‹ Rosine; comédie en quatre actesChapitre 90 sur 149 · IE TROISIÈME · texte numérisé non relu

IE TROISIÈME

i OUISON.

Vous n'êtes pas née pour, être une ouvrière, votre père était un bourgeois; et quand on n'est pas née pour être une ouvrière, on ne devient pas une vraie ouvrière. Vous n'avez pas le caractère qu'il

faut.

rose.

Tu te trompes justement. Il me semble

que je n'ai jamais été plus libre ni plus

ricbe. Je ne me rappelle pas une époque

de ma vie où j'aie eu moins d'inquiétudes.

Je n'ai jamais vu aussi clair devant moi...

Qu'est-ce qui nous manque?

Loi; I SON.

(ih! à moi, il ne me manque pasgrand'chose; mais, c'est à vous...

Rosi,

.le suis très satisfaite de l'étal où je suis.

J'ai bien entendu, quelquefois, chuchoter sur mon passage; nous avons bien quelques voisins qui nous regardent de travers...

LOUISON

Y en a-t-il, des imbéciles !

ROSE

Mais toutes ces petites tracasseries me sont bien indifférentes.

LOUISON, secouant la tête.

Je crois, ma pauvre Rose, que vous vous faites beaucoup d'illusions sur les gens d'ici.

ROSE

En quoi?

LOUISON

Allez, vous ne vous habituerez pas facilement a travailler pour les autres.

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