INSTRUCTIONS A M. DE CHATEAUNEUF
gloise qui louchera à Helvœlsluys* pour prendre en môme temps le baron de Goertz^ si les États-Généraux y consentent, ou que, s'ils en font quelque difficulté, ils seront priés de fréter un bâtiment pour le transporter au même lieu aux dépens du roi de la Grand e-Bretagne .
Il y a lieu de croire que la République, voulant ménager les dispositions favorables que le roi de Suède a fait paroltre à son égard, se chargera elle-même de lui renvoyer son ministre, et qu'il ne sera pas traité comme prisonnier en cette occasion. Vous pouvez même faire cette insinuation à ceux dont vous connoissez les bonnes intentions ; mais il ne faut pas qu'il paroisse que vous témoigniez aucun empressement de faire prendre à la République des résolutions cwitraires à ce que le roi d'Angleterre pourroit exiger d'elle en cette occasion, et c'est à elle à faire les réflexions qui conviennent à ses intérêts dans une donjoncture où elle peut, par quelques égards employés à propos, achever d'effacer le ressentiment que le roi de Suède pourroit conserver de ce qui s'est passé en Hollande à l'égard de l'un de ses ministres.
i. Helvoetsluis, port hollandais, sur la côte sud de Tile Voorne, à 28 kilomètres sud-ouest de Rotterdam.
2. Gœrtz avait étë également arrêté en Hollande sur les instances du roi George. — Geffroy, ibid., pp. 292 et suiv.