‹ RussieChapitre 34 sur 36 · PAIX D'AIX-LA-CHAPELLE · texte numérisé non relu

PAIX D'AIX-LA-CHAPELLE

assez connue, comme les menées et excitations, préparées de longue main dans diverses cours, et même auprès de la Porte ottomane, paraissent, à cause de Tinfluence que des guerres injustes et impies ont acquise à la France dans le monde, obtenir un certain succès, nous n'avons pas trouvé de meilleur moyen, pour affaiblir cette funeste influence, que d'aider indirectement, mais efficacement, contre cet État nos fidèles et naturels alliés, afin, par ce moyen, de rétablir la paix si désirée en Europe... Comme, après le rétablissement de cette paix, il n'y a toujours pas de ministre français à notre cour, que le Roi envoie bien de nouveaux ambassadeurs aux autres cours, mais qu'on n'a même pas l'air de penser à nous, nous avons jugé bon de vous ordonner de quitter votre poste avec toutes les affaires de chancellerie qui en relèvent et, dans le plus bref délai possible, de vous retirer à la Haye, en donnant pour prétexte que vous avez obtenu de nous un congé pour arranger certaines affaires domestiques dans votre pays ^ »

Ainsi fut consommée, et cela même après la signature de la paix d'Aix-la-Chapelle, la rupture des relations diplomatiques entre les deux cours. C'est la dernière qui ait eu lieu entre la France de l'ancien régime et la Russie. Même sous Catherine II, au plus fort des affaires polonaises, turques et suédoises, les deux cours couservèrcDt toujours Tune auprès de l'autre un représentant.

!. SoLOViEF, Istoria Rossii, t. XXI, pp. 260 et suiv.

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