous donc plutôt pour mari? Ah!., je vous comprends bien, Rose! vous n’êtes pas franche et vous avez tort ! La vérité que vous voulez me cacher, je vais roui la dire, moi ! vous en aimez un autre!

ROBE, lue lin.

Oh! pour cela, non... André, et je serais bien malheureuse n vous ne me creviez pa»(

ANDRÉ

Alors vous n’aimez personne, ni moi ni un autre?

ROSE, lemaiB«nt.

Je vous jure je que n'aitne au inonde que ma mèreetaue vous, André I H

anunr., preiqne (iitntai.

Mais alors marions-nous, que diable! et nous serons tou* heureux, vous, votre mère et moi! Ah! si vous saviez quels jolis petits projets j’ai formés pour nous deuil Quelle bonne petite existence nous mènerions dans ma chambrelle! Ah' sera-t-elle nère de vous recevoir! Je suis sûr que le bon Dieu la remplira de soleil ce jour-là ! n

Air : Rondeau det deux mai trente.

Une cbambrelte Fraîche et proprette.

Dont U fenêtre ouvre sur des jardiot,

Où la nature, 4 Dans la verdure.

Nous donnera les oiteaut pour voIiîm.

Nous trouverons eu cette humble retraite La liberté, le travail et l’amour!

Nous y Terrons la gracieuse télé

D’un bel enfant... que uous aurons un jour.

Cher petit père!

Pétrie mère!

Tels sont les mois qu’il murmure en rient!

Douce parole Qui nous console,

El qui du cœur éloigne le tourment !

Nous vitrons là, seuls, inconnus du monde Nous aimant bien, nous querellant un peu/

N'entendant pas 1a tempête qui gronde Car notre etel restera toujours bleu !

Bonheur modeste.

Bonheur qui reste.

Car il dédaigne et for et les grandeurs!

Chère tendresse Que la vicflle«»e

Retrouvera toujours Jeune en nos emurs!

NV-silct plus, 6 ma petite Rose,

Vous ne pourrez trouver ecettr plus aimant!

C’est le bonheur qu’ici Je vous propose Le vrai bonheur qui tous deni uous attend Dans ma chambrelle, etc.

Voyons, ai-je tort ou raison?

ROSE

Oh! vous avez raison! le bonheur est là!..

ANDRÉ

Oui, là, sous votre main, et vous allez le prendre! Tenez! je vais aller annoncer à nos amis que dan? huit jour?...

ROSE, p4uil>l«fli«Bt.

Non, André, ne leur dites rien et je vous promets de venir ici après-demain, à pareille heure, vous donner une réponse précise!... vous saurez pourquoi j’ai hésité, pourquoi j’hésite encore... je vous dirai tout! Attendes jusque-là, je vous en prie !

ANDRÉ

Allons, soit! mais c’csi bien le dernier délai?

ROSÉ

Je vous le jure!

Page 1