ACTE QUATRIEME
GEORGES, allant à elle.
Je sais qu'Hélion sort d'ici. Ne me répondez pas... Ecoutez-moi. Je ne veux pas que vous soyez à cet être-là ! Je ne le veux pas ! Vous en souffririez un jour ; moij'en souffrirais toute ma vie ! Rapprochant.) Vous, lit maîtresse d'un homme riche, qui ne vous garderait que par vanité... Jamais vous ne serez cela, jamais !
ROSE
Laissez-moi!
GEORGES
Vous êtes née pour être la compagne et L'amie d'un garçon comme moi, qui vous aime profondément. Oui, Rosine, je vous aime profondément. Loin de vous, je perds mon courage h ma volonté, je n'ai [dus ni ambition, ni ardeur, je suis écœuré de tout,
furieux!... Mais, si vous étiez à moi, si j'avais à vous conserver et à vous défendre, je serais sur de l'avenir, je ne craindrais plus rien du mauvais sort, ni de ma propre faiblesse. (Baissant ia voix.) Allonsnous en! Quittons ce pays qui vous est odieux. Un de mes amis m'offre de rn'emmener à Paris avec lui. J'ai la certitude d'y gagner ma vie el la vôtre, et je sens que nous aurons de la chance, Ions les deux. Dites, Rosine, voulez-vous risquer nos deux existences dans cette aventure?
(Rose le regarde sans répondre.) Est-ce parer que
je n'ai pas d'argent que vous ne voulez p;is me suivre ?
rosi:.
Moi, l'argent!... Ah! tenez, j'en aile dégoût, j'en ai la honte ! | mi icndant la Emmenez-moi !