‹ Rosine; comédie en quatre actesChapitre 35 sur 149 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

dire ne le fera quitter le pays. Vous voyez que ce n'est point la peine de lui faire des scènes, ni de causer du scandale dans la commune, par votre présence.

ROSE

Lui! Il se marie!... Lui!... Ah! le malheureux! Ah ! le fou! Il était donc capable d'une action aussi basse? Est-ce possible? Mais non! Tout seul, il n'y aurait pas songé de sa vie. Votre mère et vous, vous l'avez trompé comme un enfant. Qui sait quelles choses ignobles vous avez inventées sur moi, toutes les deux?

LUCIE

On n'a eu besoin de rien inventer du tout. C'est Jean qui ;i fini par voir que sa conduite 1<; menait à La perdition, parce que si le bon Dieu avait voulu que vous

soyez sa femme, il vous aurait envoyé des enfants. Si vous aviez eu un enfant seulement, la mère aurait consenti.

ROSE, avec mépris.

Je vois que vous êtes toujours superstitieuse.

LUCIE

Toujours ! Tout le monde l'est, chez nous.

ROSE, s'approchant d'elle.

Avez-vous été assez hypocrite et assez lâche, quand vous avez écrit à Jean que sa mère était malade! J'aurais dû deviner la vérité rien qu'en me rappelant vos yeux et vos lèvres î

LUCIE

Tous les moyens sont bons, quand on

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