LENFANT
— « 0 mon père ! entends-tu cette belle peinture « Et tout ce qu'à mi-voix le méchant me promet ?
LE PERE
— « Rassure-toi, mon fils; à travers la forêt,
« Dans les branches des pins, c'est le vent qui murmure. »
LE ROI DES AULNES
— « Cher enfant ! Pourquoi balancer ? € Viens donc, mes filles te demandent :
c Leurs soins, leurs caresses t'attendent; < Pour toi leurs chants vont commencer.
l'enfant
— c Ses filles !... Les voilà qui m'appellent dans l'ombre.
LE PÈRE
— «Eh! non, c'est un vieux saule et son feuillage sombre.
LE ROI DES AULNES
— « Enfant ! qui peut te retenir ?
c Je l'aime; ta beauté me charme; « Mais je sais aimer et punir;
c Et la force est aussi mon arme.
l'enfant
— « Il m'a saisi, m'entraîne... Oh ! quel mal il méfait! € Oh ! mon père ! Au secours! »...
A ces mots il se tait.
Le bon père a frémi, plein d'angoisse et de crainte. La cavale obéit à l'acier qui la mord; De sa ferme à la fin, il aborde l'enceinte. Il entre... son enfant dans ses bras était mort.
U n'est pas d'amateur de musique et de chant qui ne connaisse la belle harmonie que Schubert a faite sur cette élégie; on connaît généralement mieux la traduction de Bélanger que celle de Rouget de Lisle.
Alfred Leconte,
Député,
4400. — L. -Imprimeries réunies, B, rue Mignon, 5!. — May et Motteroz. direct.
La Bibliothèque Université d ' Ot'cawa
Echéance
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