TRAITEMENT
Le traitement des ruptures associées de la rate et du rein gauche ne peut être que chirurgical.
Mais le blessé, ayant toujours subi un traumatisme très violent, est le plus souvent shoké, et avant d’entreprendre l'intervention, il peut être utile de combattre le shock. +
| ca Traitement du Shock
Parfois le shock est très passager et s’atténue rapidement spontanément ; même dans ce cas, il n’est pas inutile de donner un peu de sérum physiologique et hypertonique et des tonicardiaques. Plus souvent, le shock est plus marqué et est justiciable de sérum de préférence intra-veineux (500 grammes environ) et de toni-. cardiaques. On tâchera aussi de réchauffer le blessé, qui a le plus souvent les extrémités froides.
= Lorsque le shock est très intense et se prolonge, pe continuant insensiblement avec les symptômes d’anémie aiguë, survenant très précocement, il convient de ne pas attendre, et d'opérer le plus vite possible ; on profitera cependant des délais inévitables pour installer le malade à Ja salle d'opération et commencer l’anesthésie, pour
se
faire du sérum intra-veineux. D’une manière générale, il n’est pas recommandé de faire une transfusion sanguine avant l'opération, car la source de l’hémorragie n’est pas tarie ; on réservera plutôt cette précieuse méthode pour la fin de l’opération, où l’on pourra sans inconvénient donner 300 à 400 cc. de sang et même plus, sans avoir à craindre une réprise de l’hémorragie. .
On ajouteræ encore quelques tonicardiaques, et on pourra, éventuellement, essayer des extraits endocriniens comme la cortine, dont l'effet peut être favorable sur le shock. PE
Mais, sans sousestimer l’importance du traitement préopératoire du shock, il ne faut en aucun cas que l’opération soit retardée, une fois l'indication posée, sous prétexte de compléter ou d’intensifier le traitement médical préopératoire.
Le choix de l’anesthésie
La seule anesthésie qui nous paraisse devoir être retenue, est l’anesthésie générale à l’éther. Sans compter que, bien menée, elle est certainement la moins dangereuse dans ces cas, elle a une incontestable action antishock, et tous les chirurgiens reconnaissent son effet. favorable, dans tous les cas où l’on est amené à intervenir sur des sujets fortement anémiés.
Aucune autre variété d’anesthésie locale, régionale, rachidienne, ou générale autre que celle à l’éther ne nous paraît susceptible d’être employée utilement dans ces cas.
Le choix de l’incision
Il dépendra essentiellement du diagnostic posé, — soit qu’on intervienne sans diagnostic précis pour hémorragie abdominale, . , à .
ÿ — Soit qu’on suspecte une rupture associée,
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— soit qu’on soit intervenu sur un des organes et qu’au cours de l’intervention, on se rende compte que l’autre est également atteint.