‹ Roumanie, d'Andrinople à Balta-LimanChapitre 19 sur 42 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

l'histoire d'après les anonymes.

Nous croyons devoir signaler, dès maintenant, à l'attention du lecteur, les noms de MM. Elias Regnault, Ubicini, Billecoq, consul général de France à Bucarest, et Tocilesco, professeur d'histoire et membre de l'Académie roumaine.

Ces messieurs ont tous écrit sur le règne du Prince Bibesco; tous ils ont fait assaut d'ingéniosité, d'imprévu, d'audace dans l'art de dénaturer les faits. Seulement, MM. E. Regnault et Ubicini ont écrit leur histoire en copiant des brochures anonymes, car la Dernière occupation des Principautés par les Russes^ de G. Chainoi, auteur inconnu, nom d'emprunt, et « la Principauté de Valachie sous l'Hospodar Bibesco )), brochure imprimée à Bruxelles, signée : « B. A., ANCIEN AGENT DIPLOMA- TIQUE DANS LE LEVANT », qui ont été le vade mecu?n de ces messieurs, ne sont que des écrits anonymes.

Or, si l'homme qui calomnie, qui insulte et ne signe pas de son nom, passe à juste titre, auprès des honnêtes gens, pour un être méprisable, n'est-on pas en droit de dire que ceux qui puisent leurs renseignements dans le cloaque où se complaît l'anonyme déshonorent leur plume?

Nous n'ignorons pas, à vrai dire, que MM. E. Regnault et Ubicini prétendent que ce a pseudonyme de G. Chainoi cache le nom de M . Jon Ghyka, gouverneur de Samos » (i) , ni qu'il est admis que la brochure aux initiales B. A., ancien agent diplomatique

(i) Histoire des Principautés danubiennes , par Elias Regnault, p. 243. (Paulin et Le Chevalier, éditeurs, 1855.)

Valachie et Moldavie, par Ubicini, p. 177. (Firmin Didot.)

L'HISTOIRE D'APRÈS LES ANONYMES

dayis le Levant, et V Album moldo-valaque (voir M. E. Regnault, p. 280), sont les écrits de M. Billecoq (Adolphe), ancien consul général à Bucarest. Mais, d'autre preuve, aucune.

En conséquence, nous préférons ne pas accepter ces affirmations intéressées et ne pas admettre que MM. Jon Ghyka et A. Billecoq, — quelque ressentiment qu'ils aient pu concevoir contre le successeur du prince Ghyka^ dont ils étaient, l'un le parent, l'autre l'ami; quelque intérêt politique ou privé qu'ils aient pris pour guide de leurs actions ou de leurs correspondances, — soient descendus dans les bas-fonds de l'anonymat pour insulter l'élu de 1843.

Cela dit, nous pourrions passer outre aux factums de MM. Elias Regnault et Ubicini et nous contenter de prouver, — pièces en main , — que si l'on était réduit à écrire l'histoire du règne du Prince Bibesco d'après la correspondance de M. Billecoq ou la brochure du savant historien M. Tocileso, il faudrait renoncer à faire de l'histoire. Mais nous nous sommes rappelé que MM. Elias Regnault et Ubicini bénéficiaient depuis plus de quarante-cinq ans de l'apathie des honnêtes gens qui font de la politique, mais n'écrivent pas; que depuis quarante-cinq ans, à défaut de livres d'histoire vrais, on consultait les leurs, et nous avons pensé que les citer serait plus profitable pour tout le monde.

Chaque fois donc que, dans le courant de notre travail, nous en trouverons l'occasion , nous placerons leur texte au-dessous même du document copié dans le Moniteur du temps ou emprunté aux archives de l'Etat. De cette façon, on pourra comparer et juger; et quand on aura lu la correspondance du Prince Bibesco, qu'on aura étudié les actes de son règne sur pièces authentiques ; quand on aura saisi le but dans lequel a été ourdi ce vaste complot à deux têtes, le silence et la calomnie : le silence à faire sur tel grand acte du règne, — comme, par exemple, l'émancipation des esclaves, — la calomnie à déverser sur tous les autres, nous aurons rempli notre tâche.

L'HISTOIRE D'APRÈS LES ANONYMES

A propos de l'élection (i) du Prince Bibesco,

M. Elias Regnault. — « L'opposition, désespérant de réussir avec un candidat national, reporta ses voix sur Bibesco, dont elle ne soupçonnait pas les intrigues avec Daschkoff (2) . »

M. Elias Regnault n'a pris, par extraordinaire, à la brochure anonyme (signée Chainoi) que l'argument des intrigues russes; il passe sous silence les détails de l'élection du 2 janvier.

