SCÈNE PREMIÈRE
M. MONTOUE.
Alors cela ro m'étonne pas qu'elles bâillent au premier ennui. .. . Tiens ! pour trouver chaussure à son pied il faut aller à Québec. (^Olive et Estelle arrivent portant, chacuney un petit panier plein de fruits,)
ESTELLE
Oh ! que c'est joli !
OLIVE
Oh ! que c*eet joli I
ESTELLE
Des mousses 1
OLIVE
Des fougères I
ESTELLE
Des fleurs !
^ OLIVE
Des érables comme chez nous I
ESTELLE, (déposant panier, chapeaiij voile )
Do l'eau, U bas !
OLIVE, (faisant la même chose.) Que c'est poétique I
8 sous LES BOIS.
M. MONTOUR.
Et rustique ! C'est moi qui l'ai deviné, cet endroit.
MAD. MONTOUR.
Il t*attirait, je crois, mon mari, car tu marchais 1 tu courais I tu volais, quoi I
OLIVE
Comme si vous aviez eu des ailes.
M. MONTOUR.
Si j'avais eu des ailes, hum I (7^ montre la cime des arbres,)
MAD, MONTOUR, riant.
Un beau merle !
M. MONTOUR, (avec un geste indigné.)
Un merle ?
ESTELLE, vivement.
Un aigle I un aigle I
(ilf". Montour fait un signe d'assentiment^ et se laisse tomber sur la mousse. Mad, Montour s* assied aussi)
M. MONTOUR.
Qui va faire la cuisine ?
OLIVE
Il ne faudrait pourtant pas allumer du fou ici.
10 sous LES BOIS.