‹ Rosine; comédie en quatre actesChapitre 27 sur 149 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

LUCIE-

Je n'ai pas confiance en lui. Je n'ai confiance qu'en vous, monsieur Pagelet. Le pré est indivis entre mon frère et moi. Alors, j'ai écrit à Jean. A ce moment-là, justement, la mère était un peu malade. Il a profité de l'occasion et on s'est embrassé. On ne peut pas toujours rester brouillée avec son frère, n'est-ce pas ?

PAGELET, s'approchant.

Il y a une autre personne avec laquelle vous ne pouvez pas non plus rester brouillée éternellement.

Vous voulez parler de cette femme?

PAGELET,

(-'est une très honnête femme, madame Bulaud. Pourquoi voire mère ne dotino

t-elle pas son consentement, voyons?...

Remarquez qu'aujourd'hui, votre frère peut s'en passer.

LUCIE

On dit chez nous qu'un mariage contracté contre la volonté de sa mère finit toujours mal. Jean le sait.

PAGELET.

Jamais Perrin ne trouvera une femme plus dévouée et plus intelligente.

LUC! i.

Oh î elle ne saurait point seulement cultiver la terre!

PAGELET.

C'est inutile, puisqu'aujourd'hui, votre frère est dans le commerce.

lucj i;.

Il n'y restera peut-être pas toujours.

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