M. UbiCINI. — Coreligionnaire politique de MM. E. Regnault, Jon Ghyka, Bratiano, Rosetti, avec lesquels il a été très lié, M. Ubicini a joué un rôle actif dans la révolution de 1848.

« D'après l'art. 32 du règlement, on était tenu de voter séparément pour chacun d'eux. » — Ainsi fut-il fait. — « Au lieu de cela, les caïmacans, prétextant une trop grande perte de temps, partagèrent les trente candidats », — il n'y en a eu que vingt et un, — « en six parties », — il n'y en a eu que quatre, — « et remirent à chaque électeur cinq boules, dont une blanche r, — sauf dans la quatrième série, qui était de six candidats. — « Ensuite ils eurent soin que les candidats sérieux , ceux que l'on avait intérêt à écarter, fussent placés par deux et par trois dans une même série », — aucune série n'a compté moins de cinq candidats, nombre qui explique celui des boules, — « tandis que MM. Bibesco et Stirbei furent placés chacun dans une série différente et en compagnie de candidats dont les chances étaient à peu près nulles (3), etc., etc. » — Si nulles que le vistiar A. Ghyka obtint soixante voix.

(1) Voir le tableau, p. 41 et 42.

(2) M. Daschkoff était consul général de Russie en Valachie.

Histoire des Principautés, par M, Elias Regnault, p. 234. (Ed. Paulin et Le Chevalier, 1855, Paris.)

(3) Ubicini, Valachie et Moldavie, p. 159. (Firmin Didot, édit., Paris.)

Il n'est pas sans intérêt de constater le scrupule avec lequel M. Ubicini reproduit la brochure anonyme : Dernière occupation des Principautés danubiennes par la Russie, p. 55 et 56.

« L'article 32 porte, y est-il écrit, qu'on doit voter pour chaque candidat sépa- « rément; on prétexta le perte de trop de temps et l'on partagea les trente cari-

L'HISTOIRE D'APRÈS LES ANONYMES

M. BiLLECOQ (Adolphe), consul général de France à Bucarest. — « Le parti national a le désavantage de la subdivision à l'égard de quatre ou cinq candidats », écrit M. Billecoq (i), « lorsque le parti tchokoi, — représentant le Valaque ignorant, corrompu, vénal, — se concentre sur le boyard Alexandre Philippesco, connu en Valachie sous le nom de Vulpe. Les candidats du parti national sont MM. Emm. Balleano, J. Philippesco, E. Balatchano, Stirbei et Bibesco. Ces deux derniers étant connus pour être Russes, et LE DERNIER MÊME ASSEZ ANTIFRANÇAIS, les voix se reporteront sur les trois premiers ; plusieurs voix russes seront acquises alors au parti tchokoi, et le doute existera encore, de telle façon, qu'une heure avant le dépouillement du scrutin, personne ici, — et le consul de Russie moins que qui que ce soit, — ne peut pas plus dire qui sera le Prince, qu'il ne serait possible de dire le numéro sortant d'une loterie. . . Avec le scrutin secret, nul ne peut prévoir l'issue de l'élection (2). »

Ces affirmations démentent, sur le point de la coopération de la Russie, les assertions de MM. Elias Regnault, Ubicini et autres. Il n'y a pas lieu de s'en étonner; cette communication de M. le consul, est de 1842, tandis que les écrits de ses amis sont postérieurs à la révolution de 1848. L'entente n'a donc pas été possible entre eux; puis M. l'agent français se doutait si peu

(( didats en six séries, et on remit à chaque électeur cinq boules, dont une « blanche. En classant les autres candidats sérieux par deux et par trois dans <( une même série, ils ne pouvaient pas manquer de se partager les cent quatre- (c vingt-dix boules blanches de la série et se paralyser les uns les autres ; tandis « qu'en plaçant les deux frères Bibesco, comme on l'a fait, chacun dans une série « différente, et en compagnie de candidats sans parti, sans aucune chance, on « leur assurait une majorité qui ne pouvait leur manquer. Bibesco, le plus « jeune des deux frères, sortit de l'urne électorale avec une énorme majorité, <( que la crainte de voir élire son frère Stirbei, — Stirbei portait ce nom par « adoption, — lui avait assurée. « Votons tous pour Bibesco, c'est le seul moyen « d'échapper à Stirbei », s'est écrié Villara, l'un des électeurs. »

(1) M. Billecoq à M. Guizot, 25 décembre 1842. (Archives du Ministère des affaires étrangères, Paris.)

(2) M. Billecoq à M. Guizot, 25 décembre 1842. (Archives du Ministère des affaires étrangères, Paris.)

