CHAPITRE Vin
Cai»eiiie et garni»oii.
La caserne de Uneil, à l'entrée du bourg, en venant de Paris , fut bâtie à la même époque et sur le même plan que les casernes de Saint-Denis et de Courbevoie : elle peut loger à Taise deux mille hommes. Elle est précédée par une grande cour, qui sert aux exercices de la garnison , et fermée d'une grille accompagnée d'un corps-degarde à droite et du logement du concierge à gauche.
Cette caserne fut, en 1814, comme celle de Courbevoie, convertie en hôpital militaire pour les Russes blessés
sous les murs de Paris. En 1815, elles furent occupées par les, troupes prussiennes; et, sous la restauration , elles étaient alFectées aux Suisses.
Depuis 1830, la caserne de Rueil sert à Tinfanterie de ligne ; mais il est rare que le régiment s*y trouve en entier. Elle n'est ordinairement occupée que par un ou deux bataillons détachés de la garnison de Paris ou de Courbevoie.
Les régiments qui y ont été en garnison, depuis 1830, sont :
( formé des débris de la garde roy.) / GS*" de ligne.
En .830, ;; ij
'46« id.
4834. une compagnie du j JJ^ ^« f|"®-
!58« de ligne.
ii" id.
22« id.
,46«el9« léger.
4 837 , ( en mAme temps), j 67« de ligne.
(48Méger.
48iOt (en même temps), 39« et 65<> de ligne.
4842, 44« de ligne.
Moyens de transport de Paris à Rueil.
Ces moyens sont prompts , répétés et peu diâpeodieux. Un service de voitures pour Paris a été établi à Rueil, il y a trois ans Elles partent régulièrement « et arrivent à
Paris en une heure un quart. Elles conviennent aux personnes qui craignent les accidents , et au transport des marchandises, dont le port est moins élevé par ce service que par celui du chemin de fer.
Les bureaux sont : place de TÉglise, à Rueil, et rue de Rivoli, n. 1, à Paris.
Un omnibus , partant toutes les heures de Rueil, conduit gratis les voyageurs à^la station établie sur la route de Rueil à Chatou. Le retour de la station à Rueil coûte quinze centimes.
Il est Qlcheux que le service des voitures n'ait pas été encouragé par les habitants de Rueil. Il est vrai que le trajet par le chemin de fer est beaucoup moins long que par les voitures pour venir de Paris à Ruffû. Pendant Tété on est moins incommodé par la poussière; mais il faudrait au moins être conséquent dans son choix , et ne pas donner à une administration Tembarras des marchandises et des ballots, en réservant le bénéfice pour Tautre.
Nous voyons souvent des marchands, des blanchisseurs porter leurs paquets à la voiture de Paris à Rueil, et revenir ensuite eux-mêmes par le chemin de fer.
Titr4r de donation de Kueil en l^risu parCfaaries III dit le Chau?t\ roi de France, Pan 871.
Au nom de la Sainte Trinité, Charles , par la grftce de Dieu, Roi de France. Si nous donnons quelques présents aux lieux sacrés et aux maisons religieuses où Ton est oocupé incessamment au service de Dieu, nous sommes assurés en reconnaissance que Dieu nous sera favorable dans ce monde et dans l'autre à Tavenir. C'est pourquoi faisons savoir à tous fidèles chrétiens présents et à venir que, pour Tamour de Dieu, notre Seigneur Jésus-Christ, ei, en notre particulier protecteur, le gi'and saint Denis ,
que nous avons en très-grande vénération : nous lui donnons la ville de Rueil, dépendante de notre domaine royal, avec toutes les dépendances sans en rien réserver, non pas même les maisons et ménages d'habitants , avec les terres labourables , tant celles qui sont en friche , les vignes, les champs , les bois , les prés et les pacages , les eaux et leur cours, les moulins et les forteresses des Excises, comme aussi pareillement la seigneurie , propriété et toute justice.
Sur la rivière de Seine , depuis le rû de Sèvres jusqu'à celui de Ghambry avec ses rivages , desquelles choses nous avons toujours joui jusqu'à présent ; comme aussi nous lui donnons les produits royaux que Ton peut recevoir sur ladite rivière ou sur les rivages d'icelle, à quelques seigneurs que puissent être soumis les dits rivages et terres joignantes, ainsi qu'en ont toujours joui les rois, nos prédécesseurs , et que nous-méme en avons toujours joui très-paisiblement comme de notre patrimoine et notre domaine royal ; laquelle ville de Rueil, située dans le territoire de Paris , nous donnons à perpétuité aux vénérables religieux de Saint-Denis. Nous confirmons ladite donation par les ratifications inviolables des rois de France, mes prédécesseurs, à la charge, après notre décès désirant être inhumé dans l'église Saint-Denis, que sept luminaires seront mis devant l'autel de la sainte Trinité, lesquels brûleront sans discontinuation jour et nuit, qui seront fournis par lesdits religieux. Le premier , en l'intention de Louis-Auguste , notre père , de pieuse mémoire ; le deuxième , en l'intention de la reine Judith, noire mère. Le troisième, pour nous; le quatrième , pour la reine
Uermintrude, jadis iiotn^ première épouse , le cinquième, pour la reine Ricliilde , de présent notre épouse ; le sixième, pom* tous nos enfants tant vivants que ceux qui sont décédés ; le septième, en l'intention de nos ministres Boson et Gui, Widon, et nos autres serviteurs. Nous ordonnons pareillement, qu'attendu qu'en tous les temps à cause de la longue durée du service de l'église , les fêtes solennelles, les religieux ne peuvent faire tous leurs offices pendant le jour, qu'il soit fourni par eux quinze autres luminaires dans le r<»fectoire en temps où ils seront nécessaires, dans trois endroits différents distribués également ; nous ordonnons en outre que lesdits religieux , pendant chaque mois de l'année , aient des réfections générales de toutes sortes de viandes qui seront fournies des revenus de ladite ville de Kueil : en sorte néanmoins que lesdites réfections générales ne se fassent pas les jours de fêtes solennelles , lesquels jours lesdits religieux doivent faire des réfections qui sont fondées sur d'autres revenus; pendant lesquelles réfections nous desirons que Ton fasse de générales prières en notre intention, et que les prières générales n'empêchent pas qu'on en fasse de particulières, que nous avons fondées sur d'autres revenus que nous avons donnés.
Nous voulons que ces prières générales soient faites les jours des anniversaires de notre décès et de celui de la reine Richilde , notre épouse , comme aussi pareillement lesdits jours que lesdits religieux fassent des réfections générales sans que les réfections ordonnées soient converties en celles de notre décès, lesquelles nous voulons être faites comme à l'ordinaire , sur les revenus qui sont des-
tinés par nos fondations : toutes lesquelles chartes à exécuter, et même les revenus de ladite ville de Rueil, nous avons confiées à la discrétion du prieur desdits religieux qui prendra soin que toutes choses soient exécutées ainsi que nous Tavons ordonné ; desquels s'il est innové ou diminué quelque chose, il n'en rendra compte qu'à Dieu seul.
Nous supplions en outre nos successeurs rois de France qu'ils fassent exécuter toutes lesdites choses sur les revenus de ladite ville de Rueil et ses dépendances dont ont joui nos prédécesseurs. Laquelle à cet effet nous avons donnée auxdits religieux de Saint-Denis en toute la nv serve du droit de souveraineté; lesquelles choses nous les supplions de ne vouloir les diminuer, changer ni innover, ni y permettre qu'il ne soit rien changé , ni diminué par les abbés à l'avenir ; en sorte que le tout soit exécuté de point en point ainsi que nous l'avons voué et consacré à Dieu et à saint Denis ; que , si quelqu'un à l'avenir contrevient à cette présente notre fondation et donation que nous avons faite de notre pure et libre volonté, nous desirons qu'il sache que nous le rendons comptable envers Dieu des changements ou des diminutions. Et afin que ce soit chose ferme et stable et à toujours , nous, par la miséricorde de Dieu, constitué Roi de France et abbé du monastère du grand saint Denis , par l'élection des religieux et par le consentement du roi Louis-Auguste, notre père, de pieuse mémoire , à l'effet d'en prendre une plus grande et plus particulière protection ; nous avons apposé notre signature à ces présentes, et nous avons fait apposer notre scel.
Donné au monastère de Saint-lkînis, le septième jour du mois d*octobre , Fan de grâce huit cent soixante et onze, et, de notre rè^ne, le trentième.
( Archives du Royawne. )
Titre de Robert, roi de France, de^ droits d*avoinage de Riieil. i*vi faveur de rabbayedeSaint-UeniM, Tan 9»8.
