‹ Rouget de Lisle, son œuvre--sa vieChapitre 32 sur 124 · h6uoç* i;fE 'i^sises · texte numérisé non relu

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^chÀ pfScfsèrons, et désignerons le mois de mai : non par la raison invoquée généralement pour donner le mois de juin comme limite extrême, à savoir Tabsence du maréchal Luckner, qui, nous Tavons vu, avait pris le commandement de Tarmée du Nord après Taffaire du 28 avril et n'était plus, par conséquent, à Strasbourg (en quoi cela eût-il empêché qu'on lui conservât la dédicace d'un morceau dont il avait reçu l'hommage au lendemain de la composition ?), mais par un autre motif plus sérieux à notre avis, et qui n'est autre que le départ de Rouget de Lisle de Strasbourg. L'auteur de la Marseillaise quitta en effet dans le courant du mois de mai, pour n'y plus jamais revenir, la ville où, pendant une nuit, il avait été si prodigieusement élevé au-dessus de lui-même, et de tous : c'est lui-même qui fait connaître cette date dans un écrit postérieur d'environ un an et demi*, et d'autre part on a de lui une lettre écrite de Huningne à Dietrich le 12 juin 17922qui prou-

de Lisle a dit trente ans plus tard que son hyuime fut répandu « par la voie d'un journal constitutionnel rédigé sous les auspices de Dietrich »: or ce journal était la Feuille de Strasbourg^ et non les Affiches, 11 est vrai que la Feuille n'a jamais publié la Marseillaise ; mais ce journal étant édité chez Dannbach, où fut publié le morceau, une si légère confusion, produite après trente années, n'a rien que de très explicable. Rien ne prouve d'ailleurs que l'éditeur n'ait pas fait distribuer la chanson avec les numéros du journal: comme cela l'assertion de Rouget de Lisle serait encore plus complètement justifiée

1 . J, Rouget Delisle au peuple et aux représentants^ an II, p. 3.

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