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que celui qui allait « être élevé sur le pavois » serait Georges- D. Bibesco, le chef de l'opposition qui avait renversé le Prince Alexandre Ghyka, qu'il n'eut aucune peine à déclarer que Bibesco était un candidat national. Mieux encore, dans le désarroi où le mit cette élection , il laissa échapper cet hommage à l'adresse du Prince : « M. G. Bibesco, assure-t-on , aurait voulu, dans le dernier moment, reporter toutes ses voix sur son frère aîné M. Stirbei; mais il a compris, assure-t-on encore, qu'un moment d'hésitation aurait pu tout perdre en faveur de l'un des deux candidats Ghyka et Philippesco faisant partie de la quatrième série, et les frères d'un commun accord ont dû accepter la chance telle qu'elle se présentait pour l'un d'eux. On s'accorde à rendre une haute justice aux sentiments d'honneur et de loyauté parfaits qui, dans une conjoncture aussi délicate, ont dirigé la conduite de MM. Bibesco (i). »

Après ce sacrifice fait sur l'autel de la vérité, il ne faut plus s'attendre à l'ombre d'une concession de la part de M. Billecoq. Armé de pied en cap, dès le lendemain de l'élection du i'*' janvier, pour combattre à tout jamais l'élu de la nation, bien qu'il « n'ait jamais entretenu avec lui la moindre relation (2) » , mais dont il connaît « l'inimitié contre le prince Ghyka (3) » et qui, par le fait d'avoir renversé ce Prince, a ravi à M. le consul sa situation de premier conseiller du trône, de Mentor du Prince déchu, M. l'agent français ouvre , sans perdre un instant , les hostilités et accuse le Prince, auprès de son gouvernement, « d'avoir fait contre le Roi et le gouvernement français des sorties qui ont mis deux fois le consul général dans le cas de dire au prince Ghyka, qu'il serait bon de recommander à M. Bibesco plus de prudence dans ses propos (4) ».

(1) M. A. Billecoq à M. Guizot, lettre du 5 janvier 1843. (Archives du Ministère des affaires étrangères.)

(2) Ihid.

(3) Ihid.

(4) M. Billecoq à M. Guizot, lettre du 25 décembre 1842, n" 89. (Archives du Ministère des affaires étrangères.)

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« Puis M. Bibesco est d'une naissance plus qu'ordinaire, les grands boyards lui reprochaient de descendre d'un gardien de chevaux (i) ».

Bibesco étant devenu Prince, M. l'agent profite de ce qu'il se trouve dans le même salon que Son Altesse, à laquelle il n'a pas encore été présenté, pour lui témoigner son mécontentement et lui donner une preuve de son savoir-vivre... « J'ai eu l'occasion de me rencontrer avec lui dans le salon de son frère M. Stirbei; j'ai prié l'envoyé de la Porte Ottomane, S. Exc. Savfet-Effendi, de vouloir bien me faire faire la connaissance du nouveau Prince. » Ce faire faire la connaissance n'est-il pas tout un poème? Le Prince se venge de l'éducation de M. Billecoq, en comblant de bons procédés le représentant de la France, qui ne oomprend pas, et qui ajoute dans une lettre postérieure : « Si les actes et le langage du nouvel Hospodar le méritent, je serai le premier à implorer, plus tard, pour lui, l'indulgence et les sympathies du gouvernement que j'ai l'honneur de représenter (2) . »

Et c'est à M. Guizot que M. l'agent a l'imprudence de tenir ce langage .

Cette phrase encore, — à propos d'une conversation que M. Billecoq a eue avec Savfet-Effendi, — achève de peindre M. le consul : «... Tel est du moins. Monsieur le Ministre, le fond « des conversations de Savfet-Effendi avec moi; et elles ont tou- « jours paru lui inspirer une si vive reconnaissance pour les lu- « mières qu'il pouvait puiser dans des renseignements offerts, de « ma part, avec netteté, conscience et loyauté, qu'à plusieurs « reprises il m'a répété avec effusion qu'il se ferait un devoir de « citer au Sultan le consulat général de France à Bucarest, comme « l'une des sources où il avait le plus appris ce qui est néces-

(1) Voir les origines de la famille, p. 33, et aux Pièces justificatives.

(2) M. Billecoq à M. Guizot, lettre du 19 janvier 1843, n" 93. (Archives du Ministère des affaires étrangères. Paris.)

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« saire au divan, dans la marche de sa politique à l'égard des « Principautés du Danube (i). »

Disons en passant, pour mieux faire saisir l'encens que M. Billecoq brûle aux pieds du consul général, qu'il vient, dans une lettre précédente, de demander la croix d'officier et qu'il ambitionne celle du Nicham.

