‹ RussieChapitre 2 sur 36 · ORIGINES DE LA DIPLOMATIE RUSSE · texte numérisé non relu

ORIGINES DE LA DIPLOMATIE RUSSE

Dès que la Russie moscovite.lo, Russie divan le Grand (1462-1505), de VassiU Ivanovitch (1505-1533) et divan le Terrible (1533-1584), se fut constituée en État, elle eut des relations extérieures et, par conséquent, une diplomatie.

Le mariage d'Ivan le Grand avec Sophie Paléologue (1 472), qui donna pour armoiries au tsarat de Moscou Taigle à deux têtes de Byzance, accrut encore Tinfluence de la civilisation hellénique sur la Russie, déjà grecque par la religion. Avec la fille des Paléologues, les émigrés grecs affluèrent à Moscou, et les mêmes causes qui avaient produit la Renaissance italienne produisirent une sorte de renaissance russe. De Tempire de Constantinople, détruit par Tinvasion ottomane, arrivaient en MoscoAie des lettrés, conmie Démétrios Ralo, Démétrios Trakhaniote, Théodore Lascaris ; ils apportaient avec eux des manuscrits grecs qui formèrent le premier fonds de la bibliothèque actuelle des Patriarches de Moscou. Il venait aussi des artistes, des ingénieurs, des diplomates; et la Russie, en même temps qu'elle

BECCEIL DES INSTRDGT. DIPLOMAT. VIII. — 1

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X^ KKLATIOXS OK LA FKA^iCE ET DE LA RUSSIE.

Hofi liii^lru^Uou* ne iioub a pas été conservée : on peot s'en faire iiUH itUu* imv Utn Nfiif^^ignemenU et les documents qui suivent.

hiH Polofiaîtf avaient été inquiets de cette mission. Us avaient dit h (Aiiivuiwyu qni négociait chez eux « qu*il ne venoit que pour leur intuimtr la paix an apparence, et non en vérité : pour preuve de quoi lin ainliHHNaiieiir du Roi étoit parti de France aussitôt que lui pour iillur«xritnr Iiîm Moncoviten k leur recommencer la guerre». Chamacé liMir rt^ponduit :

(jiiant U ranibaHHAdf^ i\o Mo&covio, ils n'en pouvoient raisonnablement t'iiln^r (<ii jalotiHii*, h« Hoi n'ayant nulle intelligence avec ce prince-là pour lu pfMiv«»lr roiivicr, (juand il Tertt désira, k rompre une trêve solennellemen* failli Hvm' (MU ; «t t\\u^ \f^ Hujtît (I<* l'envoi du dit ambassadeur, qui étoit le sieur hiuliayt^ii MM qut* Ioh marchands avoiont, depuis cinq ou six ans, proposé iluHJiMii'H t'niit uim rompa^nio vn Moscovie... Les réponses de Chamacé our HoiiiJiliNronl raiMonnablos, comme elles étoient ^

Uno loltro du prince Dmitri PiHro\itch Posarkovi (lisez : Pojarski), voUSvimIi» (jçouvornour) do Pskof, adressée à l'envoyé français, le It *Ji Hoptombro 1639*, nous fournit quelques données :

A loi, \\\\\ OH ambassadeur du tn^s puissant monarque, Louis treixième do lloui'lMm, par la ^rAoo do Dieu Roy tn^s chrestien de France et deNavaviv, jo Tonvoio b^ salut. Tu m*as envovt^ Estienne, ton serviteur, avec tes b^Uros, par b^squoUos j'ai vu que tu es envoyé de la pari du très puissant UoY liH^ii obivstieu vei^ rKm|H»r«nr, |Ktur traiter de plusieurs affaires très im|HM tantes îi ta liussîeet à la France, et que tu es arrivé à la ville de Dorpt ^IKirpat^ en làvouie. Je te renvoyé eu ^;rande diligence ton serviteur Estienne, aflln ip^arrivant aupW^s de toi. tu s\*aohes que tu peux entrer quand

t. U u\* t;*»l iK*"* ov»wt\uulrt* Ia^ui* lV**hjiyv5 «vvx* 5\.»n jvère. ci-tiiuiie l'ooi fait qnekioes ^MHU c( u^^i:imiuoui \a ^i<hf*\tf'Aiiit MMtcv^'^/e.Oourmeuin le père arait fait, par ordre vlu Uv»^i. uu vv»>A^v ctt tVm» 5^ïiu\ *(ui lut viiblié en l<>ii. Il était goaTerocnr de M-,»»àiAV»;i'*; >iow US lo tut o^Alotm<tit. jvaus v»bii"uu la sarriTance de* la càararv p^isruoIl-,\ — Wùr xur cciio v(U\v>iù*ii Avknkl. Corrift/Mmitinte et p^pim €'Ètai dm tmr- .*.*<u* uV itv'W»^^ .v.viUv'Uoa des lKfK^%me%tf in^its , t. YI. p. 241, et t. VHL

.lt*<i» s. Ole.. t\irU. l^MUt. e\»mme AmbaK>jtaieu.r ea Ikutetuork et S(iie«ie de tOW à - V* .vn', a !K»*oi' s(,Ao le uv»;u de Tett^ovc ^«u KjLsste >\.'cn.c. d,jiL> I»» si.uiife$cn

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comme nous faisons, de commander que ledit marquis soit promptement mis en liberté, et qu'il lui soit permis d'aller où bon lui semblera.

Ses parents envoient exprès par delà ce gentilhomme*, lequel étant bien instruit des particularités de cette affaire, en pourra plus amplement informer Votre Magnipotence, si besoin est, et l'assurera qu'encore que notre demande soit bien juste, nous ne laisserons de recevoir à grand plaisir l'effet que nous en désirons, et que nous espérons de la justice de Votre Magnipotence et de son amitié envers nous.

Sur ce, nous prions Dieu qu'il vous ait, très haut, très excellent, très puissant et très magnanime prince, notre très cher et bon ami, en sa sainte garde.

Écrit k Fontainebleau le 3" jour de mars 1633.

Votre bon ami

Signe : Louis.

Et plus bas :

BoUTHaLIER.

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