Au nom de la Sainte Trinité ,'; Robert , par la grâce de Dieu, Roi de France , toujours Auguste. Dans le temps que Dieu tout-puissant, disposant de notre royaume de France, Ta délivré des obscurités de Thérésie, il a daigné nous destiner le grand saint Denis , prédicateur, éclairé de sa divine lumière pour faire connaître à tout le monde la vérité de son Evangile par des prédications, duquel la France a reçu tant de bienfaits par la miséricorde de Dieu ; lequel grand saint Denis , avec tous ceux qui ont profité de son secours, et imploré la miséricorde de Dieu, en faveur de notre royaume et de la prospérité des rois de France , nos prédécesseurs , qui , en reconnaissance , ont toujours pris de très-gi*ands soins pour en marquer leur reconnaissance, et d'en relever Téclat et la mémoire par leurs bienfaits, ainsi qu'il est justifié par toute leur histoire ; à Teffet d'obtenir en leur faveur la grâce et les lumières suffisantes pour bien gouverner leurs peuples
selon Tordre et la justice de Dieu, en quoi le grand saint Denis les a toujours favorisés de son intercession contre les embûches des ennemis du royaume; et, après le décès, d'obtenir la vie éternelle de ceux qui ont recours à ses prières et à son intercession avec la dévotion requise , et lesquels en ont obtenu tout honneur et succès en faveur de leur puissance royale, ainsi qu'il est justifié très-clairement et très-sensiblement par les histoires des temps passés; et que ceux des rois qui ont négligé d'y avoir dévotion ont perdu la vie avec leur royaume. Se trouvant malheureusement que depuis le règne de Charles III, empereur et roi de France , le monastère de Saint-Denis a été tellement négligé que Tordre de la religion monastique a dégénéré en vanité et pompes des séculiers , en sorte que les biens de ladite abbaye , se trouvant aliénés ou usurpés de toutes parts, depuis ce temps, elle se trouve privée des libertés, prérogatives de prééminence qu'elle avait acquise sur les autres monastères de ce royaume; lesquels désordres le roi Hugues , notre père , la reine Adélaïde, notre mère, et nous, ayant supportés impatiemment , et mis toute notre application et tous nos soins pour non-seulement les réparer, mais même pour rétablh* tous les biens de ladite abbaye par Tassistance de Dieu et de Tavis de notre conseil, et du vénérable Vivien, abbé du monastère , qui , comme une personne d'une grande prudence et industrie , et très-exacte économie de ladite abbaye tant au dedans qu'au dehors dMcelle. Outre les biens qui ont été donnés à ladite abbaye par notre trèsglorieux père et par notre très-honorée mère , nous donnons à Dieu et au grand saint Denis, du consentement dp
la reine, notre épouse , et de nos enfants , les amendes et les confiscations qui proviendront des crimes, meurtres et homicides tant dedans que dehors la ville de Saint-Denis; comme pareillement les amendes et les confiscations des biens de ceux qui seront jugés coupables du crime de duel. Desquelles amendes et confiscations , les rois nos prédécesseurs leur ont fait donation, et au préjudice desquels nos fermiers n'ont pas laissé d'en jouir comme étant des dépendances de notre domaine royal. En outre nous donnons le village de Bassonville avec ses dépendances et les prés qui sont situés depuis ledit village jusqu'à Mours; comme aussi la forêt de Saint-Cloud avec la justice et gréverie d'icelle. Comme aussi les coutumes d'avoinages qui nous appartiennent dans Vilpinte, Rueil, Colombe; desquels nous et nos prédécesseurs ont toujours joui paisiblement. Et, à cet effet, nous avons ordonné les présentes lettres être expédiées , priant et conjurant par le saint nom de notre Seigneur J.-C., les rois nos successeurs futurs, ou autres princes , de ne jamais permettre d'y contrevenir. El si aucun d'iceux a la témérité de s'y opposer, ce que nous ne voulons pas croire , nous , conjointement avec nos évèques de France, abbés en synode général , par nos ordres déclarons anathème , et afin que ce soit chose ferme et stable et à toujours, nous avons signé ces présentes de notre main , conjointement avec les évèques du saint synode ; donné dans notre palais de Gbelles, le seizième des calendes de juin, Tan 998.
{ Archive» ffn Hoifmimo \
Titre de TablKiye dr Saint-Dmis qui justifie le cens de douze deniers si» en la ville de Riieil. ,
Au nom de la Trh'Sainte Trinité, Amett, Pendant que nous sommes dans cette vie terrestre persécuté par une infinité de vices, la raison et même la nécessité exige que nous fassions du bien à tout le monde^ mais plus particulièrement à ceux qui mènent une sainte vie.
CVst pourquoi nous, Ix)uis par la grâce de Dieu, roi de France, savoir faisons à tous présents et à venir, qu*en intention de mériter la vie éternelle et d'apporter du soulagement aux âmes de nos prédécesseurs rois, pour leur imputer la miséricorde de Dieu par les prières d'Adom, abbé de Saint-Denis et dom Girard religieux, qui nous ont très-humblement supplié de vouloir leur donner le chef cens de douze deniers parisis, que nous et les rois nos prédécesseurs avons droit de prendre sur Tarpent de vigne du château deRueil, appartenant à Saint-Denis; comme aussi le muids de vin sur cens par chaque année que les receveurs de notre domaine ont coutume d\v recevoir à titre de cens et redevance seigneuriale , de laquelle nous avons exempté, et déchargé, exemptons et déchargeons à Tavenir ladite abbaye de Saint-Denis qui excelle sur toutes les autres églises de notre royaume et qui par cons(X|uent doit être honorée par les rois de France \yxv préférence à toutes et afin que dorénavant Ton n'ose inquiéter ni troubler ladite abbaye pour raison
(ludit chef cens de douze deniers parisis et dudit surcens d'un niuids de vin dont la décharge est mentionnée dans ces présentes, nous les avons de noire propre main et avons fait apposer notre sceau donné publiquement à Prfris, Tan 1113, et de notre règne le sixième.
( Archives du royaume. )
Titre àt Tahliaye de Saiiil-Denis |)crtaiit exemption tie logement et gîte |M)nr lu ville de* liiieil par suiiiit Ixiuis.
Au ttuin de la sainte Trinité^ Louis, par la gràci". de Dieu, roi de France, à tout présent et à venir salut, faisons savoir qu'ayant un droit de logement de nos gens de guerre dans la ville de Rueil et dont la seigneurie appartient à Saint-Denis, au préjudice de quoi Tabbé dudit Saint-Denis , nous justifie par des lettres patentes des rois Charles et Robert nos prédéces-^ seurs que ladite ville de Rueil en devrait être exemptée et déchargée. Après nous être fait représenter les lettres et les avoir examinées très-exactement et après avoir pris sur icelles Tavis de notre conseil, nous avons quitté et déchargé à perpétuité ladite ville de Uueil dudit droit de logement de gens de guerre que nous y prétendions et avons fait rayer en notre présence Tarticle dudit gtte qui était compris dans notre registre royal, ne prétendant pas
que dorénavant à Tavenir, aucun de nos successeurs exige le droit de gtte dans ladite ville de Rueil.
Donné à Melun.
L'an de grâce 1258 au mois d'octobre.
(Archives du royaume.')
Article du Testament <l« Cardinal de Richelieu, concernant Kneîl.
Je donne et lègue à la duchesse d'Aiguillon, ma nièce, ma maison et terre de Rueil, et tout le bien en fonds de terre et droits sur le roi, que j'ai et aurai audit lieu lors de mon décès, tant de celui que j'avais il y a quelques années, que de tout ce que j'ai acquis par échange de M. Tabbé et des religieux de Saint-Denis en France.
A la charge qu'après son décès, madite maison de Rueil avec ses appartenances et lesdits droits sur le roi, reviendront à celui des enfants mâles de mon neveu du Pont de Courlay, qui sera mon héritier et qui portera le nom et les armes de Richelieu, à la charge des institutions e\ substitutions qui seront ci-après apposés.
( Vie de Richelieu!)
Mémoire que Ton a ordonné à la DuchesM d'Aignillon d« faire det a«gm >U tiens, acquisitions bastimentset autres despenses qui ont été f«ctes à Raeil, par Monsieur le Cardinal outre le fMrix de Tachapt.
Monsieur le cardinal a aggrandi le parc de Rueil de beaucoup plus de la moitié, par Tacquisition qu'il a faite de plusieurs terres, dont il y a des arpens qui ont cousté jusqu'à mil escus, d'autres mil livres, d'autres huit centsjet ceux du plus bas prix à quatre et à cinq cents livres. De sorte que ces acquisitions lui ont cousté au moins. 80,000
Et comme c'étaient de bonnes terres labourables, des prés et des vignes et que c'est un terroir haut et bas, il a fallu les aplanir avec bien des travaux pour les réduire en état d'y planter de grandes allées, ce qui a cousté avec le plan des allées plus de 40,000
Le jeune bois de charme qui est au bas du parc, et le bois vert tiré des prés et des allées, ont été entièrement faits, l'achat des plans, le grand rond et le remuement des terres ont cousté plus de 30,000
La recherche des eaux de dehors le parc, les conduits des eaux de plus de demie lieue, les dédommagements des terres par où on les a fait passer, les regards, le grand réservoir au dessus de la cascade haute, ont cousté plus de 80,000
La cascade liaut^ et balustrée des deux côtés de pierre de taille, a cousté plus de 36,000
La perspective, le pavillon d*auprès et deux autres autour des murs du parc et la glacière, ont cousté plus de *)0,000
Le grand parterre qui a été relevé de trois pieds, avec le plan, a cousté plus de 10,000
Le grand escalier et la grotte de la baleine qui est au bout de Tallée, ont cousté plus de 50,000
Bâtiments. L'aile droite dans la cour du château a été bâtie entièrement ; il n*y avait (|u'un appentis en forme de petite galerie , qui allait prendre le pavillon du côté du portail de la cour du cliâteau, la chapelle haute où Ton entre de la principale chambre du château, un cabinet, ime petite garde-robe, une galerie au bout de laquelle est un pont : la terrasse balustrée de fer, fort haute qui borde la galerie tout du long, a cousté plus de i2,000
Le grand jeu de paume a cousté avec le corps de logis qui regarde sur le parc et l'autre c^orps (le logis qui regarde sur la rue, plus de 58,000
La grande écurie avec un corps de logis et de grands logements, une cour de bâtiment de Toisellerie, le carré d'eau {\\x\ est au milieu et Taggrandissement de la basse-cour de Mendesse, ont cousté plus de 80,000
\je grand corps de logis du (château a été bâti tout (le neuf et plus long de quinze pieds qu'il ifavait été; Tnilo gauche bâtie tout entière et
la chapelle dans la cour couverte de dôme où il ii*y avait jamais eu de bfttiments, les fossés qui étaient tout ruinés, entièrement rétablis. 130,000
Il y a plus de cent mil francs de fer et de plomb à ce que monsieur le cardinal a &it faire ^ 100,000
Toutes ces choses ont été faites depuis la première acquisition. La première acquisition était de 147,000
[Lettres manuscrites de ^olbert.)
