LE CHANT DES VENGEANCES
Aux armes ! qu'au chant de la Paix Succède l'hymne des batailles; Aux armes ! loin de nos murailles Précipitons nos rangs épais.
Qu'importe l'Europe vaincue, Qu'importe la foule éperdue De ces rois tremblants devant nous?
La paix nous est-elle permise?
L'affreux brigand de la Tamise N'a pas succombé sous nos coups.
Le chœur reprend les deux derniers vers; puis après un deuxième couplet le chœur alterne le cri de : Vengeance ! avec les chants des bardes.
Nous supposons que la citation d'un couplet suffira pour édifier nos lecteurs sur la facture des vers. Ce couplet nous donne un échantillon de la poésie de l'époque. Et Rouget n'est pas parmi les plus mauvais dans ce genre.
Nous avons à plusieurs reprises parlé du chant de Roland à Roncevaux. C'est ce chant qui est en tête du volume musical de Rouget. Le 9 germinal an IV, il le présenta au théâtre de la République et des Arts; mais il n'y fut point chanté. En voici la reproduction copiée dans le volume des Essais en prose et en vers :