‹ Rudiments de la langue arabe de Thomas ErpéniusChapitre 69 sur 91 · LIVRE> III, CHAPITRE V · texte numérisé non relu

LIVRE> III, CHAPITRE V

après la seconde lettre , qai , comme la première , a f ailia, tandis que la troisième a kesra, de sorte qu'il est

de la forme \ ex. £*xà*~> , a grenouille, » ^\x<> ;

J^*>w9, uvestibule.)) J^J^x^s . Le s final, s'il y en a

SyyQy

un, disparaît; ex. a lieu où l'on dépose le fu-

mier, » Joj>*; et si la dernière lettre est précédée de I , ^ ou quiescent, cette dernière lettre reste; ex.

$ US J yy

Jo^ij , «lampe, » Jy>^Ui> ; mais si elle est \ ou j , elle se change en & par l'influence du kesra qui la pré-

S y U ) j y y S jQ y

cède; ex. yUaX*«, « sultan, » ^ksiK^ ; <^>ykjS. , «talon, »

<^i\^£- ; cependant elle disparaît quelquefois , et alors , par compensation, on ajoute » à la fin; ex. ^ — ^} ,

j ✓ £ 5 y yZ é y u

aie diable,» et iù*JUî ; ol^*j , « cordonnier, »

oUébl^î et iU^Uwî ; cette même finale s'ajoute aussi quelquefois dans d'autres circonstances; ex. oLJLwî ,

j yt èy y Z

«évêque,» v^i^L*! et iùuUwî.

Cette formation s'applique à certains pluriels composés des mots de trois lettres (car, pour enrichir la langue, il arrive que d'un pluriel on en forme un autre ).

Ainsi ^jUô , «ongle,» fait au pluriel jUlbi , duquel on

forme le second pluriel^iUâî : de même de , « artère,» on fait ^js- , et de ce pluriel àe ,

«bracelet, » ïjy»\ , puisj^Uwî .

On peut aussi ramener facilement à cette forme de

pluriel les formes et^oU^j1 données ci-dessus, ainsi qu'il appert facilement, à la seule inspection. Enfin, quelques mots terminés par une lettre quiescente changent enfatha le kesra de l'avant-dernière ; exemple : ^jî*Kt pour i£j\&sï , de &j<**£- , « vierge. »

Quant aux mots de cinq lettres ou plus (non comptés '* et ^ î quiescents ) , ils prennent la même forme , mais en rejetant une ou plusieurs lettres. En effet, les mots de cinq lettres de forme simple rejettent la der-

nière radicale; exemples : J^-iw , « coing, » — i — *v ; ^y&Xs. , « araignée , » Us ; et quelquefois l'avantdernière , en conservant la dernière ; exemple : &>jy±~ , u araignée, » (jj]y**> et (x)]y^ ; , « morceau, miette, » yfij* et (3)1^ • Mais si l'avant-dernière lettre est ^ ou & formant diphthongue après faiha, elle reste aussi bien que la dernière ; mais ^ se change en ^ à cause du kesra précédent ; ex. {jy^-j^ , « Pharaon , » &*f)j* . Pour ceux de forme composée, ils rejettent les lettres serviles ; ex. ^^*x^> , «lieu du roulement,» : cependant ^ se conserve lorsqu'il est servile avec y ; exemple : ^AlaÂ^ , « rompu , » ^Ua** ; ou avec ; ex. ^^sw*, (( qui fait sortir, » .

1 Et ^Loi .

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