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prouve le nombre de ses lettres c< !
M 3« Il y a une frappante anale ancien, — à orthographe gothiqu I
Bautio; en provençal pur, Bauz I
en français moderne, Baux; en dans la langue de Venise, Balsj^ roumain, Balsha ou Bals;
« 4<* Les armes de la maison de i
étoile d'or sur champ de gueules !
dit Du Cange ;
« 5» Dans la u ville-château »
MONDS, la tradition a persisté, jusc teau et de la famille des Baux étai des Balsha serbes portent l'effigie i
M 6° Lenormant, Revue de N\ i GiAVANNi MussACHi, despote de 1' parent des Balsha serbes, rappor sur leurs origines les traditions mêi < les historiens français à propos des 1 >
« 7* Le pape Martin, dans ui frères Balsa, de I'Albanie du N royal ». Vers le milieu du dix-sep i parlant des seigneurs napolitains de i de se vanter d'être de descendance ;
M 8" Les plus anciens auteurs frai ment que les seigneurs Les Baux s'é : en France et en Italie, mais encore e Lellis (2654) dit, en parlant de la i chiara e illustre per esser in quello . \ rf'O RANGE, e pressa d'infinii altri Francia, como nel regno nostri di Na i
M 90 Le despote Mussachi, dans !
tionnés, parle de sa cousine Marie, c DORE et d'IvAN), comme étant la filU I Balsha, dépossédé de ses États par parlant de la même comtesse, dit qi : Balzo, Prince de Tarente. Ces d informés montrent d'une façon indii 1 existé entre les Balsha d'ALBANiE : dionale. Le duc délia Guardia foui
(i) Et roumains.
66a APPENDICE.
Marie Balsha fut amenée d' Albanie à Naples alors qu'elle n'était qu'une enfant de sept ans ; elle fut reçue et élevée à la cour de la reine Isabelle (femme du roi Ferrante I*') qui, étant elle-même une del Balzo, accueillit la petite Marie comme sa propre parente ;
« 10° Ce même duc délia Guardia, rappelant les traditions de sa propre famille, mentionne comme important ce fait que l'un des Balza napolitains fut forcé de fuir d'iTALiE en Albanie, où il laissa un fils qui devint Despote de Serbie ;
M II* Un autre savant historien, Joseph Baptiste I'Hermite, appelé Tristan, dans son ouvrage : Naples française (Paris, 1663), dit, en toutes lettres, que Vun des Balza napolitains passa ^n Albanie (i);
« I2<> Certaines vieilles chroniques serbes qui sont citées dans les Mémoires du Despote Mussachi, font coïncider le début de la carrière politique des Balsha, en Albanie, avec le règne du Roi serbe Milutin.
« Or Milutin, l'un des Rois les plus habiles qu'aient eus les Serbes, était fils de la Princesse française Hélène de Courtenay. Il entretint une correspondance suivie avec les Anjou à Naples, et en 1308 signa un traité secret avec Charles de Valois.
<« Il est tout à fait vraisemblable que l'un des Balza napolitains ait trouvé un refuge à la Cour de la Reine française de Serbie, ou qu'il y soit venu simplement en mission politique. Il a pu produire, par la suite, une si excellente impression qu'il a été agréé comme époux de l'une des Princesses serbes. Les chroniqueurs serbes sont tous d'accord sur ce point que l'ancêtre de la maison princière des Balsha épousa une fille appartenant à la branche cadette de la maison royale de Nemanyich, obtenant avec la main de son épouse, comme apanage, une partie de la Zêta supérieure (maintenant Monténégro) et de la Zêta inférieure (Albanie du Nord).
« Il est un autre point de ressemblance entre les Baux français, les Balza italiens et les Balsha serbes. Chez tous les trois se trouvent réunies les mêmes hautes qualités personnelles. Les Balsha d'Albanie sont aussi beaux de leur personne, aussi braves, aussi chevaleresques, aussi brillamment doués au point de vue politique, — non sans qu'ils aient en eux une certaine dose d'astuce, — que les Balsa de Naples et les Baux de Provence. On le verra d'ailleurs clairement, je l'espère, aux grandes lignes de leur histoire, que nous nous proposons d'offrir à nos lecteurs. »
(1) C'était François V, qui se réfugia à Raguse et fut père de Balsa I", prince de la Zêta et marié à une Nemanyich.