ACTE IV, SCÈNE IL
Du Ciel qui la punit éprouve la justice.
Qu'entends- je? De quel droit venez-vous m'insulter? Vous connaissez ma peine, osez-vous l'irriter? Souffrir, toujours souffrir, est-ce là mon partage? D'un appui généreux j'attendais le langage , Rosemonde espérait du moins quelque pitié : Vous m'en aviez promis.
éléonore à part. ,
Je l'avais oublié.
Venez-vous la servir? Pouvez-vous la défendre ?
Je le puis.
Quels secours de vous doit-elle attendre ? Qu'a-t-elle à redouter ?
ÉLÉONORE
Les plus affreux périls.
L'en affranchirez-vous?
EDÉONORE.
Peut-être.
Quels sont-ils ?
Elle pensait les fuir en fuyant l'infamie.
ÉLÉONORE
Tu ne connais donc pas ta mortelle ennemie?
Sa haine et son pouvoir? Sais-tu bien que sa voix
Jamais d'un châtiment n'a menacé deux fois ;
Que ses arrêts sontprompts, sa main plus prompte encore;
Son époux est Henri, son nomEléonore.
Sa vengeance du sang... sais-tu bien ?
Arrêtez !
Vous devez me défendre, et vous m'épouvanlez. Quel espoir est le vôtre , et quel vœu vous amène ? M'offrez-vous vos secours ?m'offrez-vous votre liai ne,