ACTE DEUXIÈME
Moi, j'ai deux filles... Vous me permettrez de raisonner autrement. Hé! vous êtes un philosophe, vous ; vous méprisez nos petits préjugés de province et vous vous tenez au courant des derniers progrès de nos mœurs. Mais, nous, simples provinciales, nous en sommes restées aux anciennes définitions de l'honneur et de la vertu, et nous faisons encore une certaine différence entre une femme qui a un mari et une femme qui a un amant.
DESCI.OS.
Oui, il vaut mieux avoir les deux, comme madame...
MA DAM E (iRANGICR.
Te tairas-tu, à la fin !
PAGELET, à madame Ilélion.
Je vous assure, madame, que Rose a eu t(iut"s les excuses.
MADAME II E LION"
Et moi, je crains que vous ne vous fassiez beaucoup d'illusions sur celte petite femme.
PAGELET.
En quoi?
MADAME HÉLION
Je ne vous donne que ma première impression; mais elle a été des plus mauvaises. Une ouvrière, cette fille-là?...
Allons donc!
PAGEL'ET.
Elle est d'une bonne famille.
MADAME HÉLION
Elle n'en est que plus blâmable. Et puis, qu'est-ce que c'est que celte toilette claire, et mémo élégante, dans sa position!