Mémoire den deiH'iises (|iii> la I)u« he^se <!' Aiguillon .1 faicies» h Kiieil.
Depuis que Kueil est à la duchesse d'Aiguillon, elle a fait refoire entièrement la cascade haute en Tétat où elle est présentement, la grande nappe d'eau qui est ensuite de U cascade, le grand bassin du grand parterre, la fontaine de rÉtoile, la fontaine de la Paix, le grand jet d'eau du rond qui est dans le bois, celui du petit étang, seize jets d'eau devant les fenêtres du côté du parterre, la cascade basse tout entière , le parterre d'eau tout entier et la grotte; enftn cent cinquante jets et cent nappes d'eau par des conduites nouvelles de plus de demie lieue. La conduite €*t la recherche des eaux qu'elle a trouvées.
£Ue a fait faire la terrasse, les siegrettes et balcons balustrés de fer tout autour du château du côté du parc, de l'arcade et des fenêtres, toutes les peintures et toutes les dorures krexception de la petite chapelle, car le nouveau bâtiment que Ton avait fait faire pendant Tabsenoe de monsieur le cardinal, n'était pas achevé à son retour. Tous les espaliers, tous les fruitiers, les pépinières et les potagers, de sorte que toutes ces dépenses reviennent à plus de 250,000
Récapitulation 80,000
Total. 1,179,000
[Lettres tnunuscrites de Coibert.)
Eut des bieiw, terres et revenues de la royale maiiMm de Saint-Cyr sar retendue du territoire et municipalité de Rueil.
l"" Une maison et autres bâtiments et cours, contenant environ un arpent ; laquelle maison sert pour le logement du fermier, l'administration de la justice et les prisons.
2* Du jardin et verger, contenant environ trois arpents, avec un bâtiment ou hangard sous lequel il y a un pressoir;
3** Environ vingt-cinq arpents de terres labourables et vingt arpents de prés en plusieurs pièces.
4** Environ quatre-vingt-dix arpents , mesure de vingt-deux pieds par perche , de bois taillis en plusieurs pièces.
5** Le greffe et tabellionné de Rueil , affermé au sieur Chesnard , moyennant 348 liv. par an , suivant le bail passé devant HM** Fourcaut et Pavant, le 30 décembre
6"* Les cens et rentes seigneuriales de la paroisse et territoire de Rueil se portent annuellement à 650 liv. et dix setiers d'avoine.
T Les grosses , menues et vertes dîmes de la paroisse et territoire de Rueil , qui se perçoivent à raison de huit gerbes pour cent de tous les fruits.
8° La dîme du vin qui se perçoit dans les caves et cel-
tiers de Hiieil , à raison de cinq pintes et i^liopine par inuid.
9** Les droits de lots et ventes des rotures, à raison du douzième du prix des ventes.
l^s droits de quint des fiefs mouvants de la châlellenie de Rueil.
Kvaluatioii du pruiiiiit , année muimune , des susdiU biens et droits.
1^ La maison et autres bâtiments , le jardin , le pressoir, les terres labourables, les prés, les grosses « menues et vertes dîmes , et la dîme du vin qui composent les articles 1 , 2, 3^, 7, 8 ci-dessus, ont été affermés, conjointement avec la dîme de Vaucresson, au sieur Carpentier, moyennant les prix et somme de 5,750 liv. et tr^te-six chapons , suivant le bail à lui passé devant M" Fourcault et Pavant , notaires à Paris ,- le 17 mai 1786, sur quoi il faut déduire le prix et la dîme de Vaucresson, qu'on peut évaluer à environ 1,200 liv. , restera de revenu net pour la paroisse et territoire de Rueil, la somme de 4,550 liv. et 36 chapons ; lesquels, évalués 30 sous pièces, donnent, en total
2^ Quatre-vingt-dix arpents de bois taillis , grande mesure de vingt-deux pieds par perche , réglés en coupes de vingt-cinq ans , pouvant donner une coupe de trois arpents soixante per-
i,604 livres.
Sur laquelle somme il faut déduire les réparations des bâtiments de la ferme de Taudience et des prisons , qui se portent annuellement à plus de 300 livres ; les réparations du chœur et du cancel de Féglise paroissiale qui se portent , année commune, à plus de 200 livres, el le.s
i,(>Oi livres.
elles annuellement , ce qui , à raison de 300 livres Tarpent, produit la somme de 1,080 livres, ci 1,080
3* !..e greffe de la justice et le tabellionné , affermés par bail au sieur (^liesnard, 348
V Les cens et rentes seigneuriales en arfjjent produisent annuellement 650
5** Les cens et avenages produisant annuellement dix setiers d'avoine, qui, à raison de douze livres le setier , an> née commune, donnent la somme de 120
6* Ijes droits de lots et ventes des rotures , les droits de quint , relief et rachat des pièces et autres droits casuels de la seigneurie et municipalité de Rueil , peuvent produire , année commune, environ la somme de i.OOO
Total des biens et droits de la seigneurie et municipalité de Rueil , ci
10,802 livres.
10,802 livres, gages d'un garde-terre et bois , son habit et bandouillère, qui se portent à plus de 400 livres.
Total des déductions à faire, 900
Reste de revenu net , ci : 9,902 livres.
Lut de la contenance des terrains et bâtiments de Ja seignearie de Roeii.
Premièrement , le (*los attenant les murs de la ville , 3 arpents , 11 perches, 9 pieds , ci :
Jardins derrière la maison ,
Maison et bâtiment à côté ,
Grange à côté de la maison ,
Cour au devant la maison ,
Lavoir , pressoir et petit bâtiment y attenant ,
Total:
Les dames de Saint-Gyr possédaient 273 liv. 15 sols de rentes pour seize arpents, trois quartiers de terres et' clos cédés à divers particuliers. (Manuscrit. )
Ip.
— ITi —
Recherche» mir les fortification» de Rneil.
En 1712. Un procès eut lieu entre les dames de Saint- Cyr, seigneurs de Rueil et les habitants de cette commune — Les dames prétendaient que les terrains et les arbres des chemins de ronde leur appartenaient à titre de seigneurs ; les habitants répondirent dans ce procès par la consultation suivante :
Les fortifications desBourgs et forts villages du royaume ont été faites par ordre du Roi Henry IV qui a commencé à régner en 1589 et est mort en 1610, ainsi c*est dans cet espace d'années qu'il a rendu son édit, ou déclaration ou arrêt de son conseil pour faire faire ces fortifications; cet ordre du roi subsiste, puisqu'il n'y en a point de contraire : en conséquence de cet ordre du roi, les habitants des paroisses ont été obligés de faire les fortifications et à leurs dépens comme il parait ci-après.
Avant que les murs de Rueil fussent faits, il y avait des chemins au pourtour du village pour l'utilité des habitants; les héritages des habitants aboutissaient sur lesdits chemins, il a donc fallu rogner les héritages des habitants pour former la ronde qui a six pieds de large en dedans des murs pour la nécessité des habitants défenseurs de leur village, l'épaisseur des murs de 37 pouces, les fossés au dehors de 20 piedssur lesquels sont posées les tourelles, ce qui compose 28 pieds et plus de largeur au pourtour du village, perte évidente pour les habitants; ajoutez les
déi)enses coiisidérabies qui ont élé faites par les habitants pour la cotislrurlion de ses fortifications. Comme les terres du royaame tenues par tous les sujets émanent du roi, il a donc pu faire faire ce qui lui a plu, reste à savoir s'il s'est réservé la propriété du fond de terre sur lesquels sont édifiées les fortifications : en ce cas nous ne pourrons être troublés de notre possession que par le roi , non par le seigneur; si le fond de terre est resté aux habitants à cause des dépenses de faire et d'entretenir ces fortifications, pourquoi nous trouble-t-on ?
