‹ Rouget de LisleChapitre 38 sur 38 · LENFANT · texte numérisé non relu

LENFANT

— « 0 mon père ! entends-tu cette belle peinture « Et tout ce qu'à mi-voix le méchant me promet ?

LE PERE

— « Rassure-toi, mon fils; à travers la forêt,

« Dans les branches des pins, c'est le vent qui murmure. »

LE ROI DES AULNES

— « Cher enfant ! Pourquoi balancer ? € Viens donc, mes filles te demandent :

c Leurs soins, leurs caresses t'attendent; < Pour toi leurs chants vont commencer.

l'enfant

— c Ses filles !... Les voilà qui m'appellent dans l'ombre.

LE PÈRE

— «Eh! non, c'est un vieux saule et son feuillage sombre.

LE ROI DES AULNES

— « Enfant ! qui peut te retenir ?

c Je l'aime; ta beauté me charme; « Mais je sais aimer et punir;

c Et la force est aussi mon arme.

l'enfant

— « Il m'a saisi, m'entraîne... Oh ! quel mal il méfait! € Oh ! mon père ! Au secours! »...

A ces mots il se tait.

Le bon père a frémi, plein d'angoisse et de crainte. La cavale obéit à l'acier qui la mord; De sa ferme à la fin, il aborde l'enceinte. Il entre... son enfant dans ses bras était mort.

U n'est pas d'amateur de musique et de chant qui ne connaisse la belle harmonie que Schubert a faite sur cette élégie; on connaît généralement mieux la traduction de Bélanger que celle de Rouget de Lisle.

Alfred Leconte,

Député,

4400. — L. -Imprimeries réunies, B, rue Mignon, 5!. — May et Motteroz. direct.

La Bibliothèque Université d ' Ot'cawa

Echéance

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