ALBOIN, ROSEMONDE
ALBOIX.
Arrêtez l’assassin ! A l’aide ! à l’aide ! à moi !
Mes comtes, mes amis, secourez votre roi !
( Kosetnonde prend au fond une lampe, et va vers Alboin s'assurer s'il est bien mort. Ils se regardent.)
Celte femme, quelle est cette femme?
KOSEMONDE.
La haine,
La vengeance, tardive, il est vrai, mais certaine.
ALBOIN
Ah!
Regarde-moi bien.
ALBOIN
Fantôme, que veux-tu?
Je veux te voir mourir à mes pieds abattu.
ALBOIN tombs près de sa couronne.
Rosemonde ! . . . Elle est morte.
Elle est encor vivante Pour jouir do ta mort et de ton épouvante.
ALBOIN
Mes armes! dieux d’enfer!...
( U s'otlurco do utisir son ôpôe. Hosemondo repousse son bras.)
UOSEMONDE.
HOSEMONDE.
Tes armes, et pourquoi?
Ta puissance et ton sang s’écoulent devant moi, Misérable, et tu mmirs sous la main d’une femme.
Te voilà donc, vainqueur grossier, soldat infâme.
Qui mêles la débauche avec la cruauté,
Et n’as de la valeur que la brutalité !
Toi ([ui souillais le trône ainsi que la victoire, Souvicns-toi de la coupe où je fus près de boire.
Je me venge; voilà tes crimes expiés;
Je te brave mourant et je te foule aux pieds.
Ta gloire, tes projets de conquérir le monde.
Ta vie et ton pouvoir, c’est moi, moi Rosemondé,
Qui les brise : on me sert, on m’obéit chez toi ;
J’ai commandé ta mort et je vais faire un roi.
C’est Didier, ton rival, ton ennemi, qui m’aime.
Et qui pour m’obtenir t’a poignardé lui-même.
Aux respects des Lombards je vais le signaler ;
Je régnerai sur eux s’il me plaît de régner.
Toi, cependant, tu meurs, et tu meurs ma victime.
Et ton nom exécré dans la honte s’abîme ;
La grande âme du roi lâchement outragé Triomphe par sa fille, et mon père est vengé.