Si nous sommes dans une possession réelle, point d'al* ternative entre le seigneur et les habitants; il faut donc que nous jouissions à moins que le roi ne détruise fv qu'il a ordonné de faire.
l..es raisons que Ton nous allègue, que tout terrain ou place vague appartient au seigneur, en ce cas cette partir de terrain ne lui appartient point, puisqu'il est planté do saules, et planté sur le milieu du fossé du rempart, non, sur le chemin. On nous dira: Ces fossés ne sont point entretenus et sont en partie remplis; que nous importe, tant que la déclaration du roi subsistera, nous aurons la liberté de le réformer ou remettre dans leur premier état, ainsi que les tourelles dont il y en doit avoir deux à l'endroitdes saules en question. Les saules ont été plantés sur milieu du fossé de rempart par les habitants d'après un ancien mémoire du temps; il parait par un bail passé au gref de Rueil du 3 avril 1684, comme lesdils saules ont été loués pour neuf années par les marguilliers à Nicolas Touchard le jeune, depuis la tourelle de la porte deMaurepas jus((u'au clos à Ferret.
Pi^euve pour faire counaitre que les fort itieat ions de Kiieil ont été faites par les habitants qui ont emprunté à monsieur Perot , seigneur de la Malmaison , la somme de 1500 I. pour être employée aux fortifications, réfections quirestentàfeireetrachever de ladite fortification comme il parait par le contrat de rente passé au gref de Rueil te 6 mai 1617, autre contrat passé audit gref pour la même somme de 1500 fr. aussi empruntée audit sieur Perot, employée pour la même cause le 20 juin 1617. Les deux sommes sont remlioursées ; nous avons les cfuittances de rachat.
Depuis ce temps jusqu*à présent nous faisons encorr rente au principal de 2400 fr. pour la même cause.
( Pi^re mnnu$n*ite dît j)roeh. )
(léiiéaiogie ck Napnlôoii.
Nous empruntons à la Itevue /n»torique de la Aobleue, par M. Borel d'Hauterive, et du consentement de ce savant archiviste, les détails suivants sur la famille Bona-* parte. Kous y joindrons la généalogie de la famille de Tascher et celle des Beauharnais et des Leuchlenherg.
BONAPARTE Mm'son élevée, lo 18 mai 1804, « la dignité impériale.
Après la conquête et la pacification de la Corse , Louis XV entreprit de reconstituer la noblesse de ce pays 9 et ordonna , par édit du mois d'avril 1770 , à tous les gentilshommes de produire leurs titres devant le conseil supérieur de Tlle, et de justifier de leur possession d'état depuis au moins deux cents ans s'ils voulaient être maintenus.
Charles-Marie Bonaparte , alors unique rejeton de la famille , fournit , entre autres documents , un certificat des notables d'Ajaccio, qui attestait que , depuis deux siècles , ses ancêtres étaient membres de la noblesse du pays ; il y joignit un acte du 28 juin '1759 , par lequel la maison Bonaparte de Florence, d'une ancienne et no-' ble extraction , reconnaissait avoir une origine commune avec celle de Corse. Ces preuves furent complétées et produites plus régulièrement en 1779, lorsque Charles Bonaparte voulut faire entrer son second fils , Napoléon, à l'école de Brienne. La généalogie , présentée en cette circonstance , remontait à François Bonaparte , dont le fils Gabriel jouissait, en 1567, du titre de messire et de la qualité de noble , comme il appert des actes authentiques , dont l'inventaire est encore aujourd'hui conservé aux ai^chives du royaume. Il mourut à Montpellier , en 1785, laissant, de son mariage avec Laetitia, issue de la famille noble de Ramolino, huit enfants, dont le second fut Napoléon , né le 15 août 1769 , Empereur des Fran-
vais le 18 iiiars 1804, mort le 5 mai 1821. 11 épousa : i\ le 8 mars 1796, Marie-Rose-Joséphine, Tascher de la Pagerie, née à la Martinique le 24 juin 1763, veuve, en premières noces d'Alexandre , vicomte de Beauharnais; morte à la Malmaison le 19 mai 1814; divorcée depuis 1810; 3», le 2 avril 1810, Marie-Louise, archiduchesse d'Autriche, aujourd'hui duchesse de Parme.
Il laissait , de cette seconde union , un fils unique, Napoléon-François-Charles-Joseph , roi de Rome, né à Paris, le 20 mars 1811 , mort, à Vienne, le 22 juillet
Frèrpset sœurs de Napoléoa.
Joseph Bonaparte, frère aîné de l'Empereur , né à CoTié, 7 janvier 1768, roi d'Espagne du 6 juin 1808 à 1814 , connu aujourd'hui sous le nom de comte de Surviliiers; marié, le U^ août 1794, à
Mane-Julie-Clary , née en 1777 , sœur aînée de la reine de Suède.
De ce mariage :
Zénaide-Charlotte-Julie Bonaparte, née le 8 juillet 1801 ; mariée à son cousin Charles, prince de Musignano , fils de Lucien Bonaparte.
Charlotte, née en 1802; mariée à son cousin Louis-Napoléon-Charles, fils de Louis Bonaparte; veuve le 17 mars 1831 ; morte en 1839.
Lucien-Bonaparte, prince de Canino, ne à Ajaccio en 1775, reconnu prince français par TEmpereur son frère, en 1815; marié 1"", en 1795, à mademoiselle Bo7er;2o, en 1802, à
Alexandrine-Laurence de Bleschamp , princesse douairière de Canino, née à Calais, en 1778; veuve le 25 juin 1840.
Du premier lit :
Charlotte, née en 1796; mariée au prince romain Gabrielli , dont elle a un fils et trois filles.
Christine, née en 1800; mariée à lord Diidley; morte en 1840, ne laissant qu'un fils.
Du deuxième lit :
Charles- Lucien - Jules - Laurent Bonaparte , prince de Canino et de Musignano , né à Paris le 24 mai 1803; succède à son père, le prince Lucien , comme prince de Canino , le 30 juin 184X); marié à Bruielles, le 28 juin 1822, à sa cousine,
Zénaïde-Charlotte-Julie, fille du prince Joseph- Napoléon Bonaparte, née à Paris, le 8 juillet De ce mariage :
Joseph-Lucien-Charles-Napoléon Bonaparte , né à Philadelphie', le 13 février 1824,
Lucîen-Louis-Joseph-Napoléon Bonaparte, né à Rome, le 15 novembre 1828,
Napoléon - Grégoire - Jacques - Philippe Bonaparte , né à Rome, le 5 février 1839,
Julie -Charlotte -Pauline -Laîtitia- Désirée Boua|>arte, née à Konie , le 6 juin 1830,
Charlotte-Honorine-Josépbine Bonaparte, née à Rome , le 4 mars 1832 ,
Marie- Désin^Eugénie-Josépliine- Philoméne Bonaparte, née à Rome, le 12 mars 1835.
Auguste - Amélie - Maximilienne - Jacqueline Bonaparte , m'« à Rome , le 9 novembre 1836.
Bathilde- Aloise-Léonie Bonaparte, née à Rome, le 26 novembre 18iM).
Albertîne-Marie-Thérèse Bonaparte, née à Florence, le 12 mars 18(2.
Paul Bonaparte, né en 1806, mort en Grèce en 1826, Louis Bonaparte , né en 1809 , Pierre-Napoléon Bonaparte, né en 181 1 , Antoine Bonaparte , né en 1812 , Lœtitia Bonaparte , née en 1807, mariée à M. Wyse, Alexandrine Bonaparte, née en 1817 , Constance Bonaparte, née en 1819 , Louis Bonaparte , né à Ajaccio, le 2 septembre 1778, roi de Hollande du 5 juin 1806 à 1814, marié le 3 janvier 1802, à
Hortense-Eugénie de Beaubarnais, née le 10 avril 1783, fiUe, du premier lit, de Tlmpératrice Joséphine et <r Alexandre , vicomte de Beaubarnais , connue , depuis 1814, sous le nom de duchesse de Saint^Leu, morte le 3 octobre 1837.
De ce mariage ;
Mapoléon-l^uis-Charles Bonaparte, né en
1803 , prince royal de Hollande , mort à La Haye , le 5 mars 1807.
Louis Napoléon , grand-duc de Berg et de Clèves, né en 1804, mort le 17 mars 1831; sans enfants de son mariage avec sa cousine Charlotte, fille de Joseph Bonaparte.
Cliarles-Louis-Napoléon Bonaparte , né le 20
avril 1808, connu sous le nom de prince Louis ,
aujourd'hui au fort de Ham.
Jérôme Bonaparte, né à Ajaccio, le 15 décembre
1784, roi de Westphalie le 1«' décembre 1807, connu
aujourd'hui sous le nom de prince de Montfort ,
marié :
lo En 1801, à miss Petterson, 2o Le 12 août 1807 , à Frédérique*Catherine-Sophie- Dorothée , sœur du roi actuel de Wurtemberg , née en 1783, veuf depuis 1835.
Du premier lit :
Jérôme Bonaparte, né en 1803, marié aux Etats-Unis avec une Américaine.
Du deuxième lit :
Jérôme-Frédéric-Napoléon-Louis-Charles-Félix Bonaparte , prince de Montfort, né à Trieste, le 24 août 1814 , major au service de son oncle, le roi de Wurtemberg,
Napoléon-Joseph-Charles-Paul Bonaparte, né à Trieste , le 9 septembre 1822 , lieutenant au service de son oncle le roi de Wurtemberg,
Mathilde - Lœtitia- Frédérique - Louise - Elisa
Bonaparte, princesse de Montfort, née à Trieste,
le â7 mai 1820 , mariée en 1841 , au comte Anar
tole Demidotf.
