G1LARDIN, BOISPRÉAU
CHARDIN, itnnii d« l'bfticl ai »* animai à la ubl* «è U calé tu déjé
Mais venn donc, B-tispréau, venez donc, le café est déjà froid 1
BOISPRÉAU, i U caatonad*.
t’est que mon costume me gène horriblement pour descendre 1 escalier 1
CHARDIN
C'est bien fait !..
BOISPRÉAU, ■ U rantotiadt.
Ah! ÏBÏaie! iaîaïe! ah! ma culotte! maudite culotte! enfln
me voici !.. {Baîiprtaa parait en jorkrj ; calant de pria Uaatkc, ««•*
jaune , le^ua jtuae.)
CHARDIN
Ah! mon ami. que tous ètc-s laid comme ça!
BOISPRÉAU
Eh bien! vous êtes le premier à me dire ça!.. Mais douoezmoi du sucre... et ne parlons plus de mon costume.
CHARDIN
Mais si! car, enfin, pourquoi vous habillei-vous ainsi? Sommes-nous en carnaval ?
ROISffUMO,
Non, mais nous sommes dans la saison des courses! Or, disputer un prix dans une course de gentlemen a été le rêve de ma vie entière, cl ce rêve aujourd hui sera réalisé! Dans une heure je serai sur le turf des sports de Longchamps! voilà! Encore un morceau de sucre!
CHARDIN
Voici!
BOISPRÉAU
Merci ! Ah çà! mais j'y pense, maintenant I vous ave* revu Rosette, hier?
CHARDIN
Oui.
BOISPRÉAU
Eh bien, quel résultat?
CHARDIN
Elle a tout refusé! et je lui ai Tait des propositions biles! un bétel! une voiture!..
Fichtre !
BOISPRÉAU
Ma fortune!
CHARDIN
Sapristi !
Et mon cœur!
boispréau.
GILARDJN.
BOISPRÉAU, aaiarallantai.
Oh ! çr, ça n'ajoutait pas grand’chose !
CHARDIN
Mais si, car, parole d'honneur, je l’airue ! c'est une étrange femme !
BOisrr.tAC, «
C’est une drôlesse que vous devriez oublier, car elle vous a jele dans une foule d’aventures ridicules! Ce duel... (u M i éTe .)
CHARDIN, l’Initrroapaai.
Oh ! ce duel! je n'en ai jamais eu de plus honorable I et je mentais bien le coup d’époe que j’ai reçu de ce brave garçon. 11 a clé superbe sur le terrain! Je suis sur qu'il n'avait jamais tenu un fleuret, cl cependant il m'a planté dans l’épaule un grand coup d’épée !.. six semaines de lit !
BOISPRÉAU
Mais Rosette, comment vit-elle?
CHARDIN
Elle a vendu ses meubles, ses bijoux, ses diamants, et a donné aux pauvre* le produit de la vente; il ne lui est resté qu une petite rente, qui lui vient d’une de scs tantes ; cl puis elle travaille ! Enfla elle vit seule... triste, désolée cl habitant un petit appartement de bourgeoise, meublé en noyer et en acajou! elle est là-dedans en robe de laine! on dirait une veuve de petit employé. Elle fuit toute distraction! je l’avais mvilce à venir aujourd’hui, elle a refusé!
* BQlSrRF.AI .
Elle aimait cet André!
Oui!..
BursrnüAU.
Ü ’esl grodigieux, car vraiment nous sommes mieux que
CHARDIN
Certainement! cependant...
aontuftiv.
Cependant»., quoi?..
CHARDIN, riant.
Eh bien! quand je vous vois dans ce costume, avec vos jambes de cerf, je croisquc cet André avait vraiment meilleure tournure *.
boispréau.
A pied, c’est possible! mais vous allez me voir à chevalquand j’aurai enfourché Ramasse-ta-Tèlc, mon brave Ramasse-ta-Tête, je serai splendide.
Ll CARÇON, tntrani dt dralti",
U Toiture de cc* Meuloure les attend là! (nwi«u t,«„
4a ifcéilrt.)
GILARDIN.
C'est bien, Abus voici! Allons, venez; monsieur le coureur!
BOISPRÉAU
Allez I je vous suis I j’ai un renseignement à prendre, (ci-
l'rti» «m A drelu.)