‹ Rose et Rosette dramevaudeville en trois actesChapitre 40 sur 53 · G1LARDIN, BOISPRÉAU · texte numérisé non relu

G1LARDIN, BOISPRÉAU

CHARDIN, itnnii d« l'bfticl ai »* animai à la ubl* «è U calé tu déjé

Mais venn donc, B-tispréau, venez donc, le café est déjà froid 1

BOISPRÉAU, i U caatonad*.

t’est que mon costume me gène horriblement pour descendre 1 escalier 1

CHARDIN

C'est bien fait !..

BOISPRÉAU, ■ U rantotiadt.

Ah! ÏBÏaie! iaîaïe! ah! ma culotte! maudite culotte! enfln

me voici !.. {Baîiprtaa parait en jorkrj ; calant de pria Uaatkc, ««•*

jaune , le^ua jtuae.)

CHARDIN

Ah! mon ami. que tous ètc-s laid comme ça!

BOISPRÉAU

Eh bien! vous êtes le premier à me dire ça!.. Mais douoezmoi du sucre... et ne parlons plus de mon costume.

CHARDIN

Mais si! car, enfin, pourquoi vous habillei-vous ainsi? Sommes-nous en carnaval ?

ROISffUMO,

Non, mais nous sommes dans la saison des courses! Or, disputer un prix dans une course de gentlemen a été le rêve de ma vie entière, cl ce rêve aujourd hui sera réalisé! Dans une heure je serai sur le turf des sports de Longchamps! voilà! Encore un morceau de sucre!

CHARDIN

Voici!

BOISPRÉAU

Merci ! Ah çà! mais j'y pense, maintenant I vous ave* revu Rosette, hier?

CHARDIN

Oui.

BOISPRÉAU

Eh bien, quel résultat?

CHARDIN

Elle a tout refusé! et je lui ai Tait des propositions biles! un bétel! une voiture!..

Fichtre !

BOISPRÉAU

Ma fortune!

CHARDIN

Sapristi !

Et mon cœur!

boispréau.

GILARDJN.

BOISPRÉAU, aaiarallantai.

Oh ! çr, ça n'ajoutait pas grand’chose !

CHARDIN

Mais si, car, parole d'honneur, je l’airue ! c'est une étrange femme !

BOisrr.tAC, «

C’est une drôlesse que vous devriez oublier, car elle vous a jele dans une foule d’aventures ridicules! Ce duel... (u M i éTe .)

CHARDIN, l’Initrroapaai.

Oh ! ce duel! je n'en ai jamais eu de plus honorable I et je mentais bien le coup d’époe que j’ai reçu de ce brave garçon. 11 a clé superbe sur le terrain! Je suis sur qu'il n'avait jamais tenu un fleuret, cl cependant il m'a planté dans l’épaule un grand coup d’épée !.. six semaines de lit !

BOISPRÉAU

Mais Rosette, comment vit-elle?

CHARDIN

Elle a vendu ses meubles, ses bijoux, ses diamants, et a donné aux pauvre* le produit de la vente; il ne lui est resté qu une petite rente, qui lui vient d’une de scs tantes ; cl puis elle travaille ! Enfla elle vit seule... triste, désolée cl habitant un petit appartement de bourgeoise, meublé en noyer et en acajou! elle est là-dedans en robe de laine! on dirait une veuve de petit employé. Elle fuit toute distraction! je l’avais mvilce à venir aujourd’hui, elle a refusé!

* BQlSrRF.AI .

Elle aimait cet André!

Oui!..

BursrnüAU.

Ü ’esl grodigieux, car vraiment nous sommes mieux que

CHARDIN

Certainement! cependant...

aontuftiv.

Cependant»., quoi?..

CHARDIN, riant.

Eh bien! quand je vous vois dans ce costume, avec vos jambes de cerf, je croisquc cet André avait vraiment meilleure tournure *.

boispréau.

A pied, c’est possible! mais vous allez me voir à chevalquand j’aurai enfourché Ramasse-ta-Tèlc, mon brave Ramasse-ta-Tête, je serai splendide.

Ll CARÇON, tntrani dt dralti",

U Toiture de cc* Meuloure les attend là! (nwi«u t,«„

4a ifcéilrt.)

GILARDIN.

C'est bien, Abus voici! Allons, venez; monsieur le coureur!

BOISPRÉAU

Allez I je vous suis I j’ai un renseignement à prendre, (ci-

l'rti» «m A drelu.)

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