Marie-Anne-EIisa , née à Ajaccio , le 3 janvier 1777 ,
grande duchesse de Toscane, le 3 mars 1809, mariée, le
5 mars 1797, au prince Bacciochi, morte au mois d'août
1820, laissant de c^tte union :
l' Félix Bacciochi, né en 1814, mort en 1834 , 2" Napoléone-Wisa, princesse de Piombino, née le 3 juin 1806, mariée au comte Gamerata, dont elle a un fils.
Marie-Pauline, née en 1780, mariée :
1" Au général Leclerc, mort à Saint-Domingue, 2" Le 6 novembre 1803, au prince Camille Borghèse , morte sans postérité.
Marie-Annonciade-Caroline, née à Ajaccio, le 25 mars 1782, mariée, le 20 janvier 1800, à Joachim Murât, roi de Naples le 15 juillet 1808, morte à Florence, le 18 mai 1839 , sous le nom de comtesse de Lipona.
Les enfants de Caroline Bonaparte et de Joachim Murat, sont :
1** Napoléon-Achille Murât , né en 1801 , marié à une
Américaine, dont il n'a pas eu d'enfants. Il s'était retiré
aux États-Unis , mais il réside actuellement en France.
2^ Napoléon-Lucien-Charles Murât, né le 6 mars 1803,
marié à une Américaine, dont il a plusieurs enfants;
3^ LsBtitia-Josèphe , née le 16 avril 1802 , mariée aiv comte romain Pepoli ;
4* Louise-Julie-Carolino, née le 22 mars 1805 , mariée au comte Kasponi.
1^ roi Jciachim Murât avait un frère, qui fut père de M. Gaétan Murât , membre de la chambi*e des députés , dont le fils Joachim Murât est légataire universel de la comtesse de Lipana.
Une autre nièce du roi Joachim , Antoinette Murât , a épousé le prince régnant de Hobenzollern-Sigmaringen.
Comme on le voit par le tableau qui précède, Joseph Bonaparte, Tainé des quatre frères de Tempereur n'a pas de postérité mâle; Lucien, le second, s*étant marié contre le gré de Napoléon, sa race fut exclue de la succession au trône impérial en 1804; Louis, le troisième, de son mariage avec la reine Hortense, n'a plus qu'un fils, le prince Louis.
[Revue historique de in noblesse.)
Naissance de Bonaparte.
Un voile mystérieux semble avoir été jeté sur le berceau de Napoléon, pour dérober au monde l'instant où naîtrait ce grand homme appelé à remuer Tunivers. Malgré la proximité des temps et l'apparente Éacilhé de se procurer des documents authentiques et des preuves irrécusables, la date précise de la naissance de Bonaparte est un des points les plus obscurs des annales contemporaines. I^s actes de l'état civil offrent eux-mêmes des incer-
titudes, des coutradictious, et il reste après la lecture assez de doutes |>our que la question paraisstî encore litigieuse.
L'extrait baptistaire que Napoléon produisit pour entrer à récole de Brienne porte qu'il était né le 15 août 1769 ; cette époque s'accorde avec les traditions et tous les papiers domestiques des Bonaparte ' , et c'est aussi le jour de TAssoiuption que l'Empereur reconnut ofliciellemeut pour Tanniversaire de sa naissance. Cependant quelques personnes prétendent que cette date est fausse et qu'il se rajeunit d'un ou deux ans pour paraître né français; |»aroe que la réunion de la Corse à la France ne fut prononcée qu'en juin 1769. Un fait semble d'abord permett]*e cette assertion; car selon l'usage presque général du pays. Napoléon fut seulement ondoyé à sa naissance et reçut le baptême deux ans après, au mois de juillet 1771. 11 eut donc été possible de dissimuler son ùge à cette der-
' On racoute que inadaïae Letlzia , ayant partagé les fatigues et les périls de son mari durant les guerres de rindépeiuiaiire c(»rsr , «c réfugia avec lui sur le sommet del monte Rotondo , après la déroute de Panée nooo, du 9 mai 1769. Elle touchait au terme de sa grossesse, et n'obtint qu'à force d'iastances des passe-ports pour se rendre à Ajacoio. Le joar de TAssomptiou elle se crut malgré ses souffrances, en état d'assister aux ofBces divins, mais à peine fut-elle arrivée à Téglise, qu'elle éprouva des douleurs et se hàla de regagner sa maison, oii elle accoucha de Napo léon quelques minutes après, sur on lit recouvert d*nn vieux tapis dont le doatio repréteotaitHii conbat. Cette maison, située me Saint-Cbarles, eti dévolue par béritafe à M. Napoléon Levic , qui sous prétexte de la restaurer n*a pas même respecté les appartements et le nit^bilier. Le |)riiice de Joinville, pendant »ou séjour récent à Ajacriu, visita In Hcmeiirr des l^unaparte il en a rapporté plusieurs laulcuiU e< autres fncubIc.H qu'on avait relégués dans 1rs combles.
nièn> épN|iie. Mais madame Letizia épousa Cliarics Buonaparte en 1767, et il est incontestable que Joseph leur (ils aîné, naquit au commencement de Tannée suivante 1768. En supposant qu'il y ait mensonge dans la déclaration faite au moment du baptême de NapoléoD, Ton ne pourrait faire remonter de plus de six à huit mois l'époque de sa naissance. Il est vrai que cet espace était suffisant pour motiver la supercherie, mais quel avantage réel pouvait-on en retirer? La réunion de la Corse à la France ne conférait-elle pas à tous les haUtants de Tile la qualité de Française! les privilèges qui s'y rattachent? Pourquoi supposer alors des précautions et des mensonges que rien ne rendait utiles?
Ce qu'il y a de plus extraordinaire, c'est qu'une circonstance bizarre est venu donner à ces assertions une apparence d'authenticité. Lorsque Napoléon épousa Joséphine Tascher, il produisit un acte de baptême du 5 février 1768, et cette pièce, qui devait rester annexée aux registres de l'état civil, en fui enlevée par ordre de Buonaparte devenu Empereur. Quel a été le motif d*une pareille mesure? L'extrait baptistaire était-il faux ou fid— sifié? Napoléon pour faire sa cour à Joséphine Tascher, a-t-il voulu se vieillir d'un an, et s'est-il servi de l'acte de naissance de son frère aîné ' ?
Nous ne saurions tranclier k question. JEln l'absence de la pièce qu'il eût été si curieux de comparer avec l'acte de baptême produit à Brienne» il serait naturel d'avoir recours aux souvenirs des témoins qui assistèrent à la
' Joséphine substitua , dit-oii , de son côic . Parte de iiaissaiire cl*uii« cUr SCM so>ur^ plus jeune qu'elle dv quatre ans.
cérémonie du mariage. Mais Calmelet est mort ie dernier des quatre^ il y a déjà plus d'un an. 11 prétendait, dit-on, que Napoléon étant pressé de partir pour Tarmée d'Italie et ne pouvant faire venir assez tôt ses papiers, à cause de la difficulté des communications avec la Corse, on présenta Tacte de baptême de Joseph que quelques biographes font naître précisément le 5 février 1768. il racontait en outre que Napoléon se fit attendre à la municipalité jusqu'à dix heures du soir, et que le maire, n'ayant pu vaincre son sommeil qui l'accablait, s'était enfin endormi. Peut-être doit-on attribuer à cet assoupissement les nombreuses irrégularités qu'offre la rédaction de l'acte de mariage, dans lequel la qualité de veuve de Beauhamais n'a pas été donnée une seule fois à la future Impératrice. Le voici textuellement. Extrait du registre des actes de mariages de l'état civil
du deuxième arrondissement, pour l'an IV.
Du dix-neuvième jour du mois de ventôse de l'an IV de la République.
Acte de mariage de Napolione Bonaparte, général en chef de Farmée de l'intérieur, âgé de vingt*buit ans, né à Ajaccio, département de la Corse, domicilié à Paris, rue d'Antin ; fils de Charles Bonaparte et de Letizia Ramolini. Et de Marie-Joseph-Rose Tascher, âgée de vingthuit ans, née à l'île Martinique, dans les tles du Vent ; domiciliée à Paris, rue Chantereine ; fille de Joseph Gaspard de Tascher, capitaine des dragons et de Rose Claire Desvergers de Lanois, son épouse.
Moi, Charles François I^clercq, officier public de l'état civil du deuxième arrondissement du canton do Paris,
après avoir fait lecture, présence des parties et léiiioins : !• De l'acte de naissance de MapoUone Buonaparte, qui cx>nstate qu'il est né le 5 février mil sept cent soixante huit, de légitime mariage de Charles Bonaparte et de Letizia Ramoiini; 2*' L'acte de naissance de Marie-Joseph Rose de Tascher, qui constate qu'elle est née le vingt-trois juin mil sept cent soixante-sept, de légitime mariage de Joseph-Gaspard de Tascher et de Rose-Claire Desvergers de Sanois ; vu l'extrait de décès d'Alexandre-François* Marie Beauharnais, qui constat^.' qu'il est décédé le cinq thermidor an 11 ; marié à Marie-Joseph-Rose de Tascher, vu l'extrait des publications dudit mariage duement afliché le temps prescrit par la loi, sans opposition et après aussi que Napolione Bonaparte et Harie-Joseph-Rose de Tascher, ont eu déclaré à haute voix se prendre mutuellement pour époux, j'ai prononcé à haute voix que Mapolione Bonaparte et Marie-Joseph-Rose de Tascher sont unis en mariage , et ce , en présence des témoins majeurs (»j-après nommés, savoir : Paul Barras, membre du directoire exécutif, domicilié Palais du Luxembourg ; Jean Lemarois, aide-de-camp, capitaine, domicilié rue des Capucines; Jean Lambert Talien, membre du corps législatif, domicilié à Chaillot; Etienne-Jacques- Jérôme Calmelet, homme de loi, domicilié nie de la Plaiîe Vendôme, 207, qui tous ont signé avec les parties et moi après lecture.
