ACTE DEUXIÈME
je pourrai : je veux être une ouvrière; Justement, je suis plutôt adroite. Je sais faire de la dentelle... Louison m'aidera. Je pense que nous gagnerons notre vie, toutes les deux.
PAGELEÏ.
Morbleu ! Je m'engage à vous procurer des pratiques. Il m'était cependant venu une autre idée... Si j'essayais de vous trouver chez une de mes clientes, quelque bonne place de dame de compagnie, par exemple, ou de...?
ROSE, l'interrompant.
uli ! non, monsieur Pagelel, je vous remercie. Je suis, je crois, une bonne ouvrière; je serais une très mauvaise demoiselle de compagnie Pour le moment, je préfère me remuer, m'agiter, courir après
le travail, le faire quand j'en aurai, en chercher quand je n'en aurai plus. Ce que je craindrais par dessus tout, aujourd'hui, ce serait de dépendre de quelqu'un, d'être forcée à une espèce d'obéissance. Vous me comprenez, n'est-ce pas, monsieur Pagelet? J'aime mieux avoir une vie plus difficile et plus hasardeuse et rester un peu indépendante. Il me semble que j'oublierai plus vite.
PAGELET-
C'est comme il vous plaira, mon enfant. Vous pouvez compter surmoidans tous les cas. J'ai la conviction que l'avenir vous réserve une bonne revanche.
ROSE
( Mi ! l'avenir pour moi, c'est ce soir. Ce soir, cnscra demain. Je ne veux plus faire d(! projets.