‹ Rouge et bleu: comédiesChapitre 73 sur 86 · LES MÊMES, M. FLAMEL · texte numérisé non relu

LES MÊMES, M. FLAMEL

M. FLAMEL

Vous pousse au bonheur, comme vous me poussez à la gloire !... Des adhésions nouvelles à chaque instant!.... Ça sera un écrasement.... Je ne me croyais pas si populaire.... tant estimé !

EVA, fille.

Vous l'êtes de nous surtout.

M.FLAMEL

Oui, oui, quand on vous donne la félicité à plein cœur, qu'on se soumet humblement à vos petites exigences, qu'on fait votre sainte volonté, adorable tigresses....

Vous nous traitez comme vous traitez vos électeurs, avec des promesses.

ZiJO ROOGE KT BLEO,

BKNE, i^etit.

Protoettre, promettre encore, promettre tonjonre, c'est le propre d'un candidat habile.

M.FLAMKL.

C'est vrai, mousieiir le politîqiieur, moDsiearle papillon,

KENE.

Papillon ?

M, FLAMEL

Eh oui ! voua batinez dans le jardin de l'amour comme un poète, tout en traçant des plans de campagne comme un général.... en politique.

RENE, agent.

C'est la sélection pendant l'élection. Je suis darwiniate.

EVA, fille.

{A paH.) Encore un qui veut descendre-du singe !

M, FLAMEL, à su glle.

En ma présence, ma fille, tu peux sourire À ton futur. Tu peux laisser parler tes yeux, si ta bouche n'ose le faire....Tu peur aimer tout haut, tout bas, comme tu le voulais.. ..II t'aime, il me l'a dit ; tu l'aimes, tu me l'as dit aussi.

DEUXliME ACTE. 237

EVA, fille.

Mon père !

EVA, nièce.

{A part). Il l'aime !

RENE, ag«nt.

Commeut, mademoiselle, j'ai le bonli^uj: de....

EVA, fille.

De pouvoir m'oublier !

RENE, agent.

Mai3 comment l'oserais-je ? comment le pourrais- je. maiotena^at que vous avez daigaé jeter; lea yeux aor.moi.... que vous avez bien voultime^ch^sir entre tous....

EVA, fille.

II 7 a méprise) monsieur ; ce n'est pas. moi qui VOUS ai choisi, c'est mon père. Il y a méprise, wush. dîs-je..*. Il s'agit de ma cousine que vous^ trouvez adorable et qui Test en efifet.... et qui saura- vou» aimer....

EVA, nièce.

Eva, que fais-tu ?....

RENE, à Eva, nièce.

Vous, mademoiselle, vous me trouvez quelques qij^ité^ ? Yous^ ne-jne jugez pas indigna' àno^yoùe

ne puis voas obéir.... Celui que j'aime, c'est un autre Bené Mural.

M^FLAMBL, ébahi.

Hein?.,., un autre Eené Mur^l?.... Deux René Mural ?

BENÉ, agent, regardant le notaire.

Deux René Mural?....

EVA, nièce, regardant René.

Oui, deux.... heureusement !....

M. FLAMEL

Il ne peut pas y en avoir deux, comme il n'y a pas deux.... Chapleau !....

E VA, fille.

Non, il n'y en a qu'un seul, sans doute, CQ^ume il n'y a qu'un Mercier !

M. FLAMEL

Ma fille, du respect pour les opinions de ton père !....

EVA, fille.

Mon père, de la pitié pour les sentiments de votre fille !.... {Ji^nnette ^ntre).

JEANSETTE,

Excusez-moi.... Un monsieur, le même qui est venu il n'y a pas longtemps, pri5sente..., présente..., quoi donc?.... Ah 1 je l'ai !„.. présente sea salutations empressées à mademoiselle Eva {Elle -montre la fiUe du notaire.') Vous.... et demande la permission de....

M. FLAMKL.

Achève ' achève !

JEANNKTTE.

Vous me coupez la parole, sauf le respect que je vous dois.

EVA, fille.

C'est moi qu'il désire voir ? »

JEANNETTE

Vous m(^me, en propre personne.

M. FI.AMEL.

Si c'est l'autre..-

JEANN'ETTE, viTement.

Non, monsieur, ce n'est pas l'autre, c'est lui-même, personne lie ment.... Est- ce que je vais le faire entrer ?

E VA, fille.

Sans doute, Jeannette.

M. FLAMEL

Fais-le entrer, je le ferai sortir, moi. (Jeannette sort)

E7A, fille.

Mon père !

Mon oncle ! (René, avocat, entre.)

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