Sigtiéau registre, Mapolione Bonaparte; M. J. R. Tallien ; P. Barras ; J. Lemarois jeune ; Calmelet et Leclen*q niairo.
[Hvviip hisforif/fte liv lo Noff/pssr,)
(!('Méal(>fcie tit's Beauharuais et des I^uchietiberg.
La maison de bîauluirnais , originaire d*UrIéaiis, seigneur de Miramion et de la Chaussée, marié par contrat du 20 janvier 1390 avec Marguerite de Uourges. C'est à lui que remonte la généalogie de cette maison, imprimée en 1764 dans VArnwriai général de France de d'Hosier. Klltï était alors représenté par deux frères : François et Claude. Ce dernier, chef d'escadre des armées navales , obtint du roi , par lettres patentes du mois de juin 1750, Térection de la cliâtellenie des Roches-Baritaud en comté. Sa femme , connue dans le monde littéraire sous le nom de comtesse Fanny Beauharnais, est morte en 1813 à Fâge de soixante-quinze ans. Leur (ils, Claude 11 comte des Roches-Baritaud créé pair de France par Louis XVUI, le 4 juin 1814]. mourut en 1819. Il avait épousé la fille du marquis deHarnezia-Lezay, député de la noblesse aux états-généraux , dont il ne laissa qu'une fille , dernier rejeton de la troisième branche de sa maison, aujouixl'hui grande duchesse douairière de Bade.
François de Beauharnais, frère aine de Claude 1*% obtint du roi , au mois de juillet 1756 , des lettres patentes dûment enregistrées, portant érection en marquisat de la chàtellenie de la Ferté-Aurain , sous le nom de la Ferté- Beauharnais. 11 était alors chef d'escadre des armées navales et gouverneur des ilesde hi <inadeloii|>e, Marie-Ca-
lande, etc. Il eut deux fils : François, marquis de Beauharnais, l'aîné , député aux état^énéraux en 1789, ambassadeur de France en Italie et en Espagne sous l'Empire , lieutenant-général sous la Restauration , n'a laissé que deux filles : 1"" Emilie-Louise de Beauharnais mariée en 1802 au comte de la Valette, dont elle sauva la vie en se substituant à lui dans la prison la veille du jour où il devait être exécuté ; 2° Hortense-Louise-Françoise marquise de Beauharnais , dame chanoinesse du chapitre royal de Munich en 1812.
Alexandre , vicomte de Beauharnais , frère putné du marquis, fut député de la noblesse de Blois aux états-généraux de 1789, et devint victime du tribunal révolutionnaire le 23 juillet 1794* 11 avait épousé Marie-Rose-^/o«^phine Tascher de la Pagerie, née à la Martinique le 24 juin 1763, remariée, le 8 mars 1796 à Napoléon Bonaparte , depuis Empereur des Français , et morte à la Malmaison, le 29 mai 1814. De ce mariage, il laissait deux enfants : V Eugène-Rose de Beauharnais, né en 1780; 2^ Hortense de Beauharnais, née le 10 avril 1783, mariée le 3 janvier 1802 avec Louis Bonaparte, depuis roi de Hollande. Elle prit en 1815 le titre de duchesse de Saint-Leu , et mourut le 3 octobre 1837 , en Suisse où elle s'était retirée.
Eugène-Rose de Beauharnais, fils adoptif de Napoléon Bonaparte , vice-roi d'Italie , prince de Venise et grandduc héréditaire de Francfort, se retira, par suite des malheurs qui signalèrent les dernières années du règne de Napoléon, dans les cfats de son beau-père, le roi Maximilien de Bavière.
En 1817, le i*oi conféra à son gendre , avec le titre de ducdelieuchtenberg et prince d'Eiclistaedt, celui d'altesse royale , déclara sa maison la première maison princière de la monarchie bavaroise , et lui assigna le rang immédiatement après les princes de la famille royale. En même temps, il céda au prince la principauté d'Eichstaedt moyennant une somme de cinq millions de francs. Cette acquisition était le résultat d'un engagement qu'avaient pris les souverains coalisés par le traité du 11 avril 1814, de former au pritice un établissement aussitôt que les circonstances le permettraient.
Le prince conserva ses dotations en Italie, ainsi que ses propriétés particulières en France et en Amérique.
L'acte royal qui a rx)nféré au feu prince Eugène les titres de duc de Leuchtenberg et de prince d'Eichstaedt , statue que tous les honneurs, droits et privilèges àtta* chés à ces deux titres appartiendront à perpétuité à sa maison, il statue en même temps que le titre d'altesse serénissime sera porté par tous ses descendants, que le titre de duc le sera seulement par le fds aîné dans l'ordre de primogéniture , et que les autres enfants porteront les titres de princes et de princesses de Leuchtenberg et d'Eichstaedt. Par un autre acte royal , en date de 1818 , le duc de Leuchtenberg et ses descendants , par ordre de primogéniture , sont déclarés premiers pairs héréditaires de la couronne de Bavière. Le prince Eugène mourut à Munich le 24 septembre 1824. Depuis sa majorité, son fds , le duc Auguste , a rétrocédé à la couronne de Bavière la juridiction et les droits seigneuriaux fonciers de la principauté d'Eichstaedt , et en réservant tous les
autres droits et toiites les autrtîs prérogatives aceA)rdés à sa maison. II épousa, le 1" décembre 1834, par procuration , et !e 27 janvier 1835 , en personne , la reine de Portugal, dona Maria, et prit le titre de prince de Portugal ainsi que la dignité de pair et de général en chef des forces du royaume ; il mourut le 28 mars 1835.
Leucbteiibetg.
Maximilien - Josepli - Ëugène-Auguste-Napoléon , duc de Leuchtenberg et prince d'Ëicbstaedt , né le 2 octobre 1817 , succède à son frère le duc Auguste , le 28 mars 1835 , sous tutelle maternelle ; major-général au service de Russie, chef du régiment des hussards de Lhiew, colonel-propriétaire du 6« régiment des chevau-légers de la Bavière, a reçu, depuis son mariage, le titre d'altesse impériale ; marié le 14 juillet 1839 à Marie-Nicolaiewna, grande duchesse, princesse de I^uciitenberg et princesse d*Eichstaedt.
De ce mariage :
A/^xarw/ro-Maximilianwna , grande duchesse, princesse de Leuchtenberg, née le 9 avril 1840; par un ukase l'Empereur de Uussie lui a donné le titre d'altesse impériale.
Marie-Maximilianoflia, grande duchesse, princesse de Leuchtenl)erg, née le 6 octobre 1841 , titrée altesse impériale.
MMRiirs Hii Dur.
7o5r/>//i«t'-Maxiinilienn(!-Eiig«'înie, née le 1 imars 1807, mariée, le 19 juin 1823, à Oscar, prince royal de Suède.
^?/^f''/M>-Nai>oléon, né(» le 23 décembre 1808, mariée, \v. 22 mai 1826, à Frédéric, prince n'^gnant (rilolienzollernllecliingcn.
Amélie, néele31 juillet 1812, mariée à don Pedro, Km- |M^reur (hi Brésil, veuve depuis le 24 s*'ptembre 1834-
Théodelinde-Louis-Eug(Miie-jNapoléone , née le 1 3 avril 1814f mariée, le 8 février 1841, à iiuillaume, comte de Wurtemberg.
Bolle-suînr.
Doua Maria 11 da Gloria, reine de Portugal, mariée, le 20 janvier 1835, aii duc de Leuclitenberg, veuve le 28 mars 1835.
Mèn-.
Auguste -Amélie, duchesse douairière, née le 21 juin 1788, fdiede feu Maximilien-Joseph, roi <le Bavière, mariée, le 13ianvier 1 80(>, au prince Kugène, vcuv<» l«» 21 février 1824.
Kocbe»-BariUud .
Cette branche s'est éteinte dans les mâles le 10 janvier 1819, dans la personne de Claude , comte de Beauharnais, pair de France.
Fille do dernier comte.
6Vé^/?A/ï/ii>-Lo!iise- Adrien ne , grande duchesse douairière de Bade , net» 2H août 1789, mariée 8 avril 1806, veuve du grand duc Charles-Louis-Frédéric depuis le 8 décembre 1808. Résidence : Manheim.
Armes. — D'argent à la fasce de sable , surmontée de
trois merlettes de même.
Devise. — Autre ne sers,
( Annuaire de la Gloire et de la Noblesse de France , par M. Borel d'Hauterive. )
Tasrher.
