‹ Rouge et bleu [microforme]Chapitre 29 sur 120 · PAUL, CERISETTE · texte numérisé non relu

PAUL, CERISETTE

PAUL

Oh ! comme vous venez à propos! j'allais sortir sans Vous Voir. É

CERISETTE

On arrive toujours à propos quand on a un bon motif pour arriver. Madame Ducap vous prie de lui pardonner sa sortie un peu brusque.... Elle s’est sentie prise d’un étouffement subit. Quelque choso qui lui montait du cœur à la gorge.

PAUL

(A part.) Oui, oui, le secret ( Haut.) c’est bien, dites-

- Jui que je lui pardonne, mais ne le lui dites pas main- J. tenant. Restez avec moi. Je lui pardonne de grand car | cœur et comment ne le ferais-je point, puisque c'est Mais vous qui venez quand elle s’en va ? vous

CERISETTE. ‘ Tont de même je ne m'attardérai pas trop; elle Ri trouverait que ce n’est guère convenable, PAUL, Si j Muis si cela nous convient à nous, CERISETTE. d Éxc Pour qu’une chose soit bien, il paraît qu’elle doit être à la convenance des autres.... Est-ce qu'il y a longtemps que vous avez vu Juliette ? Cruc PAUL.

Juliette ? pourquoi cette question ? quand je suis Je ac avec vous je l’oublie. î Vous a CERISETTE. sirai pa Et quand vous êtes avec elle, c'est moi que vous oubliez. Vosi PAUL.

Je ne dis pas cela.

CERJSETTE. Je pre

Mais vous le faites.

Sicen

bd vous

PAUL

Je’sdis:que:vous'aimez Jean, et cela me rend tristez car il est mon ami, ét je voudrais le voir heureux: Mais je n'ai pas le courege de renoncer à l'espoir de vous posséder pour vous jeter dans ses bras.

CERISETTE, Rieïi no presse, nous sommes pauvres tous..., trois. PAUL.

Si j'avais l’aisance, m'épousoriez-vous ? dites. CERISETTE. riant, Éxcepté si j'épousais. Jean.

PAUL

Cruells, pourquoi me faire ainsi souffrir ?

CERISETTE. sur uu tôn badin.

Je souffre peut-être plus que vous, plas que lui... Vous avez tant do qualités tous deux, que je ne choisirai pas.

PAUL

Vous ne prendrez ni l’un ni l’autre ?

CERISETTE, Je prendrai....les yeux fermés.

PAUL, avec force,

Si ce n’était pas Jean, comme je serais jaloux !

CERISETTE, gaiement,

Si ce n'était pas Juliette, comme je sorais jalouse | comme je l’égratignerais !....car les femmes égratignent.

PAUL

Pas un garçon ne me résisterait. Je sens que l'amour décuple ma force.

CERISETTE

Vrai, vous êtes comme cela ?

PAUL, avec enthousiasme.

Je vais acquérir l'aisance, une douce aisance. Je vais travailler jour et nuit, s'ille faut, oui, jour et nuit |! Que l'ouvrage arrive ! mon courage est grand et mes bras sont forts ...Notre foyer sera paisible et joyeux. ...Les soucis ne viendront point assombrir

votre front riant, ma Cerisette. Nor OERISETTE. toujou Il me dit la même chose, lui...

PAUL, s Vou Qui, lui ? Jean ? ph les por CERISETTE.

Oui, Jean. :

PAUL, Mais Malheur! Et no pas le haïr!.... et l'aimer tou- Ils sorte

louse | sgrati-

s que

, Je 1r et rrand isible nbrir

jours. J'en deviendrai fou. ..

comme un frère, lui.

Oerisette, aimez.lo

Eh bien! À l’aimerais mieux... Non, pas cela | Aimez-nôus aütrement. L'amitié q’

Un6 sœur, c'ést doux, c'est Su4Vé, mais £a ne r'assasié point...

CERISETTE, Et voüs Voulez être)

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