M. MAGNAN
CHARGÉ d'affaires
e 11 juin 1726, le duc de Bourbon était destitué et exilé par Louis XV. Celui-ci lui donnait pour successeur le cardinal de Fleury, dont Boris Kourakine écrivait avec joie à sa cour qu'il était « uniquement dévoué aux intérêts français et ne recevait pas de pension de TAngleterre ».
L'arrivée de Fleury aux affiiires rassura tout le monde. Il déclarait • à Kourakine que les Français n'attaqueraient pas l'Empereur les premiers. Bien que les Espagnols fussent entrés en campagne, il réussit, le 31 mai 1727, à assurer la paix européenne, en faisant signer les préliminaires de Paris. La Russie prit part au congrès de Soissons*, qui s'ouvrit le 14 juin 1728. Elle y fut représentée par le comle Alexandre Golovkine *, qui précédemment avait été désigné pour les fonctions d'ambassadeur à Paris (1723). Ce congrès aboutit à la pacification générale.
Pendant cette période furent accrédités en France, de la part de la Russie : le prince Alexandre Kourakine*, par lettre de Pierre II*, du
1. La correspondance de M. Magnan comprend les tomes XX à XXYIl de A.E. Russie. — Celle des années 1726 et 1727 a été publiée, en partie, dans le t. LXIV de la Soc. imp. dliist. de Russie. — Fragments dans la Cour de Russie il y a cent ans.