Tasclier (de), ancienne famille noble, originaire de Chftteauneuf en Chimerais, confirinc'^ clans sa noblesse par ordonnance de M. Boucher d'Orças, conseiller d'état, commissaire pour le règlement des tailles en la généralité d'Orléans, en faveur d'Isaac de Tascher et par un autre arrêt de maintenir pour François de Tascher ^ rendu à Orléans, le 30 juillet 1667, par H. de Machault, conseiller d'état nonmié pour la vérification de la noblesse; et par une antre ordonnance du 12 mars 1667, de Bernard Hector de Marie, chevalier seigneur de Versigny, commissaire envoyé pour la recherche de la noblesse dans hi généralité d'Alençon sur la présentation des titi^es qui en fut faite par Béné de Tascher^ sieur de Harcilly de la pa* roisse de Cetton, élection de Mortagne : par Françots de Tascher^ sieur de Vauçay, paroisse de la Perrière ; p;ir Samuel f seigneur de Beaulieu, paroisse de Belléme ; par Ij)uiSf seigneur de Boisguillaume, de la paroisse de Ghâteauneuf ; et par Jacques de Tascher, sieur de Lormarin, paroisse de Moussonviliier, tous frères et proches parents et sortant de la même tige. Ce qui est aussi confirmé par un certificat de H. de Clairambault, généalogiste de Tordre du roi, du 4 août 1700, chargé de la vérification des titres, en vertu des arrêts du conseil d'état, des années 1083 et 1699.
No!i8 ajouterons encore à ces preuves, les recherches
déjà faites par Pierre'd'Hozier de la Garde, chevalier de Tordre du roi et gentilhomme ordinaire de sa chambre, qui examina tous les titres et contrats de la famille de Tascher, pour entrer dans TOrdre de Malte et qui donna son certificat le 10 janvier 1631, comme elle était en possession de la noblesse, et de si longtemps qu'il n'était mémoire du contraire, et qu'un des siens était en drcHtde faire ses preuves pour son entrée dans ledit ordre.
Cette famille noble de Tascher remonte à Guillaume de Tascher^ vivant en 1406, qualifié écuyer dans une quittance qu'il donna au sujet de Villette*les-Bois et de Fontaine. En 14^5 il rendit aveu pour sa terre des Breméant et aussi un autre aveu en 1462, pour celle de Romchais, que Jeanne de Chaumont, son épouse lui porta .en mariage et de laquelle il eut : 1^ Imbert qui fut auteur de la première branche. 2^ Et PieiTe de Tascher auteur de la seconde branche, rapporté après la pbstérité de son aîné, et de plusieurs autres qui ne nous sont pas ôon*^ nues.
Freiaièrp braache.
Imbert de Tascher, Hls aîné de Guillaume et de Jeanne de Chaumont, écuyer, seigneur de Roriiphaiset de Bré«méant, épouse Marie Dubois dont vinrent : 1** Jean, qui suit. S"* Autre Jean dit le jeune. 3"" César. 4^ Roberfe de Tascher, mariée à Etienne de Baune.
Jean de Tn$rhf>^\ écuyer seigneur de Rompbais et de
MaJassise, épou84) demoiselle Jeanne de Megardon dont il eut : — 1° C/tariea qui suit; — 2' (imllmme: — et 3" Claude de Tmchei\
Chmiesde Taseker, écuyer, seigneur de Malassise, se maria avec Isabelle Desioger dont il eut : — 1" Vincent , se^neur de Malassise , dont on ignore la postérité ; — 2* Vincent qui suit ; — et 3" Baptiste de Tnscher.
Vincent de Taschei\ écuyer, seigneur de la Pagerie, épousa Louise de Racine , dont il eut : — V* haac , qui suit ; — et 2*" Marin de Tnscher , tué à la bataille (te Sainte-Quentin en 1657.
haac de Ttuscher^ écuyer , seigneur de la Pagerie se maria avec demoiselle Louise de Phéline , dont *\\ n'eut que Pien*e de Tascher qui suit.
Pierre de Tascher , écuyer , seigneur de la Pagerie se maria avec damoiselle Jeanne de- Ronsard. 11 en eut : 1* Françoiê qui suit ; 2* Jean; et 3° Jacques de Tascher, Les deux derniers morts au service, T un à Turin, Tautre àBergues.
Frof^çois de Taschçr, écuyer, seigneur de la Pagerie, commandant en 1674 la noblesse du baiilagede Blois et d'Étampes , se maria avec demoiselle Petranelle Amaude^ dont il eut Gaspwxi de Tascher,
Gaspard de Tascher, chevalier, seigneur de la Pagerie, épouse: 1^ demoiselle Edmée-Henriette-Hadeleine du Plessis-Savomiière ; et 2^ demoiselle Anne-Marguerite Bodin de Boisrenard.
Du premier lit vinrent :
— 1* Gaspard Joseph, qui suit : — 2" Agathe.
Et du second lit :
— - 3"" Marie-Stanislas de Tascher de la Pagerie, abbé et vicomte d'Abbeville , et plusieurs filles dont deux ont été reçues à Saint-Cyr, sur leurs preuves de noblesse.
Gaspard^oseph de Tascher, chevalier, seigneur de la Pagerie, passa à ta Martinique, s'y maria en 1734 avec Marie-Françoise Boureau de la Chevalerie, dont il a en : — 1* Joseph-Gaspard qui suit ; — 2* Robert^Mar guérite^ rapporté après la postérité de son aîné; — 3** Marie-Ep/iémie-'Desirée de Tascher, mariée en 1759 à Alexis-Micbel-* Auguste de Renaudin , chevalier , major des milices de Saint-Louis, d'une famille ancienne et militaire, ayant eu sous Louis XIII un lieutenant-général des armées ; 4^Marie-Pati/f , mariée, en 1759, à Louis^ulien Lejeune-Dagué , ancien mousquetaire et chevalier de Saint-4x>ui8 ; et 5* Marie-Françoise-Rose de Tascher.
Joseph-Gaspard de Tascher, chevalier, seigneur de la Pagerie, page de Madame la Dauphine en 1752, capitaine de dragons, chevalier de Saint-il[jOuis, a épousé à la Martinique, le 8 novembre 1761, demoiselle Rose-Claire de Vergée de Sanois, dont il n'a eu que deux filles , savoir : 1"" Marie-Rose-Joséphine Tascher de la Pagerie, née le 24 juin 1763 , mariée 1", le 13 décembre 1779, avec Alexandre-François-Marie, vicomte de Beauharnais alors capitaine au régiment de Saxe , depuis général en chef de Tarmée du Rhin , et ministre de la guerre en 1793, condamné à mort par le tribunal révolutionnaire le 23 juillet 1794 ; 2" mariée en 8ecx)ndes noces, le8 mars 1796, avec Napoléon Bonaparte,
Elle fut couronnée Impératrice en 1804 , séparée en 1810 , et mourut h la Malmaison le 29 mai 1814.
De son premier mari , elle a laissé Eugène de Beauhanuds , prince , duc de I^uchtemberg et d'Eichsiaedt , mon à Munich , le 20 février, père de plusieurs enfants. ( Voir la généalogie des Beauharnais Leuchtemberg. )
El Hortense-Eugénie , née à Paris le 10 avril 1783, mariée, le 3 février 1802, à Louis*Napoléon , roi de Hol* lande, morte le 5 octobre 1837 à Arenberg , canton de Thurgorie. ( Voir la famille Napoléon Bonaparte. )
2* La seconde fille de Joseph- Gaspard de Tascher, soeur de Tlmpératrice, fut Marie-Françoise de Tascher de la Pagerie , née le 3 septembre 1766 , morte sans alliance.
Robert-Marguerite , baron de Tascher, second fils de Gaspard-Joseph et de Marie-Françoise Boureau de la Chevalerie , (ut page de madame la Dauphine en 1754, * lieutenant des vaisseaux du roi, chevalier de Saint-Louis, lieutenant des maréchaux de France à Brest, commandant des ports et rades de la Martinique ; il mourut en 1806 , et fut enterré dans une chapelle de Téglise de Rueil, où Joséphine lui érigea un monument de marbre blanc. ( Voir le chapitre Église. ) Du mariage qu'il contracta à la Martinique en 1770 avec demoiselle Leroux de la Chapelle sont sortis :
1* Robert-Gaspard de Tascher de la Pagerie , né le 7 février 1773.
2* Louis-Robert, né le 28 octobre 1776.
3* Aimé-Calixte, né le 13 mars 1778.
4'' Charles-Robert-Anne-Rose , baron de Tascher, né le 24 avril 1780.
5* Marie-Louisr-Marguerite, née le 24 mai 1771.
6* Stéphaoie de Taseber de la Pagerie, élevée au rang de princesse, et mariée, le 1*' février 1808, avec Pf€6per* Louis, prince, duc d' Aremberg. Ce mariage a été annulé par jugement du tribunal civil du département de la Seine , le 29 août 1816 ; par sentence de Toflicialité de Paris, le â7 mars 1817 ; enfin par bulle du pape Pie Vil, le 21 août 1818.
Du mariage de Charles-Robert- Anne-Rose , baron de Tascher de la Pagerie , lieutenant-colouel , ancien chef d'escadron des grenadiers de la Garde , avec Céline Soudan de Rivecourt, le 11 juillet 1807, sont nés :
1** Jean-IIenri, né le 8 octobre 1809.