La correspondance de son subordonné dut singulièrement impatienter M. Guizot pour que, dans sa réponse aux lettres du 25 décembre et du 5 janvier, le ministre n'ait pas résisté à lui infliger la leçon que renferme cette phrase : «... Je crains qu'en prenant à la « lettre ce qu'il a pu dire à ce sujet (le consul de Rus- « sie) , vous n'ayez écouté une dispositioit trop prononcée à vous périt, suader ce qui convient à la nuance de vos propres idées ou de vos « sentiments personnels (2) . » Il est permis de croire qu'à cette date M. Guizot s'était déjà rendu compte du caractère de M. Billecoq.

Vaillant. — « Le premier, Stirbei, obtint 90 voix; le se- « cond, Bibesco, 40; G. Philippesco, 60. Aucun de ces candi- « dats n'ayant la majorité absolue, et l'assemblée redoutant, par « ce premier tour de scrutin, l'élection de Stirbei, Al. Villara se « lève, presse Bibesco sur son cœur et s'écrie : « Voilà notre « Prince ! »

Nous ne citons Vaillant que pour faire voir les erreurs dans lesquelles l'anonyme ou le faux Chainoi fait tomber ceux-là mêmes qui n'avaient pas de parti pris contre Bibesco. Vaillant appartient, croyons-nous, à cette catégorie.

L'appréciation suivante sur le Prince semblerait l'indiquer : « Le second, Bibesco, a plus de savoir-vivre et son intelligence « lui a rendu la science facile... Habile par nature, il n'a même « pas l'air de se douter qu'il sait... Celui-là a l'air dégagé du « gentilhomme... Il est aimé. »

(1) M. Billecoq à M. Guizot, lettre du 31 janvier 1843. (Archives du Ministère des affaires étrangères, Paris.)

(2) M. Guizot à M. Billecoq, lettre du 16 janvier 1843. (Archives du Ministère des affaires étrangères, Paris.)

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Ce n'est pas davantage M. le consul ni ses amis qui auraient signalé, comme « premier acte du prince Bibesco, la grâce et la « réhabilitation de Telejesco, de Marinu, de Demetre Philip- ({ pesco, de Sortir, de Balcesco, les victimes du gouvernement « précédent » (i).

M. TOCILESCO, membre de l'Académie roumaine et professeur d'histoire :

« La cour de Russie parvint à faire élire Georges Bibesco, « un partisan ardent des Russes. » (TOCILESCO, Histoire roumaine, p. 113.)

Le précis de M. l'académicien Tocilesco est, — comme nous aurons souvent à le prouver dans notre travail, — d'une science historique plus que sommaire en ce qui concerne ce règne; mais, par contre, l'auteur y affiche une audace, inspirée sans doute par le milieu dans lequel il vivait, au temps où il l'a écrit. C'est sous le gouvernement de M. Jean Bratiano qu'il l'a fait adopter par le ministère de l'instruction publique, dont il était directeur, pour la jeunesse roumaine des écoles des deux sexes !

M. Tocilesco a été du parti de MM. Rosetti-Bratiano aussi longtemps que ces messieurs ont été au pouvoir. Récemment, il a eu la curiosité de voir si, sous le gouvernement conservateur, le Sénat aurait pour lui quelques douceurs. Il s'est rallié; il siège; sa brochure continue à enseigner aux écoliers et aux écolières V histoire... suivant M. Tocilesco.

En résumé : commencer la démolition du règne de Bibesco en accumulant autour de son élection toutes les inventions de nature à la faire considérer comme le résultat d'intrigues extérieures et intérieures; puis accuser le Prince d' « être arrivé d'un bond de rétable sur les marches du trône (2) », telle a été la première étape de MM. Elias Regnault, Ubicini et Billecoq.

(1) Vaillant, la Roumanie, tome II, p. 429 et 430.

(2) Lettre du prince à M. de Cambyse. (Voir Correspondance générale.)

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Or, à défaut du portrait que Vaillant fait du prince Bibesco, cette simple phrase du successeur de M. Billecoq, M. de Nion, — homme d'une indépendance politique absolue, d'une extrême réserve, et qui était arrivé à Bucarest, prévenu contre le Prince, — suffirait pour expliquer l'élan du pays : « ... Le Prince, écrit-il, a « une incontestable supériorité sur tout ce qui l'entoure (i). »

A la seconde accusation, le Prince a répondu lui-même dans une lettre à un de ses amis :

« Imbéciles, qui ne sentent pas ce qu'un pareil bond, s'il était « vrai, dénoterait de force et de grandeur (2). »

(1) M. de Nion à M. Guizot. Lettre du 18 novembre 1846. (Archives du Ministère des affaires étrangères, Paris.)

(2) Lettre du Prince à M. de C... (M. deCambyse), Paris, 14 octobre 1875. (Voir Correspondance générale.)

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