2*" Jean-Baptiste-Kugène , né le 11 décembre 1810.
S"" Marie-Louise-Aniélie, dame d'honneur du chapitre de Sainte-Anne de Munich, née le 10 février 1813, mariée, à Paris, le 11 février 1839, à George de BariUon.
i*" Joséphine-StéphaniivCaroline, née le 7 avril 1813, morte le 5 février 1824.
5* (Charles-Marie, né le 14 février 1817, sous-lieutenant au 7"' des ciiii*assiers.
6" Louis^Sainte-Rose-Léonce , né le 20 mai 1819.
T Marie-Joséphine-Clémence, née le 12 sept. 1821.
8*" Joseph-Robert-Éinile, sous-lieutenant au régiinenl de marine , né 12 cK-tobre 1823.
9* Léon-Félicilé Théohald, né le 25 décembre 1835.
\(f Uuis-Marie-Robert-Jnles, né le 29 juillet 1829. Du mariage de :
l/)uis-Robert, œmle de Tascher de la Pagerie, général au service de Bavière , avec la princ^^sse de la l^eyen , en 1810, sont nés :
I* Eugène, né en 1813, mort sans alliance.
2" Charles, né le 13 août 1811, chambellan du roi de Bavière.
S' Stéphanie et Hortense , tœur8 jumelles , nées le 26 janvier 1814.
4" Anna, née le 31 janvier 1816.
o"* Sophie, née le 3 mars 1821.
Secundo braucfae.
Pierre de Tascher, second iils de Guillaume et de Suzanne de Ghaumont, épouse demoiselle Robine Courlalen, dont vient :
Esprit de Tascher, écuyer, seigneur de la Hallière , se maiîe avec demoiselle Rencé de Manceau , d'où sont sortis :
1*^ Gillet , chef d'une branche en Guienne , et d'où sort N. de Tascher, lieutenant au régiment de Flandre , en 1784.
2*^ Et Jacques de Tascher.
Jacques de Tascher, écuyer, sieur de Beaulieu , qui se maria avec demoiselle Charlotte de la Bretonnière dont : Samuel de Tascher^ qui suit ;
Samuel de Tascher , premier du nom , lequel embrassa la religion prétendue réformée et se maria, en 1609, avec demoiselle Charlotte-Marie Pomet , dont est sorti : Satnttel de Taseket\ qui suit :
Sfinnioldr Tascher, deuxième du nom, écuyer, sieur de
— MO — Beaiiilieu, qui se maria avec demoiselle Marie de Cbartier, doDt naquit Samuel de Tasefaer qui suil :
Samuel de Tascher^ troisième du nom, seigneur de Pomûtay , se convertit à la religion catholique , marié avec demoiselle Suzanne de Cosne, dont : — 1** Pierre-Loms qui suit; — 2^ Autre Lotiù -Pierre ^ cuié d' Avézé , au diocèse du Mans; — Et 3* Alexandre de Tascher, mort rlievalier de Saint'I.<ouis.
Pierre- Ijouîs de Tascher^ seigneur de Pouvray et de la Salle, épousa , en 1714, demoiselle Brigitte le Breton , dont sont nés : — 1" Pierre^ Alexandre qui suit ; — 2** Louiê-Samuelj né en 1724, prêtre, prieur de Gaubuge, docteur en Sorbonne, aumônier de S. A. S. mmiseigneur le duc de Penthièvre, mort en 1782 ; — 3* Alexis-François, né en 1728, ancien capitaine au corps royal d^artillerie, che\'alier de Saint-Louis, en 1763, et lieutenant de MM. les maréchaux de France à Belléme ; — Et 4* Suzanne de Tascher, qui vit sans alliance ( 1784 )•
Pierre -Alexandre de Tascher^ chevalier, seigneur de Pouvray et de la Salle , lieutenant de MM. les maréchaux de France à Chartres et ensuite à Belléme, mort en 1767 ; il avait épousé : 1"*, en 1741, demoiselle Louise Recoquillé, 2", en 1752, Phihbert de Turin.
Du premier lit sont issus :
f*Pierre4ean-Alexandre qui suit; 2^ Charles François, dont nous nous parlons après la postérité de son aine.
Et du second lit :
Louis-François-Philibert , né en 1754, élevé à Técole ' royale militaire, et lieutenant au régiment de Saintonge, infanteri<\
Ki Piiilibert-Loais Alei^andre de Tascher, né eti 1762. De Tofcher ( PierreJean-Alexandre-Louis ) , né en 1745, entra au service en 1758, et combattit en 1759 à la bataille de Berghen , gagnée, le 13 avril , sur le duc de Brunswick. Il quitta le service en 1785 avec le grade de premier capitaine au régiment de Penthièvre, Dragons, et la croix de Tordre de Saint-Louis. En 1793 , il se mit à la tète d'un corps de volontaires à cheval de la ville d'Orléans, pour contenir les agitateurs venus de la capitale dans le but d'exercer une criminelle influence sur la haute cour-nationale. Il devint sénateur le 22 octobre 1804,oomte de TEmpire et officier de la Légion-d'honneur. Ije 15 décembre 1809, il présida le collège électoral de Ja Dord(^ne , fut créé pair de France, le 4 juin 1814 • et ne siégea point dans la chambre des Cent- Jours. Le comte de Tascher est décédé en son château de Prouvay le 3 septembre 1822; il avait épousé, en 1777, Catherine- Flore Bigot : de ce mariage sont issus entre autres enfants :
1* Pierre-François Léon de Tascher^ né en 1778 , mort en bas âge.
2* Jean-Samuel-Ferdinand, comte de Tascher ^ pair de France, né à Orléans le 29 décembre 1779.
3"* Henri* , comte de Tascher, qui entra au ser-
' Monsieur Henry de Tascher refusa, par amour pour mademoiselle Clary, toutes les belles alliances que Napoléon voulut lui faire contracter. 11 eut de son mariage avec mademoiselle Clary, une seule fille : Joséphine Tascher de la Pagerie née en 1816 mariée le 1 1 mars IS.'iS à Alexandre Baron de Monlbrun. Marcel Clary, sa mère, |>eutétre proposée comme un modèle de Hdélitc et d*amour conjugal. Veu\e à ^ingt ans , elle ne voulut jamais se remarier , et dédaigna tous les avantages quVllc |)ouvait trouver à la cour de sa tante Ki reint do Suède.
vice le 11 avril i8(Kt, et fut attaché à rétat-major général de Tarmée ; il devint chef de bataillon le 12 février 1807; passé à Tannée d'Espagne, il se distingua dans le mois de novembre 1806 « à la bataille d'Espinosa et au combat de Saint- Vincent. Le roi Joseph le nomma son aide-de»
camp avec le grade de colonel; il fut promu à celui de général de brigade le 17 février, et créé chevalier de Tordre de Saint-Louis.
^ Deux autres fils de Pierre-Jean-Alexandre ont péri dans la campagne de Moscou.
5*" N. de Tascher, né 1797, qui a servi dans les volontaires royaux en 1815,
& Uarie-Charlotte- Aline de Tascher , née à Orléans le 21 juillet 1782 , mariée le 23 décembre 1805, avec Anaclet Henri de Gardevac, marquis d^Havriucourt , officier supérieur , che- ^valier de Tordre royal et militaire de Saint-Lotûs et de la Légion-d'Honneur , ^ gentilhomme honoraire de la chambre de Charles X.
Pierre - Alexandre de Tascher, chevalier seigneur de Pouvray et de la Salle , lieutenant des maréchaux de France à Chartres, puis à à Belléme, décédé en 1767, avait épousé 1" en 1741 , Louise Recoquillé ; 2^ en 1752 , Philiberte de Turin.
Du premier lit sont provenus :
!• Pierre-Jean-Alexandre , comte de Tasclior, pair de France , dont on a parlé plus haut.
2" Charles-François , dont Tailirle suit :
3" Philibert-Louis-Alexandre, chevalier de
Tascher, député au corps législatif.
En 1810, il a épousé mademoiselle Bailly de Mon-
taruy, dont il a eu Charles- Alexandre- Amédée de Tas-
cher, auditeur au Conseil d'Etat, le 12 février 1809,
nommé maire de la ville du Hans en 1812.
La (amiUe des Tasdier est anoeiine et bien alliée. GaiHaame de Tascher, écuyer» seigneur de Rhomphais et de Brémèant vivant en 1406 et 14â6, est le premier depuis leqndla filiation est littéralement suivie. Au delà, sou ancienneté se prouve par une série d'actes et de discussions insérés dans les cartniaives de le Tage de Saint-Mesmin et de Saint Enverte à Orléans, dont le pins ancien est une charte da Roi Louis le Jeune, datée de Chateaaneaf sorLonne, en l'année 1 166 : charte par laquelle le monarque accorde à Nicolas Taacher la permission d'établir sur les murs d'Orléans telle construction qu'il jugera lui être nécessaire. Cette famille a été maintenue dans sa noblesse par ordonnances de Messieurs de Marie et Madiault dans les généralités d'Alençon et d'Orléans des 12 mars et 30 juillet 1067, et a fait ses preuves devant Glairambant , généalogiste des ordres du roi» le 4 août 1760.